D’autres lectures m’ont entraînée à retarder celle de ces derniers chapitres de “Pouvoir et violence sexiste” D’Andrea Dworkin.
Et je dois dire que ces quelques pages ont perturbé largement mon sommeil. Impossible de m’endormir sans m’acquitter de ce qui venait alors de s’imposer comme une impérieuse nécessité. Ces lignes de Dworkin, sont venues me brutaliser avec une âpreté comparable à celle du regard que l’on pose sur le traître (ces longues heures de veille à taper une à une chaque lettre de ce large extrait, m’apaiseront peut-être de ce que je ressens comme ma profonde indignité). Je déteste l’indulgence avec laquelle j’ai abordé ce débat concernant la pornographie. J’ai honte de ma lâcheté et de ma complaisance qui m’ont entraînée à m’éloigner des fondamentaux de mon combat politique, ces égarements formalistes dans lesquels j’ai accepté de museler la voix de ma révolte et avec elle, mon rêve d’une révolution. Accepter de considérer un système d’exploitation tel que celui de la pornographie comme plus respectable sous prétexte que certaines femmes s’en sortent moins mal que d’autres, c’est une compromission intolérable. Avez-vous déjà lu les témoignages des femmes sorties du marché de la pornographie? Ils sont comparables à ceux des femmes utilisées dans la prostitution. Et comme le dit Dworkin, l’acteur pornographique ne peut en aucun cas être mis au même niveau que l’actrice, pas dans un système patriarcal.
Pour répondre à “Marianne”, avant de lui répondre plus largement par la voix de Dworkin, être de gauche ce n’est pas négocier avec le pouvoir, c’est le terrasser!
Je sais un peu plus aujourd’hui pourquoi, sinon pour le seul motif révolutionnaire d’aider une femme de gauche à devenir présidente, je ne voterai plus jamais socialiste. Mon féminisme me défriche le chemin de ma gauche. Je ne veux plus me compromettre dans le soutien d’une gauche complaisante, mon ambition politique sera à la mesure de mon féminisme désormais, mon choix est fait : elle sera Révolutionnaire!

Mauvaise herbe

POUVOIR ET VIOLENCE SEXISTE (extraits)

(…) Le thème principal de la pornographie comme genre est le pouvoir masculin, sa nature, son ampleur, son usage, son sens. Le pouvoir masculin, tel qu’il s’exprime dans et par la pornographie laisse discerner plusieurs motifs distincts mais entrelacés, qui se consolident : le pouvoir du soi, le pouvoir physique exercé sur et contre les autres, le pouvoir de la terreur, le pouvoir de nommer, le pouvoir de propriété, le pouvoir de l’argent et le pouvoir du sexe. Ces motifs du pouvoir masculin sont intrinsèques à la substance et au mode de production de la pornographie, et les modalités de la pornographie sont les modalités du pouvoir masculin. L’harmonie et la cohérence des valeurs haineuses, valeurs perçues par les hommes comme neutres et normales lorsque appliquées aux femmes, sont ce qui caractérise le message, la chose et l’expérience de la pornographie.
Les motifs du pouvoir masculin s’incarnent dans la forme et dans le contenu de la pornographie, dans le contrôle économique et la répartition de la richesse qui caractérisent l’industrie, dans l’image ou dans le récit en tant qu’objet, dans le photographe ou le rédacteur en tant qu’agresseur, dans la critique de l’intellectuel qui, en nommant, assigne la valeur, dans l’utilisation concrète faite des modèles, dans l’application de ce matériau dans ce qu’on appelle la vraie vie (que les femmes se voient ordonner de considérer comme distincte du fantasme) . Un sabre qui pénètre un vagin est une arme; l’est aussi la caméra ou la plume qui le représentent; l’est aussi le pénis auquel le sabre sert de substitut (en latin, vagina signifie littéralement “fourreau”). Les personnes qui fabriquent l’image sont également des armes, tout comme les hommes déployés à la guerre deviennent personnellement des armes. Ceux qui défendent ou protègent l’image sont, au même sens, des armes.

