Pornographie : libération ou asservissement ?
décembre 7, 2007
Glané sur http://antiporno.canalblog.com/archives/2007/11/26/7021512.html
La plupart des dictionnaires définissent la pornographie comme la représentation complaisante de faits obscènes -qui choquent la pudeur- concept subjectif et variable selon les époques, les pays et les cultures. Ce qui était qualifié de pornographique au XVIII e siècle nous paraît aujourd’hui bien désuet : la vue d’un sein dénudé, d’une cheville…
La pornographie comporte à la fois une dimension provocante et mercantile. Il convient cependant de la distinguer de l’érotisme, lequel peut être également provoquant et poursuivre un objectif commercial mais il dépeint des expériences affectives et sexuelles entre partenaires s’y prêtant de leur plein gré et avec réciprocité dans le but recherché de décupler le plaisir sexuel par des jeux érotiques pour parvenir à la jouissance.
La pornographie n’exprime aucun affect. Les partenaires sexuels se scindent en deux catégories : les dominants -hommes- et les dominées -femmes ou enfants- utilisés comme des objets. La sexualité sert alors d’alibi pour créer ou renforcer une inégalité. Les femmes (ou les enfants dans le cas de pédopornographie) sont alors représentées dans des situations dégradantes, avilissantes, montrant qu’elles ne peuvent trouver du plaisir que dans la soumission et l’humiliation. La pornographie fait l’apologie de la violence envers les femmes, voire les enfants, où l’homme domine par son sexe triomphant.
Indépendamment de l’aspect commercial, la pornographie se différencie de l’érotisme en cela qu’elle n’a aucune recherche esthétique, ne faisant appel qu’à une réalité crue, scatologique, limitée aux organes génitaux, au contraire de l’érotisme qui suggère souvent plus qu’il n’explique une situation intime.
La pornographie ne met en scène que l’aspect physique du corps, l’érotisme joue avec la personnalité entière de l’individu.
Le cyberporno
Si la pornographie a évolué au cours des siècles, peintures découvertes sur les murs des maisons closes de l’Antiquité, écrits et chansons servant parfois d’exutoire aux écrivains officiels, elle s’est développée en trente ans de façon exponentielle et son contenu est devenu extrêmement violent. Internet a fait exploser la pornographie en permettant l’ouverture de nouveaux marchés. En 1996, on comptait 30 millions d’internautes, en 2001, on arrivait à 500 millions ! Le commerce pornographique se fait principalement entre pays à économie développée mais tend actuellement à s’étendre aux pays en voie d’expansion économique.
Les sites pornographiques sont évalués à environ 450000 sur l’ensemble du réseau. Ils proposent des vidéos, des photos, des catalogues de personnes prostituées, des sex-shops, des magasins de lingerie provocante dans le but d’exciter le ou les partenaires masculins. Avec les web-cams, certains sites offrent des relations en direct avec de très jeunes filles ou des enfants. La communication est devenue internationale, et, en apportant de nouveaux marchés liés à l’industrie du sexe, 2,5 % du trafic total d’Internet véhiculeraient des images pornographiques, laissent aux utilisateurs tout loisir de visiter de tels sites sans craindre d’être repérés grâce à la complexité et à la technique du réseau Internet. La clientèle de ce marché est composée, d’après tous les sondages, d’hommes à 95%. On peut y voir des scènes de torture, de viol et même des crimes dont le visionnage ne sera pas sanctionné.
Certains sites ont été démantelés par la police parce qu’ils concernaient des personnes mineures. Cependant, les propositions de réglementation sont dénoncées au nom du droit à la liberté d’expression et au respect de la vie privée. Internet est à ce jour le seul espace de communication qui dispose d’un vide juridique pratiquement total.
Le contenu de la pornographie est devenu violent depuis plusieurs décennies.
Déjà en 1976, aux États-Unis, le film Snuff avait provoqué des manifestations importantes, notamment de féministes, car il montrait en réel la torture, le meurtre puis le démembrement post mortem d’une femme.
Cette escalade de la violence est expliquée comme une riposte au mouvement d’émancipation des femmes né dans les années 70 et qui mettrait en danger la suprématie masculine !
Vers 1976, le cinéma porno-graphique réalisait en France près de onze millions d’entrées dans les salles et tombait à deux millions en 1985 car dans cette période ont fleuri les sex-shops, les peep-shows, les mirodromes, le minitel rose ainsi que l’explosion de la vente de cassettes vidéo. La production des films pornographiques est le fait de grands groupes. En 2001, Vivendi Universal Canal + avait le monopole du marché de la pornographie au plan mondial.
Le contenu
La pornographie est avant tout une industrie du sexe qui utilise tous les ressorts commerciaux nécessaires à son expansion. Elle induit une vision misogyne des relations sexuelles entre les femmes et les hommes dans un rapport inégalitaire de domination et de violence de la part des hommes sur les femmes, reflet de la société patriarcale.
Á l’inverse de la littérature érotico-pornographique comme l’Amant de lady Chatterley, Histoire d’O, Lolita, Emmanuelle, qui laisse au lecteur, à la lectrice, toute latitude pour transposer les faits dans son propre imaginaire, les films ne permettent pas à l’inconscient de se réapproprier les fantasmes qui sont projetés, car l’image est plus primitive et brutale et trop rapide.
La lectrice, ou le lecteur a une attitude active devant l’écrit et interprète les mots, les situations en les adaptant en fonction de sa personnalité et de son vécu et paradoxalement réinvente l’histoire.
Les images projetées sur l’écran ne permettent pas cette distanciation, cette réappropriation. Elles arrivent trop vite et ne permettent pas le recul nécessaire ou l’ajustement de l’inconscient et sont reçues de façon passive.
Le contenu des films porno-graphiques a évolué en quelques années vers plus de violence, de brutalité envers les femmes (mais aussi les enfants). En cela, elle est le fidèle reflet de la société capitaliste qui renforce les inégalités de classes et les inégalités entre les femmes et les hommes. Les corps de femmes sont montrés comme des objets sexuels, morceaux de viande, des marchandises, avec abus de gros plans pour montrer les pénétrations de tous les orifices et la jouissance finale attribuée à l’émission de la ” semence ” du mâle. Le pénis n’est filmé qu’en érection, symbole patriarcal de la puissance masculine, jamais avant ou après. L’émission du sperme étant dramatisé comme l’apothéose attendue de l’érection salvatrice qui inonde le corps abandonné de la femme.
Les scénarios sont généralement absents car ces films ne cherchent qu’à satisfaire les besoins de domination des hommes sur les femmes, et même en créant des besoins (comme dans la publicité). Ces films ne montrent pas la sexualité entre hommes et femmes, laquelle ne se borne pas à la pénétration et fait intervenir la personne tout entière.
La limiter aux organes génitaux lui ôte une part importante liée à la jouissance : l’imaginaire.
La jouissance physique est une composante de la sexualité entre partenaires volontaires qui ne se limite pas à la longueur d’un sexe, ou à des pénétrations multiples tenant plus de records à battre que d’une recherche commune du plaisir. Le plaisir sexuel est subjectif et relatif selon les individus ; bander ne suffit pas pour parvenir à la réalisation complète de son être.
Une évolution sociale ?
La banalisation de la pornographie, loin de libérer ou d’émanciper les individus en détruisant les tabous de nos sociétés judéo-chrétiennes, ne fait que renforcer les fondements de la société capitaliste et patriarcale.
L’argent est le moteur et le but de la réussite (réussite sociale face au groupe et non réussite personnelle de l’individu) ; celle-ci ne peut éclore que dans un contexte social inégalitaire, où la force domine, où la liberté est réprimée, où les rapports entre les sexes sont des rapports de forces, lesquels se dégradent, où la domination des hommes sur les femmes se fait plus prégnante - recul des droits acquis, retour à l’ordre moral, renforcement du pouvoir des religions (diktats des intégristes et des fondamentalistes).
L’accès à plus de pornographie donne l’illusion d’une société libérée. Des femmes artistes revendiquent le droit à disposer de leur corps quand, en fait, elles investissent le champ accaparé par les hommes pour disposer, en fait, du corps des autres (tel le film Baise-moi) comme dans la guerre.
Les changements de comportements sexuels restent liés à la société libérale qui s’est dotée d’une nouvelle composante aliénante avec l’envahissement de la pornographie, qui perpétue la domination d’une minorité possédante sur l’ensemble des individus, l’exploitation étant la nature même du capitalisme.
Pendant que certains se nourrissent de situations perverses extrêmes -violences, tortures, viols, meurtres- ils ne participent pas à l’émancipation des individus et du groupe social.
Malgré l’évolution de la pornographie qui pourrait être perçue comme un exutoire aux pulsions agressives principalement masculines, conséquences de la société patriarcale, les crimes sexuels ont augmenté ainsi que les violences domestiques, les viols n’ont pas diminué, l’exploitation sexuelle des femmes, des enfants et des hommes, dans le système prostitutionnel, est grandissante.
Il n’y a pas de réelle libération sexuelle car les esprits n’ont pas suivi les corps, et cette dichotomie aboutit à un mal-être. Il ne suffit pas de multiplier les rapports sexuels pour être émancipé. La sexualité est un moyen pour parvenir à un mieux-être. La pornographie, loin d’avoir libéré les individus, les tient en dépendance, et les bénéfices qu’elle génère, renforce la société capitaliste aux dépens d’une société libertaire composée d’individus adultes et épanouis.
Allons-nous laisser faire?
Jocelyne, militante du groupe Louise-Michel de la Fédération anarchiste.
Source : http://increvablesanarchistes.org/
décembre 7, 2007 à 2:48
“La banalisation de la pornographie, loin de libérer ou d’émanciper les individus en détruisant les tabous de nos sociétés judéo-chrétiennes, ne fait que renforcer les fondements de la société capitaliste et patriarcale.”