Les valeurs inhérentes à la production pornographique sont aussi manifestes dans tout ce qui l’entoure. La valeur accordée aux femmes dans la pornographie est un thème accessoire, dans la mesure où la dégradation des femmes existe pour postuler, exercer et célébrer le pouvoir masculin. En dégradant les femmes, le pouvoir masculin est avant tout soucieux de lui même, de sa perpétuation, de son expansion, de son intensification et de son élévation. Dans son essai sur le Marquis de Sade, Simone de Beauvoir décrit la sexualité de Sade comme “autiste”. Elle fait du mot un usage figuratif puisqu’un enfant autiste n’a pas besoin d’un objet extérieur à violenter (la plupart des enfants autistes sont de sexe masculin). Le pouvoir masculin exprimé dans la pornographie est autiste au sens où Beauvoir applique le mot à Sade: il est violent et obsédé de lui même; aucune perception d’un autre être n’arrive jamais à modifier son comportement ou a le persuader d’abandonner la violence comme forme d’auto-gratification.

Le pouvoir masculin est la raison d’être de la pornographie; la

dégradation de lafemme est la façon de réaliser ce pouvoir.

Prostitution et domination masculine

En 1992, Dworkin interpelle les universitaires sur le fossé entre leur réalité et celle des femmes en prostitution lors d’une conférence organisée par la faculté de droit de l’Université du Michigan: “Prostitution: From Academia to Activism.”

C’est un grand honneur pour moi que d’être ici aujourd’hui avec mes amies et mes paires, mes soeurs au sein de ce mouvement.

Mais je ressens aussi d’énormes déchirements à être ici, parce qu’il est très difficile de penser à ce qu’on peut dire de la prostitution dans un cadre universitaire.

Les a priori du monde universitaire arrivent à peine à imaginer la réalité de la vie des femmes en prostitution. La vie universitaire a pour prémisses la notion qu’il existe un demain et un surlendemain et une journée après cela; ou que l’on peut se mettre à l’abri du froid et étudier; ou qu’il existe un certain discours à propos des idées et qu’on dispose d’une année de liberté où exprimer des désaccords sans y risquer sa vie. Ces prémisses sont la réalité quotidienne des personnes qui étudient ou qui enseignent ici. Mais elles sont l’antithèse même de la vie des femmes qui sont en prostitution ou qui y ont été.

Si vous avez été en prostitution, vous n’avez pas demain à l’esprit parce que demain, c’est très très loin. Vous ne pouvez prendre pour acquis que vous serez encore vivante dans la minute qui vient. Vous ne le pouvez pas et vous ne le faites pas. Si vous le faites, vous êtes stupide, et être stupide dans le monde de la prostitution, c’est être blessée, c’est être morte. Aucune femme qui est prostituée ne peut se permettre d’être stupide au point de prendre demain pour acquis.

Je ne peux réconcilier ces différentes prémisses. Je peux seulement vous dire que les prémisses de la femme prostituée sont les miennes. C’est sur leur base que j’agis. C’est sur elles que mon travail est basé depuis toutes ces années. Je ne peux accepter -parce que je ne peux croire- les prémisses du féminisme issu de l’université: le féminisme qui dit que nous allons écouter toutes les parties, année après année, et qu’ensuite, un jour, dans l’avenir, par quelque processus que nous n’avons pas encore trouvé, nous allons décider de ce qui est juste et de ce qui est vrai. cela n’a aucun sens pour moi. On me dit que cela a du sens pour beaucoup d’entre vous. Je parle en travers du plus large fossé culturel de ma vie. Il y a vingt ans que j’essaie de parler en travers de ce fossé, avec un succès que je qualifierais de marginal.


Je veux nous ramener aux éléments de base. La prostitution: qu’est-ce que c’est?

C’est l’utilisation du corps d’une femme pour du sexe par un homme; il donne de l’argent, il fait ce qu’il veut. Dés que vous vous éloignez de ce que c’est réellement, vous vous éloignez du monde de la prostitution pour passer au monde des idées.

Vous vous sentirez mieux; ce sera plus facile; c’est plus divertissant: il y a plein de choses à discuter, mais vous discuterez d’idées, pas de prostitution. La prostitution n’est pas une idée. C’est la bouche, le vagin, le rectum, pénétrés d’habitude par un pénis, parfois par des mains, parfois par des objets, pénétrés par un homme et un autre et encore un autre et encore un autre et encore un autre. Voilà ce que c’est.