À propos, lire absolument “la politique du mâle” de Kate Millet, je n’ai pas lu de démonstration plus édifiante.
décembre 7, 2007 à 7:19
Article édifiant ! Merci Mauvaise herbe de l’avoir glané pour nous
Il me revient en mémoire ce film d’Alejando Amenabar « Tesis », vu lors du festival du film méditerranéen, ce film m’avait profondément marqué, choqué, terrifié, je ne connaissais alors l’expression « snuff movies »je savais que cela pouvait exister, enfin un tel trafic autour du crime, des assassinats filmés en direct et un public pour ça…L’impensable pourtant !…Je m’interrogeais sur la fascination pour la souffrance, pour la torture, quel est donc le profil psychologique de ces êtres ?…Après avoir vu le film et même durant sa projection, je me demandais comment était-il possible de dénoncer tout en montrant et ainsi peut-être pernicieusement se faire complice de cette perversion là, complice de l’abjecte…C’est un film terrifiant, terrifiant concernant cette jouissance de l’horreur, de la terreur, de la douleur extrême, sur cette infecte inhumanité, cette criante cruauté.L ‘héroïne étudiante en cinéma a choisi pour thème de recherche de sa thèse la violence dans l’audiovisuel, le film réflexif est une mise en abîme de la violence filmée.Dénonçant cet abject marché illicite n’a-t-il tiré son succès de ce qui n’est pas permis de voir ?…Aljendo Amenabar est un excellent réalisateur ce fut son premier film et « Mar al dentro » sur un tout autre registre confirme sa capacité à interroger notre rapport à la vie.
Et puis je n’arrivais à oublier un de vos précédents commentaires signalant les intitulés de recherche de certains internautes arrivant sur votre site, j’en avais été saisi d’effroi, cet article puissent-ils le lire ! Mais je crois que leurs cas relèvent d’une pathologie grave symptomatique d’une société malade, aliénée par son androcentrisme forcené ! Le dégoût, l’écoeurement viennent à la bouche!
décembre 7, 2007 à 7:38
Merci Sémaphore…
N’hésite pas à visiter ce site sur lequel j’ai copié cet article, un espace complètement consacré à la dénonciation de cette insoutenable infamie: la pornographie.
avril 30, 2008 à 1:31
Juste une chose qui n’apparait pas du tout dans votre article: les “fameux” snuff movies sont considérés par grand nombre d’experts comme des légendes urbaines, il n’a jamais été prouvé par la police l’existence de tels réseaux.
Ce n’est pas parce que de nombreux films, livres de fiction actuels abordent ce sujet (exemple Tesis justement, c’est de la FICTION) que ces films existent.
autre exemple affligeant: “Déjà en 1976, aux États-Unis, le film Snuff avait provoqué des manifestations importantes, notamment de féministes, car il montrait en réel la torture, le meurtre puis le démembrement post mortem d’une femme.” N’importe quoi… Snuff est un film d’exploitation (il semble que ce soit un navet), auquel un petit malin a rajouté une scène finale (le film était d’abord sorti sans cette scène dans l’indifférence totale) pour faire croire à un vrai meurtre. Il ne s’agit cependant que de trucages, cela a été prouvé. Cela a déclenché des réactions publiques à l’époque il est vrai, mais ce film n’est que trucage
avril 30, 2008 à 5:27
Tu as eu raison d’intervenir Olivier, si des types trouvent très excitant de voir le corps des femmes torturés, rien de choquant en soi puisque ces scènes de tortures sont truquées. La surenchère dans la barbarie feint un réel fantasmé mais n’est pas le réel, en cela la barbarie est ici toute relative, tu as en effet rien compris à ce texte que tu commentes!
avril 30, 2008 à 8:41
Je me demandes franchement si le féminisme anti-porno ne devrait pas attaquer le porno sur le terrain sur lequel on peut attaquer le film de guerre type viet-nam : partial, déformé, prêt à déformer la réalité - quitte à la normer.
C’est le passage à propos de l’érotisme qui me fait penser à ça. Un truc à propos de l’utilisation de l’art pour représenter la réalité et plus exactement la faire. Le porno fait de la femme l’inférieure, Rambo fait du viet l’ennemi, et pas de prisonniers.
C’est pas tout à fait clair et je suis pas tout à fait sobre, mais il y a quelque chose de ça.
avril 30, 2008 à 9:03
Bonjour kaos,
Il me semble que parmi les premiers arguments des féministes anti-porno, il est question de la déformation dans l’esprit notamment des plus jeunes de leur appréhension de la sexualité, le formatage de la sexualité masculine dans le mépris du corps féminin, des femmes, beaucoup dénoncent une forme de conservatisme putassier qui enferme dans une vision finalement plutôt puritaine des femmes, vierge ou putain, la sexualité. Sous prétexte de liberté sexuelle, la pornographie n’est qu’une mise en scène exacerbée des rapports sociaux de sexe, je résume mais en bref c’est le premier argument des anti-porno
avril 30, 2008 à 10:37
C’est marrant … alors l’argument du “trucage” pourrait en qq sorte valider une scène, tout en invalidant son pouvoir d’influence réel ?
On s’en fiche de savoir à partir de quand un film est truqué ou pas - car ça n’enlève en rien à son pouvoir de captation, de diffusion et de dissémination d’une info sur son auditoire - en l’occurence un viol et un meurtre de femme en direct … C’est horrible à dire mais les images qui ne nous révoltent pas - que ce soit sur le sexe ou autre chose - sont tout simplement aquises, intégrées, on s’en arrange …
Un film fonctionne comme le réel, car comme la vie il donne à voir et à entendre … l’impact au niveau de la réception sur notre cerveau (cortex, adrénaline, émotions) ne fait aucune différence de cause à effets entre les deux mondes … donc regarder un snuff movie et s’en délecter ( trucage ou pas trucage) ne raconte qu’une chose sur le spectateur concerné : qu’il est pleinement en phase avec ce qu’il voit et entend, point barre. Se réfugier derrière l’argument du trucage est faux-cul au possible …
Ce que nous éprouvons nous décrit de l’intérieur … et la façon dont nous nous comportons émotionnellement pendant le visionnage d’un film n’échappe pas à cette règle …
mai 1, 2008 à 8:24
Je sais pas si je suis d’accord avec tout ça.
Personnellement j’adore le porno.
mai 1, 2008 à 8:35
Donc imaginons : si vous construisez une société idéale sans porno, vous me proposez quoi en alternative à mon addiction ?
Merci d’y penser parce que moi votre société idéale où vous mène votre politique, elle ne me fait pas bander là.
Je vous vois venir, centre de réeducation sexuel ?
Avec files barbelés ? Beurk. J’irai pas.
mai 1, 2008 à 8:37
Etre féministe c’est plusieurs mouvements à la fois : le premier découvrir sa condition.
Le second : accepter son paradoxe. Sans ça, pas de féminisme éblouissant.
mai 1, 2008 à 9:12
Qéfinir le féminisme , arrogance de celui qui a bien intégré qu’il fait partie des dominants.
Le “féminisme éblouissant”, mots de poseur, on s’en tape.
mai 1, 2008 à 10:17
oui c’est exactement ça : personnellement j’adore poser.
Sur les blogs et ailleurs. Je suis le féminisme rendu pin-up. Et donc ? Où est le problème pour toi ? J’ai pas le droit ? C’est pas propre ? Ca convient pas ?
Perso, ma politique de fond, c’est convaincre le plus grand nombre à .
En les séduisant par un peu d’éblouissant. Histoire de laver leur apriori. sur la question.
Chacun son cheval de 3. Chacun sa méthode. Chacun ses mots.
Féminisme éblouissant, je trouve ça très beau.
mai 1, 2008 à 10:20
D’ailleurs puisque tu le soulignes c’est qu’il faut très certainement que je l’utilise plus souvent. J’y penserai dorénavant.
Tu comprends, les gens comme toi pour les gens comme moi, ça sert à ça.
mai 1, 2008 à 10:25
Explique nous donc ton concept de féminisme éblouissant et comment ton rapport à la pornographie le gère, histoire de tout poser jusqu’au bout. C’est bien joli de venir faire une pirouette, mais ça ne suffit pas …
mai 1, 2008 à 11:10
Expliquer quoi ? pourquoi ? A qui ?
mai 1, 2008 à 11:17
à mac dougal ou à toi ? ;-
mai 1, 2008 à 11:27
Apprécier la pornographie et se dire féministe relève, plus encore que du paradoxe, de la contradiction la plus insigne!
Aussi ne peut-il y avoir d’argument intelligible, cela relève du grand écart!
Relisez Dworkin Marianne
“la pornographie et le désespoir” justement!
mai 1, 2008 à 11:35
“Donc imaginons : si vous construisez une société idéale sans porno, vous me proposez quoi en alternative à mon addiction ?”
La question mérite d’être posée. Mais bon, la pénalisation de la consommation de drogue ne suffira jamais à empêcher les drogués. Dans ton cas c’est peut-être déjà foutu, et si les anti-porno parvenaient à ne serait-ce que permettre une large prise de conscience des “barbelés”
qui dans la porno enceignent la sexualité, la leur… la notre, alors peut-être que dans mon monde idéal, la pornographie ne serait plus érigée comme le modèle absolu de la liberté sexuelle. Plutôt que d’interdire sans doute le plus sûr moyen d’enrayer cette énorme industrie est de participer le plus largement possible à la diffusion de ce débat, et de provoquer d’autres propositions. Un type à quatre pattes, soumis, torturé etc c’est peut-être super excitant pour certaines femmes? Peu de proposition tu en conviendras? A part peut-être dans le S/M, mais là le soumis qu’il soit homme ou femme occupe symboliquement le rôle sexuel féminin, rien de très subversif.
mai 1, 2008 à 11:54
Dans mon cas c’est évidemment foutu. D’autant que j’ai absolument conscience de ce que le porno véhicule et propose en terme de pauvreté sexuelle, d’image dégradante de la femme… C’est tellement évident que le débat n’a même plus à se poser là sur un blog féministe. Voilà pourquoi je n’ai pas envie de participer sous cet angle.
La question n’est donc pas là pour moi. La question serait plutôt sexuellement quelles alternatives vous me proposerez pour compenser ?
Parcque si j’ai rien d’autresjej fais quoi à la place ? Du crochet ?
Me connaissant ça sera très dur. Je n’ai pas de patience.
mai 1, 2008 à 12:12
Tu passe directement de l’addiction la plus totale au crochet ? et que fais tu de ta capacité à créer tes propres images mentales, c’est la première et la dernière des alternatives il me semble …et d’un point de vue ecorelationnel c’est sans dommages co-latéral … ensuite fais donc tes propres dessins, tes propes photos, ton propre snuff movie (et demande a ta soeur par exemple ou pourquoi pas à ta mère, si elle veut bien se faire violer pour toi en direct pour des prunes, pour que tu puisses bander et jouir)… par exemple …
mai 1, 2008 à 12:20
autogère ton addiction … voilà c’est ça l’idée.
mai 1, 2008 à 12:22
Je vais y penser. Si ma mère veut pas, je vais essayer de faire ça dans un premier temps avec des playmobiles.
mai 1, 2008 à 12:23
Ne t’inquiète pas trop, la porno a encore de beaux jours devant-elle.Rien ne supprimera jamais l’industrie de la pornographie, tant qu’il y aura demande… Le marché est bien trop juteux, donc inutile d’apprendre le crochet, en revanche peut-être un jour serez vous moins nombreux(ses) à être infectés, plutôt que de te réeduquer mieux vaut déjà éduquer les plus jeunes, mettre au programme scolaire le ou les féminismes… Enfin bref, j’entends bien le sens de ta démarche, mais de la même façon qu’il y aura toujours un marché pour la pédophilie, celui de la pornographie ne sera jamais éradiqué. Et la véritable question n’est pas la suppression, mais la dénonciation de son enfermement… Je ne connais pas un drogué qui souhaite le même sort à ses enfants, à condition qu’il ait bien sûr conscience de sa dépendance, et puis le crochet ça peut-être super excitant qui sait, avec un peu d’imagination.
Et puis une question, si demain il ne se trouvait plus une seule actrice porno sur le marché, plus une seule “volontaire”, tu ferais quoi?
mai 1, 2008 à 12:35
Après j’arriverai bien à trouver des copines pour jouer les scènes.
Et puis je monterai ma boite de porno sous le manteau.
Y’aura forcément des filles et des mecs qui voudront se faire de la thune. $
Beau projet, encore plus excitant que de matter du porno gratuit sur internet.
Vraiment, t’en as de grandes idées wildo. En gros, tu me proposes de revivre avant les années 70. Du temps où c’était interdit.
Et d’après toi, cette expansion du porno d’aujourd’hui, elle vient d’où justement ?
Ben d’une société où le porno était autogéré. En cachette car interdit Etc…
Donc si ta politique c’est de nous faire revenir 100 ans en arrière pour mieux nous amener à faire renaître cette société d’aujourd’hui. Je vois pas l’intérêt.
Je préfère à la limite la proposition d’ovidie qui bien qu’elle ait été totalement foireuse sur la forme au finale, s’avère plus constructive et plus féministe sur le fond que la tienne. Hautement patriarcale la tienne.
mai 1, 2008 à 12:37
si demain il ne se trouvait plus une seule actrice porno sur le marché, plus une seule “volontaire”, tu ferais quoi
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Ben je regarderai quand même les films qui ont déjà été tourné avant. Y’en a assez pour toute une vie à mon avis vu tout ce que je trouve sur internet.
mai 1, 2008 à 12:44
nombreux(ses) à être infectés, plutôt que de te réeduquer mieux vaut déjà éduquer les plus jeunes, mettre au programme scolaire le ou les féminismes…
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Ca me fait rire ce que tu dis mauvaise herbe parceque quand même ne doute pas que je sois informée sur ce que le porno véhicule etc et, cette information ne m’a jamais empêché d’apprécier le porno.
Donc que peut-on en déduire ?
Réfléchissez. C’est pas du pourtant…
mai 1, 2008 à 12:46
Pfff, fais pas la sotte, je peux aller mille ans en arrière si tu veux : les indiens aborigènes n’ont pas besoin de mettre la femme à 4 pattes de lui tirer les seins avec une pince et de menacer de la tuer pour avoir un rapport avec elle, les indiens jaguar non plus, pas plus que les indiens hopis par exemple …
Donc notre pornographie est culturelle politique et commerciale … et tout ce qui est culturel politique et commercial peut être changé … peut évoluer … plutôt une bonne nouvelle non ?
mai 1, 2008 à 12:51
“dur”
C’est quand même intéressant, non ?
Vous avez ici un cas de fille féministe qui paradoxalement aime le porno et qui pourtant trouve par exemple le travail d’Ovidie très très patriarcale malgré sa volonté de faire du porno pour les femmes. Ce qu’elle a complètement raté.
Car évidemment je suis très attentive en tant que féministe à cette question de la femme dans le porno. Et pour moi Ovidie n’a pas su transcender le genre.
Donc inutile de me mettre dans cette case là.
Je ne suis pas non plus la féministe qui soutient le porno parce que source de libéralisation des femmes.
Cet argument je le trouve ridicule.
Pas la peine de me mettre dans cette case là non plus.
Le corps de la femme lui appartient (féminisme bourgeois) , je n’adhère pas non plus.
Alors ?
mai 1, 2008 à 12:54
ben c’est ce que je t’ai dit depuis le début fais nous ton explication de gravure au lieu de nous faire tout ton cirque …
mai 1, 2008 à 12:56
Donc notre pornographie est culturelle politique et commerciale … et tout ce qui est culturel politique et commercial peut être changé … peut évoluer … plutôt une bonne nouvelle non ?
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tu as déjà lu des études sur la condition de la femme dans ces sociétés indiennes et autres ? Merci. A choisir, je préfère le porno de ma société que les viols à 8 ans et les grossesses à 11 ans.
mai 1, 2008 à 1:00
je ne te parle pas de celles infectées par la culture de l’homme blanc … oui je connais mon sujet …
mai 1, 2008 à 1:00
wildo a dit :
mai 1, 2008 à 12:54
ben c’est ce que je t’ai dit depuis le début fais nous ton explication de gravure au lieu de nous faire tout ton cirque
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C’est pas à moi de vous expliquer, je vous expose mon cas et c’est à vous les féministes de me dire comment vous comptez me permettre de m’épanouir dans votre société idéale.
Et puis me sortir porno = snuff c’est un peu raccourci à mon goût.
mai 1, 2008 à 1:01
Tiens, de nouveau l’argument traditionnel : mais vous en avez de la chance de vivre en france.
Ailleurs c’est pire, donc on ne change rien.
mai 1, 2008 à 1:08
Toi oui. Chacun ses outils pédagogiques. Ma démarche ne gêne pas la tienne. Maintenant, tu mèmes le jeu, moi perso la question de ta conso sexuelle, ou la question formulée de cette façon, ne m’intéresse pas outre mesure, je comprends je crois le sens de ta démarche, tu ouvres une piste certes mais pour ma part je choisis de rester dans une approche collective du débat, tes conditionnements et ta volonté de ne pas en sortir est une question qui ne concerne que toi puisqu’il s’agit de la position que tu défends, demain justifierais-tu qu’on légalise la pédophilie sous prétexte que tu trouves ça excitant? La capacité à jouir de chacun doit-elle être envisagée depuis une perception individuelle et si oui est-elle véritablement la pierre angulaire d’une société idéale? Tu parlais en préambule de monde idéal il me semble
mai 1, 2008 à 1:08
bah, effectivement tout est possible intelectuellement : être féministe tendance white power in disguise et aimer le porno … mais tu dois pas être super nombreuse … arf !
mai 1, 2008 à 1:17
Et le fait que tu ne puisse pas étayer plus avant ta position me fais juste dire que tu es complètement fake … quelle serait ta vision d’une société idéale féministe et pornographe, vas y accouche …
mai 1, 2008 à 1:22
post croisés
je parle pas à mauvaise herbe là bien entendu …
mai 1, 2008 à 1:34
wildo t’as pas encore compris que tes jeux de parano m’intéressent pas. Ton fake si fake ça tu le le gardes pour tes ennemis virtuels. Je suis pas ton ghost.
mai 1, 2008 à 1:44
Wah, c’est carrément la fête du slip aujourd’hui (c’est le cas de le dire). Il me semble qu’un truc de base a été perdu en route : sans rapports marchands, le porno n’a plus le même sens. Aujourd’hui, il a plus à voir avec la normalisation, limite révisionniste (au sens que j’ai essayé d’évoquer plus haut, de déformation de la réalité qui finit par s’incruster dans les têtes, de la propagande en somme), alors que sans rapports marchands, il est libre. Et je le dis dans le sens où pour empêcher la prostitution, on ne va pas interdire les rapports sexuels, ça n’aurait aucun sens. Est-ce qu’on ne peut pas dire que la pornographie a à voir avec ça? Faut-il interdire le porno amateur pour empêcher la normalisation commerciale? (et sans la profusion de films en questions, des centaines de tendances différentes peuvent apparaître bien plus facilement, le porno au peuple pour ainsi dire…
mai 1, 2008 à 1:50
en fait t’es bien kiff kiff à Pisano etc. Toujours les premiers quand ils sont débordés à demander des définitions, des preuves, avec agressions si possible. C’est sur que ça t’arrange pas ton monde ces gens que t’as pas su étiqueter.
Parce que toi ton monde c’est quoi ? A part mettre des étiquettes sur les gens et les ranger dans des bocaux ?
Tu vis trop dans la peur de l’Autre autant dire de toi quelque part. Ton monde higiéniste est d’un ennui mortel.
mai 1, 2008 à 1:51
message pour wildo bien entendu.
mai 1, 2008 à 1:57
En ce moment on entend:
- je ne suis pas féministe
- Je suis voilée et féministe
- Je suis prostituée et féministe
- J’aime la pornographie et je suis féministe. Cela est une négation , une méconnaissance de ce qu’est le féminisme .
mai 1, 2008 à 1:59
“Á l’inverse de la littérature érotico-pornographique comme l’Amant de lady Chatterley, Histoire d’O, Lolita, Emmanuelle, qui laisse au lecteur, à la lectrice, toute latitude pour transposer les faits dans son propre imaginaire, les films ne permettent pas à l’inconscient de se réapproprier les fantasmes qui sont projetés, car l’image est plus primitive et brutale et trop rapide.”