Je vous demande de penser à vos propres corps -si vous arrivez à vous abstraire du monde que les pornographes ont créé dans vos esprits, celui où flottent un aplat, sans vie, des bouches, des vagins et des anus de femmes. je vous demande de penser concrètement à vos propres corps, utilisés de cette façon. Est-ce sexy? Est-ce agréable? Les gens qui défendent la prostitution et la pornographie veulent que vous ressentiez un petit frisson pervers à chaque fois que vous pensez au fait de plonger un objet dans une femme. Je veux que vous ressentiez ses tissus délicats que l’on maltraite ainsi. Je veux que vous ressentiez ce qu’on ressent quand cela se produit encore et encore et encore et encore et encore et encore et encore; parce que c’est cela la prostitution. La répétition vous tuera si ce n’est pas l’homme qui le fait.

Voilà pourquoi - du point de vue d’une femme qui est en prostitution ou d’une femme qui a été en prostitution- les distinctions que font d’autres gens entre l’événement qui a lieu au Plaza Hotel et celui qui a lieu à un endroit moins élégant ne sont pas les distinctions qui comptent. Ces perceptions sont irréconciliables, leurs prémisses irréconciliables. Pourtant, dites-vous, les circonstances doivent bien avoir de l’importance. Non, elles n’en ont pas, parce que nous parlons de l’utilisation de la bouche, du vagin et du rectum. Les circonstances n’atténuent pas, ne modifient pas ce qu’est la prostitution.

Alors, plusieurs d’entre nous disons que la prostitution est intrinsèquement violente. je tiens à être claire: je vous parle de la prostitution en soi, sans autre violence, sans violence supplémentaire, sans qu’une femme soit frappée, sans qu’une femme soit bousculée. La prostitution à elle seule constitue de la violence contre le corps d’une femme. Celles d’entre nous qui disons cela sont accusées de simplisme. Mais la prostitution est très simple. Et si vous ne la regardez pas simplement, vous ne la comprendrez jamais. Plus vous viserez une pensée complexe, plus vous prendrez vos distances de la réalité -plus vous serez en sécurité, plus vous serez heureuses, plus vous aurez de plaisir à discuter du thème de la prostitution.


Dans la prostitution, pas une femme ne demeure entière. Il est impossible d’utiliser un corps humain de la façon dont le corps des femmes est utilisé en prostitution et d’avoir encore un être humain entier au bout du compte, ou au milieu ou près du début. Et pas une femme ne redevient entière plus tard, après.

Les femmes qui ont été violentées dans la prostitution ont des choix à faire. Vous avez vu ici des femmes très courageuses poser certains choix très importants: utiliser ce qu’elles savent, essayer de vous communiquer ce qu’elles savent. Mais personne de redevient entière parce qu’on vous en enlève trop quand l’invasion a lieu à l’intérieur de vous, quand la brutalité a lieu sous votre peau. Chacune d’entre nous essaie si fort de communiquer aux autres cette douleur.

Nous plaidons, nous tentons des analogies. La seule analogie qui me vienne à l’esprit concernant la prostitution est que ça ressemble plus à un viol collectif qu’à quoi que ce soit d’autre.

Oh! Dites-vous, mais le viol collectif, c’est tout à fait autre chose!

Une femme innocente déambule dans la rue et elle est agrippée par surprise… Toutes les femmes sont agrippées par surprise. Une prostituée est, dans sa vie, agrippée par surprise encore et encore et encore et encore. Son viol collectif est ponctué par un échange d’argent, c’est tout.

C’est la seule différence.

Mais l’argent a une qualité magique, n’est-ce pas?

Vous donnez de l’argent à une femme et soudain, quoi que vous lui ayez fait, elle l’a voulu, elle l’a mérité.

Pourtant, nous comprenons la dynamique du travail masculin. Nous comprenons que les hommes font des choses qu’ils n’aiment pas en échange d’un salaire. Lorsque les hommes vivent un travail d’usine aliénant, nous ne disons pas que l’argent transforme l’expérience pour eux de sorte qu’ils ont aimé cela, qu’ils ont eu du plaisir et, en fait, qu’ils n’aspiraient à rien d’autre. Nous voyons la routine, l’absence d’horizon; nous reconnaissons que la vie d’un homme devrait sûrement valoir mieux que cela.