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Et vraiment pour conclure sur cet article complètement mièvre je dirais que j’ai jamais lu quelque chose d’aussi bête.
Pas étonnant que cette femme soit chez les anarchistes.
mai 1, 2008 à 2:02
macdougal a dit :
mai 1, 2008 à 1:57
En ce moment on entend:
- je ne suis pas féministe
- Je suis voilée et féministe
- Je suis prostituée et féministe
- J’aime la pornographie et je suis féministe. Cela est une négation , une méconnaissance de ce qu’est le féminisme .
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Oui oui. Bien sûr… T’as quel âge ? Douze ans ?
mai 1, 2008 à 2:02
En ce qui concerne la pornographie ce qui existe actuellement est dangereux pour les jeunes et on ne pas peut être féministe et la défendre, maintenant si on me montre “une pornographie” qui n’est pas l’humiliation de la femme, le pouvoir de l’homme sur la femme, alors on en reparlera, malgré ce qui a déjà été dit je ne connais pas de pornographie féministe.
mai 1, 2008 à 2:05
je suis pas débordée mais ta prose trollesque est juste d’un ennui mortel en ce qui me concerne … j’aime plus vif, plus intelligent, plus profond …tu esquisse vaguement… tu n’apportes rien tu n’emportes rien … c’est juste zéro pointé ton numéro …
mai 1, 2008 à 2:09
C’est pas le meilleur passage je suis assez d’accord, mais c’est un peu court pour qualifier l’article de mièvre non?
Ah et puis pourquoi c’est pas bien d’être chez les anarchistes? C’est pourtant le chemin que je suis en train de prendre moi… Ce sont bien les seuls à poser les questions féministes au coeur de leurs réflexions. Ce que j’ai pu lire de leur côté m’incite à m’intéresser de plus près à leurs travaux.
mai 1, 2008 à 2:17
C’est vraiment pétri d’angélisme tout ça.
Le féminisme angélique, avec les méchants d’un coté et les gentils de l’autre.
So cut.
mai 1, 2008 à 2:24
pétri d’angélisme, quand toi tu parlais de féminisme éblouissant … une formule à trois balles sans rien derrière … je pouffe allègrement! C’est clair que en ce qui concerne la politique actuelle, il faut bien se rendre à l’évidence qu’a part les anarchistes, la LCR et les verts aucun autre parti n’ose utiliser le féminisme dans ses fondements …
mai 1, 2008 à 2:25
Ah et puis pourquoi c’est pas bien d’être chez les anarchistes? C’est pourtant le chemin que je suis en train de prendre moi… Ce sont bien les seuls à poser les questions féministes au coeur de leurs réflexions. Ce que j’ai pu lire de leur côté m’incite à m’intéresser de plus près à leurs travaux.
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Les anarchistes tabassent les femmes c’est bien connu.
L’épisode Cantat Trintignant est un exemple qui a crié sa vérité sur la question. Pour moi, c’est clos. Ca n’est pas parce qu’ils sont les seuls à parler de féminisme que leur façon d’en parler est pertinente. D’ailleurs elle n’est pas au coeur de leur mouvement politique. Ils l’ont crée par obligation. En appendice.
Personnellement leur féminisme est souvent très caricatural à l’image de cet article d’ailleurs. Autant dire, tu t’appauvris dans le discours en les écoutant.
Pour Wild, je réponds pas évidemment.
mai 1, 2008 à 2:29
Angélisme, non, idéalisme, utopisme , peut-être mais toi qui parlait de ” féminisme éblouissant” , cela ne devrait pas te déplaîre.
Etre pour la pornographie aujourd’hui, telle qu’elle est c’est défendre des vidéos ou des femmes se font &&& la tête dans les toilettes. N’importe quel ado peut acheter cela.Il faut tout de même savoir de quoi on parle.
mai 1, 2008 à 2:29
evidemment …
mai 1, 2008 à 2:30
He ben, ça vole de plus en plus bas. Résumer l’anarchisme à Cantat, ça c’est fort :). Résumer les anarchistes c’est déjà un tour de force en soi, mais là… Si je suis les lignes dégagées par Marianne, j’en arrive à un libéralisme plus ou moins assumé (décomplexé?), ceci expliquerait cela.
mai 1, 2008 à 2:33
Ah tu trouves? Je ne le lis pas comme ça moi, j’y vois une dénonciation virulente de l’industrie du porno, mais en aucun cas une exagération manichéenne depuis le point de vue du consommateur.
Et puis c’est quand même carrément ça, la représentation des uns et des autres (femmes et hommes) dans la porno, est super stéréotypée, difficile de l’exprimer avec circonvolutions, là ce serait faire effectivement preuve d’angélisme.
mai 1, 2008 à 2:34
Quant aux autres partis politiques français qui parlent du sujet, ils ne font qu’en parler justement et mal la plupart du temps.
Ils ne maîtrisent. Il s’agit pour eux d’une démarche quasi commerciale pour toucher un certain public. C’est juste dans leur programme mais ça n’ira jamais plus loin.
Pour preuve : 2007 aucun de ces partis n’a su défendre royal ni voir dans l’élection de cette femme la vraie révolution idéologique féministe qui s’y posait.
ILS L’ONT TOUS TABASSÉS DÈS LA PREMIÈRE HEURE ET JUSQU’AU SECOND TOUR Où LÀ IL ONT CHANGÉ LEUR FUSIL D’ÉPAULE POUR NE RIEN AVOIR À SE REPROCHER.
Si avec ça tu crois encore au féminisme des parti politiques français alors… Tu vas être déçue.
L’autre fois je croise un LCR, il me dit qu’ils sont féministes eux parce qu’ils vont présenter un travesti aux élections (LCR ou communiste je sais plus) .
Franchement ridicule. Je lui demande si le travesti est féministe, il ne voit pas le rapport…
A coté de ça, jamais il n’a su me dire pourquoi il n’acceptait pas l’idée de Royal présidente et pourquoi il n’avait pas soutenu le vote utile.
Tout est dit.
mai 1, 2008 à 2:37
Koos ne me dit rien je paris que t’es un de ces anarchistes. Si ou dis-moi.
mai 1, 2008 à 2:44
“Ils l’ont crée par obligation. En appendice.”
C’est déjà ça! Qui dit mieux?
Quant à Cantat, je crois que tu sais ce que je pense sur le sujet. L’anarchisme c’est comme tout c’est bien plus que le costume… Maintenant
le féminisme caricatural comme tu dis, je suis prête à m’en contenter pour commencer, à moins qu’on me propose mieux? Sinon créer un parti politique féministe, mais je n’ai hélas pas connaissance d’initiative dans ce sens, et pour ma part il est hors de question que je continue de soutenir un parti politique quel qu’il soit, s’il ne prend pas sérieusement en considération les questions posées par les féministes.
mai 1, 2008 à 2:45
Quand il y a des manifestations, rassemblements féministes le seul parti politique présent est la LCR. Toujours ça à leur actif. Parce que j’ai de plus en plus souvent l’impression que certains-es font ne refont le monde que derrière leur clavier, ce qui est très facile.
mai 1, 2008 à 2:46
acheter une vidéo porno ? pourquoi faire ? sur le net tout est visible en prewiev par extraits de qq minutes … on peut donc allègrement se faire pêter les neurones pour peanuts … donc les jeunes ont accès à pratiquement tout, ça va de la zoophilie en passant par le viol en direct, les snuffs, les gang bangs, la pédophilie, les SM, les orgies aux lycée enfin toute la panoplie quoi, tout est parfaitement accessible.
mai 1, 2008 à 2:50
Oui pour Royal… Mais pour ma part j’ai croisé (même virtuellement) bien plus d’anarchistes qui soutenaient SR que de lcr ou Bovéistes…
C’est d’ailleurs pour ça que j’ai vraiment du mal avec la lcr, pendant la campagne ils étaient bien souvent parmi les plus hargneux contre Royal, et la nature de leurs réflexions n’avait rien à envier à celles de leurs frères d’armes de l’ump, la solidarité masculine lorsqu’il s’agit de misogynie dépasse tous les clivages politiques. je suis sortie de cette campagne dégoutée!
mai 1, 2008 à 2:53
Ouais, enfin, on a mont en épingle la mysoginie en oubliant qu’avant tout le problème de Royal, c’est que c’est une libérale ouiste qui a regretté après coup la plupart de ses propositions réellement sociales… Alors bon, faut les comprendre à la LCR, ils sont pas tellement dans ce trip. Autant je veux bien croire que certains ne voulaient pas d’une femme présidente, m’enfin, le vote utile, on leur fait le coup à chaque fois et c’est pour se faire maastriché un peu plus à chaque fois…
mai 1, 2008 à 2:54
CE TEXTE EST COMPLÈTEMENT BIDON :
“L’érotique peut être également provoquant et poursuivre un objectif commercial mais il dépeint des expériences affectives et sexuelles entre partenaires s’y prêtant de leur plein gré et avec réciprocité dans le but recherché de décupler le plaisir sexuel par des jeux érotiques pour parvenir à la jouissance.”
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Première aberration idéologique du texte.
Dire que l’érotisme “met en scène des expérience affectives de partenaires s’y prêtant de leur plein gré”.
Grosse grosse aberration.
Ca ne vous choque pas de lire un truc pareil aussi faux ?
Ben moi, si. Ca saute aux yeux.
Son texte est donc orienté dès le départ par des définitions bidons.
A la poubelle le texte.
Irrecevable. Politiquement en tout cas. Car trop facilement démontable.
Un film érotique se différencie d’un film porno non pas parceque les partenaires sont consentants selon (sa définition suspecte). Mais parcequ’un film pornographique met en scène les organes génitaux et surtout LA PÉNÉTRATION SOUS QUELQUE FORME QUE CE SOIT.
Apparemment elle ne connaît rien aux codes.
Au cinéma, la pornographique est légiféré. Tout mise en scène de pénétration donne un caractère pornographique au film ou pas. Selon.
La consentance des partenaires n’a rien à voir avec ce qui différencie le porno de l’érotique.
Car évidemment l’érotique ne met pas en scène des personnages consentants, loin s’en faut.
Et puis au passage la pornographie ne se définie pas comme mercantile à la base.
C’est un marché qui a été conquis par le libéralisme aujourd’hui mais qui avait déjà son existence sous le manteau et sans grande économie il y a cent ans.
mai 1, 2008 à 2:56
A propos de politique encore, la LCR fait figurer noir sur blanc le féminisme comme une des pierre angulaires de son programme. Cad que le mot féminisme est écrit noir sur blanc, prononcé, étayé. Le programme de L’actuel PS par contre ne se contente, depuis 15 jours, que d’un humanisme bidon généraliste et d’une lutte globale contre la stigamtisation en fonction de son origine sexe etc … L’Humanisme n’est pas “au dessus” du féminsime. croire cela est une erreur grave d’appréciation de la problématique féministe.
C’est le trip libéral et Socdem tout ça …
mai 1, 2008 à 3:02
Je ne crois pas non plus à un parti politique ,tel qu’ils existent actuellement, qui prennent réellement en compte le féminisme. C’est aux divers courants féministes d’être capables de se fédérer pour faire pression sur les partis politiques.
mai 1, 2008 à 3:06
Ou de créer, pourquoi pas, un parti à la base purement féministe ! Est ce que un tel parti aurait une chance ? ça mérite qu’on se pose la question … en France …
mai 1, 2008 à 3:09
“…en oubliant qu’avant tout le problème de Royal, c’est que c’est une libérale ouiste qui a regretté après coup la plupart de ses propositions réellement sociales…”
C’est vrai que Sarkozy c’était tellement mieux!
Etrange comme beaucoup de militants de la lcr se sont focalisés sur les “pas assez” de Royal, plutôt que de faire bloc contre le danger Sarkozy! La gauche a largement participé à l’élection de Sarko, et justement parce qu’il y a eu cet “anti-Royal” exacerbé comme jamais avec un autre candidat socialiste, et pourtant Chirac ce n’était pas Sarko! Royal était-elle moins de gauche que Jospin? Que Mitterand?
mai 1, 2008 à 3:13
TEXTE BIDON DÉMONSTRATION 2 :
La pornographie n’exprime aucun affect. Les partenaires sexuels se scindent en deux catégories : les dominants -hommes- et les dominées -femmes ou enfants- utilisés comme des objets. La sexualité sert alors d’alibi pour créer ou renforcer une inégalité.
Les femmes (ou les enfants dans le cas de pédopornographie) sont alors représentées dans des situations dégradantes, avilissantes, montrant qu’elles ne peuvent trouver du plaisir que dans la soumission et l’humiliation. La pornographie fait l’apologie de la violence envers les femmes, voire les enfants, où l’homme domine par son sexe triomphant.
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A priori la spécialiste du porno ici, c’est moi. Pas vrai ?
Puisque vous, vous n’en regardez pas, hein ? OK.
En ma qualité donc, je réfute absolument ce discours sur le pornographique.
Primo :
- pleins de films porno circulent ne mettant jamais en scène des viols, ni autres violences quelles qu’elles soient.
Si je m’en tiens à sa définition stricte alors, il faudrait renommer absolument tous ces films que je vois passer où la violence n’est pas mise en scène.
Car selon elle et si on retourne son gant, il ne s’agirait pas de porno puisque le porno n’est proposé que dans la violence.
- Beaucoup d’affects sont posés ou mis en scène. Et pas forcément par le lien dominant-dominé. Mille autres postures sont posées.
C’est ainsi qu’on retrouve sur les sites porno énormément de films mettant en scènes juste des gens qui baisent pour le plaisir de baiser dans une volonté de mettre en cène leurs rapports sexuels.
Lesbienne, homo, tous les couples sont proposés. Cette vision d’une pornographie mettant en scène les femmes dominées est un pan de la pornographie. Réduire le porno à ça est une aberration idéologique. Ou une méconnaissance absolue du sujet. Les deux sans doute.
Par ailleur :
- associer le porno la pédophilie dans le texte par circulation dans le discours me paraît plus que suspect. J’ai déjà cette façon de faire ou de penser.
Les homosexuels hommes subissent régulièrement ces raccourcis homophobes. Donc pour moi cette logique textuelle dans sa construction est irrecevable.
mai 1, 2008 à 3:14
Oui la gauche dans son ensemble a enterré la possibilité de victoire de Royal par misogynie pure / chez moi on vote à gauche depuis mathusalem … le 6 mai dernier nous étions que deux, moi et une de mes soeurs à “avoir osé” voter Royal … ça fait mal … surtout quand on voit dans quel merdier on se trouve maintenant … avec cet abruti.
mai 1, 2008 à 3:18
Désolée mais j’ai parcourue pas mal internet pour savoir de quoi je parle quand je juxtapose dans le même sac en parlant de porno le pédo, le sm, les gangs bangs etc je le redis tout est dipsonible on s’en fiche de savoir si dans le lot de ces saloperies il y a qq sites softs … la majorité des sites sont hard … voir plus … essaye pas de nous prendre pour des truffes …
mai 1, 2008 à 3:20
TEXTE BIDON 3 :
“la pornographie se différencie de l’érotisme en cela qu’elle n’a aucune recherche esthétique, ne faisant appel qu’à une réalité crue, scatologique,”
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IL VA FALLOIR EXPLIQUER À CETTE GENTILLE DADAME QUE LE RÉALISME CRU EST UN PARTI PRIS ESTHÉTIQUE MAJEUR !
AU CINÉMA PAR EXEMPLE, LE NÉO RÉALISME POSE SES FONDEMENTS ESTHÉTIQUES JUSTEMENT SUR LA RÉALITÉ CRUE.
ET C’EST D’AILLEURS CE QUI A FAIT LA FORCE DE CE CINÉMA D’APRÈS GUERRE.
L’ÉCONOMIE EST LIÉE CE PARTI PRIS. LE RÉALISME EST UEN ESTHÉTIQUE.
mai 1, 2008 à 3:23
Voyant ce qui se passe actuellement aux USA qui est un pays un peu moins macho que la France (J’ai dit “un peu”)avec un féminisme plus fort, je me demande si une femme a ses chances. Les attaques contre Royal ont été plus discrètes, plus feutrées, que celles contre Clinton mais les campagnes américaines sont toujours plus dures, et à l’arrivée dans les urnes…
Alors un parti féministe, il y a du boulot !
mai 1, 2008 à 3:23
WILDO,
A priori tu ne peux pas connaître mieux le porno que moi puisque moi j’en suis une consommatrice alors que toi tu n’es rien dans tout ça.
Donc laisse parler ceux qui sont de ce monde et arrête de faire genre j’ai vu le loup si tu n’as regardé que quelques sites juste pour construire tes apriori.
A la différence de toi je suis quelqu’un qui ne marche pas à l’apriori.
mai 1, 2008 à 3:25
“Un film érotique se différencie d’un film porno non pas parceque les partenaires sont consentants selon (sa définition suspecte). Mais parcequ’un film pornographique met en scène les organes génitaux et surtout LA PÉNÉTRATION SOUS QUELQUE FORME QUE CE SOIT.”
Oui enfin , la différence c’est que dans un cas la pénétration a lieu sous les draps… et dans l’autre sous l’inspection d’une loupe. Les scènes de pénétration (suggérées pour le moins) sont légion dans les films les plus anodins, et si le sexe féminin y est ostensiblement montré, le sexe masculin lui, et particulièrement en état d’érection, reste lui caché.
Enfin, l’auteure exprime que le non-consentement (sa mise en scène) est un des instruments du porno, la torture, la soumission… sont souvent au coeur de la mise en scène de la sexualité, en cela elle se distingue de l’érotisme, qui est peut-être moins figé autour de l’asservissement du corps féminin au seul désir de l’homme etc
mai 1, 2008 à 3:29
Rhoooo, incroyable ! juxtaposer le neoréalisme Italien et Allemand avec le réalisme du porno c’est grand ! Du grand n’importe quoi surout … je suis écroulée de rire … donc en suivant ce raisonnement “Allemagne année zéro” et une double pénétration filmé en gros plan auraient une certaine gemelleité ? Celle de la forme “réaliste” mais la forme seule ne suffit pas pour soutenir honnêtement la comparaison, tu le vois bien , non ?
mai 1, 2008 à 3:30
“La pornographie ne met en scène que l’aspect physique du corps, l’érotisme joue avec la personnalité entière de l’individu.”
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ça, ça s’appelle de l’angélisme.
Ayant été conduite à voir des films érotiques et pour en avoir été dégoûtée, je peux dire que le film érotique ne participe en rien à ma personnalité entière.
Voir ne participe en rien du tout à rien.
Le film érotique est aussi pénible à regarder qu’un messe parce qu’il ne propose rien et justement à personne.
Je dirais plutôt qu’il y a dans le film érotique une hypocrisie qu’on ne nomme pas : de l’abus.
J’aurais préféré qu’elle nous parle de cet abus là dont personne ne parle jamais. Son article aurait été plus originale et plus instructif.
mai 1, 2008 à 3:31
Et moi non plus je ne marche pas à l’a priori, donc n’essaie pas de donner des leçons là ou tu ne pourras pas les donner.
mai 1, 2008 à 3:32
Pourquoi les consommatrices de porno ne représentent-elles que 5% de la clientèle, puisque la sexualité y est si diversifiée, et la réponse aux fantasmes des uns et des autres si exhaustive?