La fonction magique de l’argent est genrée, en ce sens que les femmes ne sont pas censées avoir de l’argent, parce que, quand les femmes ont de l’argent, on présume que les femmes peuvent faire des choix, et un des choix que peuvent faire les femmes est celui de ne pas être avec les hommes. Et si les femmes font le choix de ne pas être avec eux, alors les hommes seront privés du sexe auquel ils ont le sentiment d’avoir droit. Et s’il est nécessaire que toute une classe de personnes soit traitée avec cruauté, indignité et humiliation, placée en condition de servitude, pour que les hommes puissent avoir le sexe auquel ils pensent avoir droit, alors c’est ce qui arrivera. Voilà l’essence et le sens de la domination masculine. La domination masculine est un système politique.


Il est toujours extraordinaire, quand on regarde cet échange d’argent, de réaliser que dans l’esprit de la plupart des gens, l’argent vaut plus que la femme. Les dix dollars, les trente dollars, les cinquante dollars valent beaucoup plus que sa vie entière. L’argent est réel, plus réel qu’elle.

L’argent permet à l’homme d’acheter une vie humaine et d’effacer sans importance de tous les aspects de la reconnaissance civique et sociale, de la conscience et de la société, des protections de la loi, de tout droit de citoyenneté, de tout concept de dignité humaine et de souveraineté humaine. Cinquante maudits dollars permettent à n’importe quel homme de faire cela.

Si vous deviez chercher une façon de punir les femmes d’être des femmes, la pauvreté suffirait. La pauvreté est dure. Elle fait mal. Ces salopes regretteraient d’être des femmes. C’est dur d’avoir faim. C’est dur de ne pas avoir un logis vivable.

On se sent vraiment désespérée. La pauvreté est toute une punition. Mais la pauvreté ne suffit pas, parce que la pauvreté à elle seule ne fournit pas aux hommes un bassin de femmes à baiser sur demande.

Si affamées que soient les femmes, la pauvreté ne suffit pas à créer ce bassin de femmes. Alors, dans différentes cultures, les sociétés s’organisent différemment pour obtenir le même résultat: non seulement les femmes sont-elles pauvres, mais la seule chose de valeur que possède une femme est ce qu’on appelle sa sexualité, qui, en même temps que son corps, a été transformée en produit marchand. Ce qu’on appelle sa sexualité, devient la seule chose qui ait de l’importance; son corps devient la seule chose que quiconque veuille acheter.

On peut alors formuler un a priori: on peut tenir pour acquis que si elle est pauvre et a besoin d’argent, elle vendra du sexe. L’a priori peut être faux. L’a priori ne crée pas à lui seul le bassin de femmes prostituées. Il faut plus que cela. Dans notre société, par exemple, dans la population des femmes qui sont aujourd’hui prostituées, nous avons des femmes qui sont pauvres, issues de familles pauvres; elles ont aussi été victimes d’agressions sexuelles dans l’enfance, d’inceste en particulier; et elles sont maintenant sans abri.

L’inceste est la filière de recrutement. C’est là qu’on envoie la fille pour lui apprendre comment faire. Donc, bien sûr, on n’a pas à l’envoyer nulle part, elle y est déjà et elle n’a nul autre endroit où aller. On l’entraîne. Et l’entraînement est spécifique et il est crucial: on l’entraîne à ne pas avoir de véritables frontières à son propre corps, à être bien consciente qu’elle n’est valorisée que pour le sexe, à apprendre au sujet des hommes ce que l’agresseur, l’agresseur sexuel, lui apprend. Mais même cela ne suffit pas puisque, après l’entraînement, elle s’enfuit et se retrouve dans la rue, sans abri, itinérante. L’une et l’autre de ces formes de destitution doit avoir lieu pour la plupart des femmes en prostitution.

J’ai beaucoup réfléchi, ces dernières années, à ce que signifie l’itinérance pour les femmes. Je crois qu’il s’agit, littéralement, d’une condition préalable, comme l’inceste et la pauvreté aux Etats-Unis, servant à créer une population de femmes qui peuvent être prostituées. Mais être sans abri a un sens plus vaste. Demandez-vous où n’importe quelle femme dispose réellement d’un abri. Aucune enfant n’est à l’abri dans une société où une fillette sur trois va être agressée sexuellement avant d’atteindre dix-huit ans.

Aucune épouse n’est à l’abri dans une société où des statistiques récentes semblent indiquer qu’une femme mariée sur deux est violentée ou l’a déjà été.