Tu vas me répondre, question d’éducation?
mai 1, 2008 à 3:40
Sur internet les offres sont à 99% hétéronormées. Et les sites qui exposent soi- disant des pratiques lesbiennes, par exemple, sont en fait calquées exactement sur le même mode que toutes les autres offres hétéros - cad qu’on décline sur un mode pseudo lesbien des pratiques typiquement hétéros … donc on retouve la déclinaison gang, viol en groupe, penetration au gode etc kiff kiff … tu parles d’une imagination !
mai 1, 2008 à 3:49
oui enfin , la différence c’est que dans un cas la pénétration a lieu sous les draps… et dans l’autre sous l’inspection d’une loupe. Les scènes de pénétration
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Non, tu ne m’as pas comprise.
Le film pornographique utilise la pénétration c’est à dire les acteurs sont pénétrés RÉELLEMENT.
Le film érotique MIME LA PÉNÉTRATION. Les acteurs ne peuvent jamais être pénétré réellement.
C’EST L’UNIQUE DIFFÉRENCE QU DÉFINIE UN FILM PORNO D’UN FILM ÉROTIQUE.
DONC, À PARTIR DE LÀ, SA DÉFINITION À ELLE EST TOTALEMENT ERRONÉE. ET NE PEUT ÊTRE RECONNUE PAR PERSONNE.
Pour ce qui concerne le réalisme oui, c’est exactement ça wildo ça t’épate ,hein ?
Tu t’attendais pas à ce qu’on puisse comparer les deux ?
C’est sans doute parceque tu confonds le scénario d’un film avec la forme d’un film. Le fond, la forme c’est pas pareil.
Et les deux s’analysent. Indépendamment l’un de l’autre si on veut.
Exemple de parti pris esthétique réaliste : le porno, le documentaire, l’interview, le reportage, le néo réalisme d’après guerre à ne pas confondre avec le réalisme sociale d’avant guerre qui lui met en scène du réalisme mais n’utilise pas une esthétique réaliste dans sa forme.
Figures toi que c’est justement ce qu’on apprend en première année de cinéma. Et pareil que toi dans la classe, y’en a toujours pour glousser… Quand ils entendent porno dans la liste.
Tu sauras aussi que le porno est un genre cinématographique étudié en cours de cinéma. Même en thèse d’ailleurs. Va faire un tour à l’université un jour et apprend surtout à être plus curieuse dans ta vie, ça te fera pas de mal.
Parce que glousser comme une fille de 20 ans, t’as plu l’âge.
mai 1, 2008 à 3:54
oui oui le porno est étudié au cinéma, et alors ? en quoi ça vient règler ici le problème du respect et du droit des femmes utilisées dans l’industrie pornographique de masse ? t’es givrée ou quoi ?
Ta comparaison est sans effet, je te l’ai écrit : la forme seule ne suffit pas … tu t’es vautrée trouve autre chose …
mai 1, 2008 à 3:55
“Le film érotique est aussi pénible à regarder qu’un messe parce qu’il ne propose rien et justement à personne.”
Question de point de vue, moi personnellement quand on me prive de mon imaginaire je “débande” pour dire les choses simplement.Je ne sais pas jouir par procuration, j’ai besoin d’agir un minimum mon désir… de le mettre en scène à partir éventuellement d’une situation suggérée mais au delà… c’est la douche froide. Le film érotique propose au contraire, mais ne répond pas. En cela les possibilités sont bien plus nombreuses, bref, tout ça pour dire que ton résumé est très partial.
mai 1, 2008 à 4:04
de toute façon je déteste le cinéma
mai 1, 2008 à 4:05
oui, donc en shématisant la pornographie ce serait en somme la représentation d’une sexualité sans imaginaire déstiné à orienter complètement le spectateur sans lui laisser une seule chance d’invention … c’est comme un médicament, une prothèse, un truc pour ceux qui n’y arrivent pas autrement …
mai 1, 2008 à 4:06
Et d’ailleurs pour ce qui concerne la littérature, comment distingues-tu l’érotisme du porno? Il ne s’agit plus de pénétration effective en l’occurrence, alors quoi?
mai 1, 2008 à 4:07
Ce serait comme écrire un scénario sans intrigue, c’est l’anti-film en fait, l’anti matière de la création humaine … intéressant …
mai 1, 2008 à 4:11
TEXTE BIDON 4
Les sites pornographiques sont évalués à environ 450000 sur l’ensemble du réseau. Ils proposent des vidéos, des photos, des catalogues de personnes prostituées, des sex-shops, des magasins de lingerie provocante dans le but d’exciter le ou les partenaires masculins. Avec les web-cams, certains sites offrent des relations en direct avec de très jeunes filles ou des enfants.
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A PRIORI JE SUIS DONC UN HOMME puisque je suis sexuellement excitée par les images pornographiques ??
ENCORE UNE ABERRATION. EN FAIT, Y’EN A À CHAQUE LIGNE DANS CE TEXTE.
Encore et toujours elle nous remet le lien porno pédophilie. C’est un peu court. Voir suspect. CE TYPE DE RACCOURCIS EST À ÉVITER SUR LE PLAN IDÉOLOGIQUE CAR TRÈS VITE IL SERA REPRIS PAR LES HOMOPHOBES.
Ma fréquentation sur internet et sur les sites porno ne m’a jamais mis face à des images à caractère pédophile.
Les sites pédophiles sont des sites qu’il faut rechercher. Je peux à la limite croire qu’on puisse vivre un accident et tomber par hasard sur ce genre de site. Dans ce cas, on le signale aux autorités. C’est comme ça.
J’ai en effet vu des très jeunes filles dont je doutais qu’elle soient majeures mais j’ai vu aussi des vieilles de 80 ans dont je me doutais qu’elles n’étaient pas majeures.
Et beaucoup de femme d’âge moyen se mettent en scène. C’est même la majorité des cas. LE MODE DU PORNO EST TRÈS MIXTE SUR CES QUESTIONS D’ÂGE.
Spécifiquement : la question des filles très jeunes sur les sites porno est une question qui dépasse largement le cadre de la pornographie d’ailleurs.
Une question que l’on pourrait poser au cinéma de manière général, à la pub aussi (combien de pub mettent en scène de très jeunes filles dans le rôle de femme à séduire ?), la mode même où sont mis en scène des femmes au corps androgyne, préado, anorexique. Etc…
etc. Réduire cette question au porno est inutile car le porno ne vit que le symptôme de son époque. Il n’offre que la conséquence de ce qui est mis déjà en scène dans la société.
Le jeunisme, l’hygiénisme du corps sont vraiment des choses à recontextualiser.
Pour le connaître assez bien mieux qu’elle apparement je le dis : le porno est nettement plus variés que ce qu’elle prétend.
mai 1, 2008 à 4:14
Pour finir en deux clic je vous montre dix mille films porno qui ne mettent pas en scène de la domination, ni un corps de pré ado féminin, ni du lesbiannisme caricatural, ni du snuff, ni de la violence etc.
Faut vraiment jamais être sorti de son trou pour limiter le porno à ces clichés.
mai 1, 2008 à 4:32
wildo a dit :
mai 1, 2008 à 3:54
oui oui le porno est étudié au cinéma, et alors ? en quoi ça vient règler ici le problème du respect et du droit des femmes utilisées dans l’industrie pornographique de masse ? t’es givrée ou quoi ?
Ta comparaison est sans effet, je te
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J’essaye juste d’expliquer aux gens moins neuneu que toi que le réalisme cru EST UNE ESTHÉTIQUE. Car la dadame de l’article apparemment en sait pas ça puisque pour elle le réalisme cru n’est pas une esthétique. C’est dans le texte. Reporte toi au texte. Lis la phrase et réfléchis à ce qu’elle écrit. Puis après, tu reviens ici et tu lis ce qui va suivre.
Excuse mais j’ai un peu de mal avec les gol.
le porno utilise une esthétique. Celle qu’on appelle justement réalisme. Le réalisme au cinéma est un parti pris.
UN PARTI PRIS ESTHÉTIQUE.
=UNE VOLONTÉ DU RÉALISATEUR DANS SA MISE EN SCÈNE.
=VOLONTÉ OU PARTI PRIS QUI SE CHOISIT SOIT EN FONCTION DE CE QU’ON VEUT RENDRE SUR LE PLAN FORMEL,
= SOIT EN FONCTION DES MOYENS QU’ON A C’EST À DIRE DU BUDGET QU’ON A.
DANS LE PORNO PLUS LES SCÈNES SONT RÉALISTES, PLUS LE FILM A DES CHANCES D’AVOIR SON SUCCÈS.
D’Où CETTE VAGUE DE CINÉMA AMATEUR.
MAIS AUSSI D’Où LA VOLONTÉ POUR LES RÉAL DE NE SURTOUT PAS GOMMER CE RÉALISME MAIS AU CONTRAIRE DE L’APPUYER, DE JOUER AVEC çA ETC…
IL S’AGIT DONC BIEN D’UN PARTI PRIS ESTHETIQUE. POINT.
A PEU PRÈS L’INVERSE DE CE QUE CETTE FEMME PRÉTEND DANS SON ARTICLE.
Il serait tout à fait faisable de faire des films de Q sans mettre en scène ce réalisme esthétique. Mais évidemment, ça plairait nettement moins. Ca n’est pas une question de gros plan sur les organes génitaux, c’est une pure question d’esthétique de voyeur.
mai 1, 2008 à 4:49
“etc. Réduire cette question au porno est inutile car le porno ne vit que le symptôme de son époque. Il n’offre que la conséquence de ce qui est mis déjà en scène dans la société.”
Circonscrire son analyse au porno est effectivement une erreur, mais pour autant devons-nous en dénier les effets? La pornographie bien que n’étant qu’un aspect du problème, encourage toujours un peu plus loin les mécanismes d’un libéralisme déshumanisé…
Avec son refrain d’injonctions: consomme, jouis… Au nom de ta liberté à jouir, devons-nous cesser toute interrogation? Je suis végétarienne, et si demain quelqu’un proposait dans un programme politique d’interdire la consommation de viande, je serais pour! Je me fous du sort de ceux qui considèrent que j’attente à la qualité de leur repas. Tu omets volontairement dans ta réflexion tout ce que suppose les impératifs économiques de ce marché florissant, les conditions de travail des acteurs(trices) porno, la surenchère dans la cruauté, l’avilissement… Bref, s’il existe de la porno moins stéréotypée pour ce qui concerne la mise en scène des rapports sociaux de sexe, elle reste j’imagine très marginale, et n’oublions pas que le marché de la pornographie est quasi exclusivement détenu par les hommes(?)