Nous sommes les ménagères, nous aménageons et entretenons des abris, mais nous n’y avons pas droit nous-mêmes. Je crois que nous avons eu tort de dire que la prostitution était une métaphore. Je crois que chaque femme est dépossédée d’un lieu de vie qui soit sécuritaire, qui lui appartienne en propre, un lieu de souveraineté non seulement sur son propre corps mais sur sa vie sociale concrète, que ce soit en famille ou entre amies. Dans la prostitution, une femme demeure sans abri.

Mais il y a quelque chose de très particulier au sujet de l’état de prostitution, quelque chose que j’aimerais tenter d’aborder avec vous.

Je veux souligner que dans ces conversations, ces discussions au sujet de la prostitution, nous cherchons toutes un langage. Nous cherchons toutes des façons de dire ce que nous savons et aussi de découvrir ce que nous ne savons pas. Il existe dans la classe moyenne un a priori selon lequel on sait tout ce qui vaut la peine d’être su. La plupart des femmes prostituées ont pour a priori, elles, que l’on ne sait rien qui vaille la peine d’être su. En fait, ni l’une ni l’autre de ces prémisses ne sont vraies. Ce qui importe ici, c’est de tenter d’apprendre ce que sait la femme prostituée, parce que cela a une valeur immense. Ce qu’elle sait est vrai et cela a été dissimulé. Cela a été dissimulé pour une raison politique: l’apprendre, c’est se rapprocher un peu d’une façon de démanteler le système de domination masculine qui pèse sur nos vies à toutes.

Je crois que les femmes prostituées vivent une forme spécifique d’infériorité. Les femmes sont en général considérées comme sales. La plupart d’entre nous vivons cela comme une métaphore et, oui, quand les choses vont vraiment mal, quand arrivent les choses terribles, quand une femme est violée, quand une femme est battue, oui, vous reconnaissez alors que votre vie de classe moyenne est sous-tendue par des préjugés qui vous tiennent pour sale du seul fait d’être une femme. Mais une prostituée vit littéralement cette condition de la femme sale. Il n’y a pas de métaphore. Elle est la femme souillée, en ce sens que chaque homme qui lui monte dessus y laisse une partie de lui même. Elle est également la femme qui, dans le système de domination masculine, a une fonction purement sexuelle, de sorte que, dans la mesure où les gens considèrent la sexualité comme sale, les gens considèrent les femmes prostituées comme de la saleté.

Cependant, la femme prostituée n’est pas statique dans cet état de souillure. Elle est contagieuse. Contagieuse parce qu’un homme puis un autre puis un autre éjacule sur elle et puis s’en va. Par exemple, quand les gens parlent du sida, la femme prostituée est perçue comme la source de l’infection. Ce n’est qu’un exemple particulier. Car la femme prostituée est généralement perçue comme la source et l’origine de tout ce qui est mauvais, qui va mal et qui est pourri au sujet de la sexualité, au sujet de l’homme, au sujet des femmes. Elle est perçue comme quelqu’une qui mérite d’être punie, non seulement à cause de ce qu’elle “fait” - et je mets le mot fait entre guillemets parce qu’il s’agit surtout de choses qu’on lui fait- mais à cause de ce qu’elle est.

Ce qu’elle est, c’est, bien sûr, l’incarnation ultime de la femme anonyme. Les hommes adorent cela. Alors qu’elle en est à son vingt-quatrième pseudonymes -chérie, baby, poulette, tartelette, quel que soit le truc de marketing de la semaine chez les pornographes - son anonymat dit à l’homme: “Elle n’est pas réelle, je n’ai pas à traiter avec elle, elle n’a même pas de nom de famille, je n’ai pas à me souvenir de qui elle est, elle n’est personne de particulier pour moi, elle est l’incarnation générique de la femme”. Elle est perçue comme, traitée comme - et je veux que vous vous souveniez de cela, c’est réel- de la glu vaginale. Elle est sale, beaucoup d’hommes sont passés par là. Il y a eu beaucoup de sperme, beaucoup de lubrifiant vaginal. Cela est viscéral, réel, c’est cela qui se passe vraiment.

Son anus est souvent déchiré par la pénétration anale, il saigne.

Sa bouche est un réceptacle pour le sperme, c’est ainsi qu’elle est perçue et traitée.