Et tu ne m’as pas répondu, pourquoi les femmes sont-elles si peu représentées parmi le public de porno?
mai 1, 2008 à 4:56
Tu peux me trouver en un click des milliers de sites softs, mais ce ne sont pas les plus parcourus . Si tu passe par des portails tu verras que ceux qui ont le plus de traffic c’est toujours des machins comme facial ejacs, gang bangs, teens, rape etc Sans oublier les mangas, le porno pour trentenaire et ados attardés, qui véhicule une pornographie de Peter Pan cad une véritable pornographie déguisée faussement édulcorée sous couvert d’animation …
Tu crois que Google se trompe ? Moi je ne crois pas…
mai 1, 2008 à 5:03
Tu peux aimer la pornographie, juste qu’en l’aimant en l’état où elle se trouve tu cautionne tout un système qui détruit, avilit, exploite les femmes au premier chef de façon massive et le plus souvent de façon dégradante et inhumaine. Tu peux toujours me chanter “Ramona” en essayant de m’expliquer pourquoi tu as besoin de la pornographie, ça me laisse de marbre. A chaque fois que tu utilises de la pornographie fabriqué de façon industrielle tu cautionne tout cette mafia, cette merde quoi. Point barre.
mai 1, 2008 à 5:10
Rien à voir, Wildo toi qui les connais un peu, je sais pas si tu as vu mais sur la 2 tout à l’heure au 13h, était invitée une représentante de “La Barbe”, c’est quand même une très bonne nouvelle. Si on commence à parler des mouvements féministes au 13h, y a de quoi espérer non?
mai 1, 2008 à 5:20
Ah oui ! La Barbe ! C’est excellent ! Et je suis ravie qu’on parle d’elles. J’ai pas vu le 13h je regarde de moins en moins la TV … mais c’est très bien , surtout le JT du dimanche …
mai 1, 2008 à 5:22
Mais plus sérieusement encore, je repense a cette histoire de parti politique féministe … c’est un truc à creuser.
mai 1, 2008 à 5:32
Oui mais comme le disait macdougal, vu le traitement qu’on réserve aux femmes lorsqu’elles lorgnent un peu le pouvoir, c’est pas gagné. Suffit de voir les réactions provoquées par le mouvement des chiennes de garde par exemple… Et pourtant, l’une de ses figures les plus connues Alonso, est quand même plutôt soft dans son féminisme, j’ai essayé de la lire mais elle se croit obligée de ponctuer chacune de ses interventions de sourire ou de blagues vaseuses, c’est assez pénible, dommage. Si je ne suis pas d’accord sur tout (notamment, et exclusivement d’ailleurs, en ce qui concerne son chapitre sur la prostitution)je préfère de loin le ton percutant et sans concession d’une Despentes (pour ne parler que des féministes “connues”). Une piste à creuser oui, mais comme le disait encore macdougal, il est indispensable que les mouvements féministes se fédèrent.
mai 1, 2008 à 5:43
Moi je pense qu’il faut le faire, et je pense que ça se fera d’une manière ou d’une autre en France (il ya des partis politiques féministes à l’étranger pourquoi pas ici ? ) … il y a, a mon avis urgence et nécessité à représenter les demandes féministes spécifiques et globales, de leur offrir non seulement le terrain de l’expression mais de créer enfin les vriaes conditions des applications des trop nombreuses revendications restées pour l’instant lettres mortes ou en perpétuelle suspension.
L’écologie a réussie à pénétrer le champs du politique actif, il faut faire de même avec le féminisme …
mai 1, 2008 à 6:53
Marianne encore une question, j’essaie de retourner ta position dans tous les sens (sans mauvais jeu de mots)et je n’arrive toujours pas à saisir comment tu justifies de défendre même de soutenir l’industrie du porno sans que cela pose de problème à ton féminisme? Je suppose que tu défends aussi le marché de la prostitution?
C’est une vraie question.
mai 1, 2008 à 11:02
La Barbe, elles sont passées dans Le Monde, je trouve cette visibilité et cette résonance encourageantes!
http://www.lemonde.fr/aujourd-hui/article/2008/04/28/la-barbe-contre-la-suprematie-masculine_1039339_3238.html
Je sais combien mon propos peut être jugé lapidaire, néanmoins je pense que l’industrie pornographique est prostitutionnelle par essence.
C’est de la prostitution filmée!
Aussi,je ne peux en aucun cas cautionner la marchandisation du corps, sans avoir conscience de toutes les dérives qu’elle entraîne sans parler du traumatisme psychique, une relation sexuelle sans désir est un meurtre de l’entité psychique, psychologique.
En outre, la surenchère de la violence ce détonateur d’adrénaline semble être un additif nécessaire à la production des films pornographiques toujours plus trash!
Ils répondent à une demande de recherche du sensationnel, du sensationnel dans le malsain.
Qu’ils soient recherchés est révélateur de notre société, de la vision des femmes par les hommes, de la vision de la sexualité d’une manière générale,une négation de sa dimension d’échange, de sa dimension relationnelle, la réduisant au seul mécanisme corporel, quand ce n’est pire!
mai 1, 2008 à 11:07
cette réflexion de Catherine Breillat sur l’amour et la sexualité à l’écran
“Le spectateur son travail. S’il ne voit rien, il imagine tout. Et quand il voit tout, il imagine qu’il ne voit rien parce qu’il est dans l’émotion. C’est le désir qui fait la scène d’amour, ce n’est pas le fait de voir ou de ne pas voir. Le cinéma, c’est croire qu’on a vu, alors qu’il s’agit de choses qu’on a vécues.”
dans Synopsis (n°20), p31, paru juillet-août 2002.
mai 2, 2008 à 12:02
Marianne,
Ah et puis, quand même puisque tu le proposes, je te mets au défi de trouver un seul film (commercial) dans lequel n’est pas mis en scène le rapport de domination et plus difficile encore un seul film porno lesbien qui ne s’articule pas dans une lecture hétérocentrée! Là c’est toi qui frôles l’angélisme, la porno ne pose pas de question, ce n’est pas son rôle, elle encourage et conforte une vision patriarcale de la sexualité, où “l’autre”, “le féminin” tel que le décrit Simone De Beauvoir, est tout entier réduit à son sexe, et est utilisé comme un objet sexuel (je sais que je ne t’apprends absolument rien sur le sujet). Maintenant je te rejoins sur le fait que l’érotisme met souvent en scène les mêmes mécanismes bien qu’elle avance masquée, sa force suggestive est souvent tout autant pernicieuse, mais on s’éloigne de la question de la marchandisation des corps, qui est au coeur de la question que pose l’industrie de la pornographie au même titre que celle de la prostitution. Bref.
Sémaphore,
mouais Breillat désolée mais le peu que j’ai pu voir de son cinéma, dans le genre racoleur et androcentré difficile de faire mieux! Et quelle différence avec le porno? Les dialogues?
mai 2, 2008 à 12:33
Pour alimenter le débat concernant la pornographie, je souhaitais évoquer les films de Catherine Breillat, notamment “SeX is Comedy” un film sur la représentation du sexe au cinéma.
Ce film est une mise en abîme du sujet, un film réflexif donc, il introduit par son scénario où une réalisatrice, qui n’est autre que le double fictionnel de Catherine Breillat, est confrontée au tournage d’une scène de sexe, qui va bien au-delà de la caricature mais posent des questions sur la sexualité, l’affect, l’intime, les rapports de pouvoir inhérents aux rapports entre les sexes et/ou entre les individus quelques soit leur sexes, d’ailleurs.
Questionnant le cinéma,le voyeurisme.
Dans ses films, elle ausculte le désir, le désir de l’élan amoureux et celui du désir agit par la domination donc l’humiliation, le mépris, l’abaissement, le désir de dégrader, de souiller l’autre.
Pour elle le désir masculin est régit par ces deux versants.
Elle interroge également la nature des tabous, de l’interdit.
Je vous invite à la lecture d’un entretien suite à la diffusion de son film “Romance”
http://www.ecrannoir.fr/entrevues/entrevue.php?e=22&p=1
Outre, “Romance”, j’ai également vu “Anatomie de l’enfer” sur lequel plane l’ombre de Margueritte Duras sa “maladie de la mort” dont je conseille la lecture, filme dont le scénario est basé sur un de ses livre “Pornocratie”, ne pouvant obtenir les drits de “la maladie de la mort” ce film évoque aussi toute la difficulté et le rapport à l’éthique quand un réalisateur veut montrer l’irregardable sans pour autant sombrer dans l’obsène, la vulgarité, un défi en somme.
Ce ne sont que des pistes qui mériteraient développement…Mais lisez l’entretien de cette réalisatrice, il n’est pas inintéressant.
mai 2, 2008 à 12:42
En même temps, t’en trouveras sans doute un (un film sans rapport de domination) peut-être même plus, mais ils doivent être plus difficile à trouver, et je doute qu’ils soient très nombreux. Pas de bol, les quelques fois où il m’est arrivé de tomber sur une scène de porno (difficile d’y échapper) c’était toujours super stéréotypé, et je ne connais pas le porno lesbien mais ce que j’ai pu lire sur le sujet n’est pas très encourageant, de toute façon les rapports de domination, de pouvoir etc sont les principaux ressorts de la pornographie, pas par hasard si les femmes en ont moins le goût.
mai 2, 2008 à 12:51
C’est Catherine Breillat qui parle de ce défi…et je souhaitai le soumettre au débat car cela questionne l’image, la représentation donc la réalité d’un tournage d’une scène de sexe, la catégarisation pornographique d’un film ou non..de la même manière que les films dénonçant la violence font aussi preuve de violence et ressemblent trait pour trait à une réalité qu’il dénoncent pourtant!