Toutes les femmes sont considérées comme sales à cause du sang menstruel, mais elle saigne à d’autres moments, à d’autres endroits. Elle saigne parce qu’on lui a fait mal, elle saigne et son corps porte des ecchymoses.

Lorsque les hommes utilisent les femmes dans la prostitution, ils expriment une haine absolue pour le corps des femmes.

Ce sentiment est aussi absolu que tout ce qui existe ou a jamais existé sur terre.

C’est un mépris si profond, si profond que toute une vie humaine s’en trouve réduite à quelques orifices sexuels et que l’homme peut faire tout ce qu’il veut.

D’autres femmes qui sont à cette conférence vous l’ont dit, et je veux que vous le compreniez, que vous les croyiez: c’est vrai.

Il peut faire tout ce qu’il veut. Elle n’a aucun recours. Il n’y a pas de policier auquel porter plainte; le policier peut bien être l’homme qui lui fait cela. L’avocat qu’elle va voir veut se faire payer en nature. Lorsqu’elle a besoin de l’aide d’un médecin, elle découvre encore un client.

Comprenez-vous? Elle n’est, littéralement, rien.

Il arrive à beaucoup d’entre nous de vivre des situations où nous avons l’impression de compter pour rien, où nous savons que quelqu’un nous considère comme rien ou moins que rien, sans valeur, mais pour une femme en prostitution, c’est la réalité qu’elle vit jour après jour.

Lui, le champion, le héros, l’homme de la situation, il est occupé, entre temps, à se lier à d’autres hommes par l’utilisation qu’il fait du corps de cette femme.

Une des raisons pour lesquelles il est là est qu’un homme a été là avant lui et qu’un homme sera là après lui.

Ce n’est pas de la théorie. Quand vous le vivez vous constatez que c’est vrai.

Les hommes se servent du corps des femmes dans la prostitution et dans le viol collectif pour communiquer entre eux, pour exprimer ce qu’ils ont en commun.

Et ce qu’ils ont en commun, c’est le fait de ne pas être cette femme.

Elle devient donc pour chacun le véhicule de sa masculinité et de son homoérotisme, et il se sert des mots pour le lui dire.

Il partage avec d’autres hommes le caractère sexuel des mots, comme celui des actes, dirigés contre elle.

Tous ces mots obscènes sont simplement les mots qu’il utilise pour lui dire ce qu’elle est. (Et j’ ajoute que, du point de vue de n’importe quelle femme qui a été prostituée - si elle devait exprimer ce point de vue, ce qu’elle est peu susceptible de faire- le combat que mènent les artistes masculins pour le “droit” d’utiliser des mots obscènes est une des blagues les plus tordues et les plus cruelles au monde parce qu’il n’existe aucune loi, aucune règle, aucune étiquette, aucune courtoisie qui arrête aucun homme d’utiliser chacun de ces mots contre n’importe quelle femme prostituée; et les mots ont le mordant qu’ils sont censés avoir, parce qu’en fait, ils décrivent cette femme). Elle est jetable. C’est drôle: elle n’a pas de nom. Elle est une bouche, un vagin et un anus - qui a besoin d’elle en particulier quand il y en a tant d’autres? Quand elle meurt, à qui manque-t-elle? Qui la pleure? Quand elle disparaît, est-ce que quelqu’un part à sa recherche? Je veux dire, qui est-elle?

Elle n’est personne.

Historiquement, lors du génocide, par exemple, les nazis ont qualifié les Juifs de poux et ont dit: nous allons les exterminer. Dans l’histoire du massacre des peuples indigènes des Amériques, les décideurs ont dit: ce ne sont que des poux, tuez-les. Catharine MacKinnon a qualifié tantôt de “nettoyage sexiste” (gender cleansing) l’assassinat des femmes prostituées. Elle a raison.

Les femmes prostituées sont les femmes qui sont là, offertes à la tuerie gynocidaire. Et les femmes prostituées sont tuées tous les jours, sans que nous ayons l’impression de faire face à quelque chose qui soit de l’ordre d’une urgence.

Pourquoi le ferions-nous? Elles ne sont personne.

Quand un homme tue une prostituée, il se sent vertueux. C’est un meurtre commis par vertu. Il vient d’éliminer de la saleté, et la société lui dit qu’il a raison.