Une sorte d’ouroboros.
mai 2, 2008 à 1:28
Et puis surtout…sortant des mots pour me remémorer des images, pour être traversée par elles…Oui! Ces images qui s’agitent inopinément devant nos yeux alors que l’on fait une recherche sur Google.
C’est SORDIDE, SORDIDE!
Des hommes trouvent cela écoeurant aussi.
Leur dégoût rassure un peu sur la gente masculine.
La pornographie me donne la NAUSEE.
Une sensation de malaise physique
Une stupeur que cela existe,
que cela soit recherché
mai 2, 2008 à 7:10
… j’y pense là d’un coup, car la prose d’hier de la fameuse “marianne” était empreinte d’un certain nombre de poncifs qui qui auraient tendance à me guider vers le discours d’Emilie Jouvet … réalisatrice de porno queer et transgenre … One stand night … donc là non plus rien de nouveau si j’ose dire, ça met en scène un certain nombre de genres entre eux fem FTm butch etc donc très bien ça donne de la visibilité comme on dit à une partie de la communauté, mais dans cette visibilté ce qui se joue ressemble vachement au porno hétéro … donc toujours les mêmes jeux de rôles … donc personnellement pour moi ça ne change pas grand chose sur le fond …
mai 2, 2008 à 8:16
Quelques propos d’Ovidie la réalisatrice publique N°1 du porno en France, elle parle du pornfestival de berlin ou elle discute avec un certain nombre d’autres réalisatrice du porno étrangères :
“Cette discussion m’a énormément soulagée pour plusieurs raisons. D’une part, constater que d’autres femmes ailleurs dans le monde partageaient les mêmes idées et mêmes objectifs que moi étaient rassurant intellectuellement (ça veut dire que je suis pas complètement à côté de mes pompes). D’autres part, constater que les reproches qu’on leur faisaient étaient les mêmes que j’entendais toute l’année avait un côté réconfortant. Par exemple, une spectatrice a reproché à Erika Lust de filmer beaucoup de fellations et lui a dit que ce n’était pas “féministe”, car elle affirmait ne pas avoir de “clitoris au fond de sa gorge”. Par conséquent c’était presque un acte de traîtrise vis à vis des femmes que de filmer des fellations…
Globalement, nous avons toutes constaté que le public était beaucoup plus intransigeant vis à vis de notre travail que vis à vis du porno réalisé par des hommes. En fin de compte, bien que nous ayons le mérite finalement d’exister et de tenter de filmer un peu différemment, les critiques sont souvent plus violentes vis à vis de la pornographie féminine que vis à vis de la pornographie masculine. On nous demande beaucoup plus d’être “sexuellement correctes”. Ce que nous avons tenté d’expliquer, c’est qu’ils y a autant de femmes que de sexualités différentes, et que par conséquent nous ne pouvons pas prétendre plaire à toutes les femmes à travers nos films. “Faire un film pour femmes” est une chose qui n’existe pas.” …”
http://ovidie.vcomblog.com/actualites/index.htm
mai 3, 2008 à 10:12
Pauvre wildo, toujours obligée de mettre les gens dans des cases sinon…. Brrr…. On se sent déstabilisé.
Faut absolument étiqueter l’inconnu.
C’est sur que l’article de Jocelyne amène vraiment du neuf à la wildo !
Moralisateur à mort, arguments qui ne tiennent sur rien, raccourcis, associations d’idées, digressions suspectes… Tout ça indique à quel point cet article est orienté. On a affaire à une mère morale. C’est tout. Pour moi un peu court et bien trop léger pour me convaincre.
Tout aussi bien d’ailleurs, cet article aurait pu être écrit par Christine Boutin.
Même logique. Même argument. Rien que pour ça, je le trouve suspect d’avance.
Le féminisme qui se construit sur de la morale est un féminisme mort d’avance et très dangereux pour les femmes. Car il se retourne en deux secondes et peut-être tout à fait repris contre les femmes.
Quant aux sites porno, ils sont aussi variés que peut l’être la sexualité humaine. Car il en faut vraiment pour tout les goûts et pour faire de la thune les pornographes l’ont compris faut savoir toucher tous les publics, c’est la loi du marché qui veut ça.
Donc de dire que le porno se réduit à ça ou à ci c’est vraiment faire preuve d’ignorance.
Et puis quand même, ÉTANT LA SEULE ICI à regarder du porno je trouve assez drôle que des gens qui ne regardent pas de porno viennent me dire ce que le porno propose ou pas !
Ca me fait vraiment marrer. Y’a comme qui dirait un truc qui cloche dans l’argumentaire à la base, non ?
Ce que le porno propose je le sais et bien mieux que n’importe qui ici.
Hihihi.
Etant féministe, je suis assez intransigeante et je pourrais tout à fait regarder du porno en disant // à ça, y’a que des scènes de domination etc. et d’humiliation des femmes etc.
C’est quelque chose que je n’hésiterai pas à dire sans scrupule parce que sur le sujet je n’ai aucun scrupule.
Or il se trouve qu’il n’y a vraiment pas que ça. Je l’ai vérifié, constaté. Sur le terrain. En usager. Contrairement à vous tous.
Donc c’est quelque chose que je ne peux pas dire. Contrairement à vous tous.
Et puis, il faut le savoir le féminisme moralisant n’a jamais eu sur le plan historique que des effets néfastes.
Je ne fais bien sûr pas parti de ce féminisme là. C’est sans doute ce qui me différencie de vous.
J’ai appris sur les bancs de l’université qu’on n’étudie pas, qu’on ne dissèque pas une culture patriarcale comme ça.
Jocelyne pour moi n’a pas du tout le niveau pour faire ce type d’article. Qu’elle se contente de son féminisme militant.
Parceque dès qu’elle touche à la culture, on dirait Eric Zemmour qui s’exprime. Ca maquen vraiment de qualités et de connaissance.
Quand je dis que les anarchistes ne sont pas féministes je confirme.
mai 3, 2008 à 10:54
Quant à chercher à m’associer à tel ou tel féminisme arbitrairement,
je trouve cette démarche idéologiquement très très patriarcale.
Je vois wildo que tu n’as pas dépassé ta misogynie et que tu portes en toi de bons vieux réflexes à papa…
Sans doute l’origine de cette nécessité pour toi est identique à celles qu’ils avaient : une bonne et vieille peur des femmes quand elles les dépassent…
Mettre les femmes dans des cases bien définies, bien enfermées a toujours été l’objectif principal des hommes effrayés. Et le tien aussi. Tu vois Wildo, tu leur ressembles bien plus que tu ne crois.
Sur le sujet d’ailleurs je te précise : je n’appartiens idéologiquement ni à “l’école” ovidie ni à l’école transgenre machin.
Donc, coulé.
Mais essaye encore, puisque tu en as besoin.
Je t’apporte un indice : c’est sur que la politique du mâle (cité ici ) m’inspirera toujours plus que cet article de Jocelyne. Parce que je le répète : quand on tente de décortiquer une culture patriarcale (même sur deux lignes), on ne fait pas appel à son sens moral comme elle l’a fait dans le texte à coup d’arguments suspects.
Les articles à la Jocelyne ne servent qu’à nourrir les Christine Boutin and co.
Par contre à l’opposé de ce féminisme là, des livres comme la politique du mâle eux ont une vraie démarche féministe au sens où ils savent se tenir. Ils savent de quoi ils parlent et ils ont intellectuellement les moyens de leur ambition.
Cette Jocelyne est totalement dépassée par son sujet. Ce qui veut dire qu’elle ambitionne sans les moyens intellectuels derrière. Donc elle remplit à coup de moral et d’apriori.
Je trouve ça très dangereux.
Quant on étudie la culture patriarcale, c’est un peu court. Et totalement irrecevable.
Cette Jocelyne est une féministe de terrain, sans doute militante.
Décortiquer la société sur le plan idéologique ne se fait jamais PAR CE FÉMINISME LÀ.
SI ELLE SOUHAITE ÉTUDIER EL PORNO ET LA CULTURE AMBIANTE, QU’ELLE AILLE À LA FAC ET QU’ELLE L’ÉTUDIE VRAIMENT DE PRÈS. SUR PLUSIEURS ANNÉES. DANS SON ÉVOLUTION… EN L’ESPÈCE QU’ELLE S’ÉLOIGNE DU TERRAIN MILITANTS ET DES ANARCHISTES POUR SE DONNER LES MOYENS CÉRÉBRAUX DE SES AMBITIONS.
mai 3, 2008 à 10:57
SINON ELLE NE NOURRIRA À LONG TERME QUE LA DROITE CATHOLIQUE. CE SONT DES GENS COMME ELLES QUI POURRISSENT LE FÉMINISME FRANçAIS.
mai 3, 2008 à 11:20
Et pour finir je dirai que je préfère tout de même des démarches “féministe” type Ovidie même foireuses que des démarches “féministes” type Jocelyne qui ne servent à qu’à moraliser en tentant l’éradication d’un milieu ou qui portent un jugement moral sur ce monde.
Etre féministe ne signifie pas être moral. Ceux qui confondent l’un avec l’autre font fausse route.
Jocelyne manque de pragmatisme et c’est important, elle refuse intellectuellement d’admettre que ces milieux ont une raison d’exister. Eradiquer, censurer reste sa seule solution dans le sous -texte.
Elle ne propose que ça.
Les Ovidie and co avec les moyens qu’elles ont et leur vécu questionnent et expérimentent. C’est une démarche vraiment d’une autre qualité qui rentre dans une logique de proposition.
En ce sens, il y a pragmatisme et donc quelque chose d’amorcé.
Sur le plan intellectuel je préfère nettement ça.
Des comme Jocelyne on en a des milliers (surtout à droite et à l’extrème droite). Ces gens n’ont jamais rien fait pour l’amélioration de la condition des femmes. Ils travaillent au nom de la moral et finalement leur moral reste très limitante.
Des comme Ovidie sont plus rares.