Il existe aussi un genre particulier de déshumanisation vécue par les femmes qui sont prostituées. Oui, toutes les femmes vivent le fait d’être des objets, d’être traitées comme des objets. Mais les femmes prostituées sont traitées comme un type particulier d’objet, à savoir une cible. Une cible n’est pas n’importe quel objet. On peut prendre relativement soin de certains objets que l’on a à la maison. Mais une cible, on la prend d’assaut. On lui plante la fléchette dans le trou. C’est à cela que sert la prostituée. Cela devrait nous apprendre le niveau d’agression qui entre dans ce que fait un homme lorsqu’il cherche, trouve et utilise une femme prostituée.

Un des déchirements que je ressens à parler ici, à être ici, est ma crainte que la moindre chose un tant soit peu abstraite que je dirai détournera immédiatement l’esprit de tout le monde du problème fondamental. Et le problème fondamental, c’est ce qui est fait aux femmes qui sont en prostitution, ce qu’est la prostitution exactement. Mais je dois prendre ce risque parce que je veux vous dire que vous ne pouvez penser à la prostitution à moins d’être prêtes à penser à l’homme qui a besoin de baiser la prostituée. Qui est-il? Que fait-il? Que veut-il? Que lui faut-il?

Il est tout le monde. je veux que vous preniez une heure de votre temps, ce lundi.

Je veux que vous parcouriez votre école et je veux que vous regardiez chaque homme. Je veux que vous le déshabilliez des yeux. Je veux que vous le voyiez la queue rigide. Je veux que vous l’imaginiez couché sur une femme, avec de l’argent sur la table à côté d’eux. Chaque homme: le doyen de cette faculté de droit, les professeurs, les étudiants, tout le monde.

Si vous vous rendez au département d’urgence d’un hôpital, je veux que vous le fassiez. Si vous avez un infarctus, je veux que vous le fassiez avec le médecin qui s’occupera de vous. Parce que voilà le monde où vivent les femmes prostituées.

C’est un monde où quoi qu’il vous arrive, il y a toujours un homme de plus qui veut un bout de votre peau. Et si vous avez besoin de quelque chose venant de cet homme, , vous devez lui donner ce bout de peau.

Les hommes qui utilisent les prostituées se croient vraiment grands et vraiment braves. Ils sont très fiers d’eux-mêmes - ils se vantent beaucoup,. Ils écrivent des romans, ils écrivent des chansons, ils écrivent des lois - ils sont très productifs- et ils ont le sentiment d’être très aventureux et héroïques. Et pourquoi croient-ils cela?

Parce que ce sont des prédateurs qui “vont aux femmes” - ils se frottent à une femme qui est sale et ils survivent pour en parler. Oui, merde, ils survivent presque toujours. Quoi qu’ils aient fait, quel que soit le tort qu’ils ont fait à cette femme - ils survivent pour en parler, pour chanter ou écrire à ce sujet, pour signer des reportages télé et des films. Je veux vous dire que ces hommes sont des lâches, que ces hommes sont des brutes, que ces hommes sont des imbéciles que, si ces hommes arrivent à faire ce qu’ils font, c’est à cause du pouvoir de la classe des hommes, un pouvoir qu’ils s’arrogent parce que les hommes utilisent la force contre les femmes. Si vous voulez une définition de ce qu’est un lâche, c’est avoir besoin de réprimer toute une classe de gens de façon à pouvoir leur marcher dessus. Les sociétés sont organisées de façon à fournir aux hommes le pouvoir dont ils ont besoin, celui d’utiliser les femmes comme ils le veulent.

Les sociétés peuvent être organisées de diverses façons et continuer à créer une population de femme qui sont prostituées. Par exemple, aux Etats-Unis, les femmes sont pauvres, les femmes sont surtout les victimes d’inceste, les femmes sont sans abri. dans certaines parties de l’Asie, elles sont vendues en esclavage à l’âge de six mois parce qu’elles sont des femmes. Cela n’a pas à être fait de la même façon partout pour être la même chose.

La domination masculine signifie que la société crée un bassin de prostituées par tous les moyens nécessaires, afin que les hommes aient ce que les hommes ont besoin d’avoir pour garder le dessus, pour se sentir grossir, au sens littéral, au sens métaphorique, à tous les sens.

Et pourtant, les hommes sont notre norme de ce qu’est l’humain. Nous disons vouloir le statut d’êtres humains. Nous disons vouloir qu’ils nous traitent comme des êtres humains. Mais dans une société de domination masculine, ce sont eux qui sont les êtres humains. Je tiens à vous signaler que nous utilisons le mot “humain” au sens métaphorique. Nous ne parlons pas de la façon dont les hommes agissent. Nous parlons d’une idée, d’un rêve, d’une vision que nous avons de ce qu’est un être humain. Nous disons que nous ne voulons pas qu’ils nous marchent dessus; nous disons aussi implicitement qu’ils ne sont pas une norme suffisante de ce qu’est un être humain parce que regardez comme ils nous traitent. Nous ne pouvons vouloir être comme eux parce qu’être comme eux signifie utiliser les gens comme ils utilisent les gens - à la seule fin d’établir leur importance et leur identité.

Ce que je dis c’est que les hommes sont en partie une figure mythologique à nos yeux lorsque nous parlons d’eux comme êtres humains. Nous ne parlons pas de la façon dont les hommes se comportent réellement. Nous parlons de la mythologie qui fait des hommes les arbitres de la civilisation. Notre mouvement politique inclut la compréhension que les qualités humaines que nous attendons d’une vie collective ne sont pas celles que démontre le comportement réel des hommes.

Ce que fait la prostitution des femmes, dans une société de domination masculine, c’est établir un fond social au-dessous duquel il n’y a pas de fond. Et tous les hommes sont au dessus de ce fond. Ils ne sont peut-être pas très loin au dessus, mais même les hommes qui sont prostitués sont au-dessus du fond que définit la condition des femmes et des filles prostituées. Chaque homme vivant dans cette société bénéficie du fait que des femmes sont prostituées, que cet homme-là utilise ou non des femmes en prostitution. C’est une chose qui devrait aller sans dire mais qui doit encore être dite: la prostitution tient à la domination masculine, pas à la nature féminine. C’est une réalité politique qui existe parce qu’un groupe de gens possède et maintient le pouvoir sur un autre groupe de gens.

J’insiste là-dessus parce que je veux vous dire que la domination masculine est cruelle. Je veux vous dire que la domination masculine doit être détruite. La domination masculine mérite qu’on y mette fin, pas simplement qu’on la réforme, pas qu’on la rende un peu plus douce, pas qu’on la rende un peu plus douce pour certaines femmes. Il nous faut regarder le rôle des hommes -l’examiner vraiment, l’étudier, le comprendre- le rôle qu’ils jouent en maintenant des femmes dans la pauvreté et des femmes dans l’itinérance et des filles dans le viol, et donc en créant une classe de prostituées, une population de femmes qui seront utilisées en prostitution.

Il nous faut regarder le rôle que jouent les hommes dans la romantisation de la prostitution, dans l’occultation culturelle de son coût pour les femmes, dans l’utilisation du pouvoir de cette société -le pouvoir économique, le pouvoir culturel, le pouvoir social- pour créer du silence, pour créer du silence entre celles qui ont été blessées, le silence de femmes qui ont été utilisées.

Il nous faut regarder le rôle que jouent les hommes dans la création d’une haine des femmes, dans la création de préjugés contre les femmes, dans l’utilisation de la culture pour soutenir, promouvoir, glorifier et célébrer l’agression des femmes.

Il nous faut regarder le rôle des hommes dans la notion politique d’une liberté qu’ils sont en fait les seuls à pouvoir détenir.

Que-ce que la liberté? Deux mille ans de discours pour arriver à nous en tenir à l’écart. Quel monologue incroyablement complaisant ils se sont payés là!

Il nous faut regarder le rôle des hommes dans la création de systèmes politiques qui asservissent les femmes; et cela signifie qu’il nous faut regarder le rôle que joue les hommes dans la création de la prostitution -les façons dont s’y prennent les forces de l’ordre, dont s’y prennent les journalistes, les avocats, les artistes. Il nous faut connaître les façons dont tous ces hommes se servent des prostituées et, ce faisant, détruisent la dignité humaine des femmes.


Le remède de ce problème est politique. Cela veut dire enlever le

pouvoir aux hommes. C’est une affaire sérieuse, une affaire grave. Ils

ont trop de pouvoir. Ils ne l’utilisent pas correctement. Ce sont des

tyrans. Ils n’ont aucun droit à ce qu’ils possèdent, et cela veut dire

qu’il faut le leur enlever.

Il nous faut leur enlever le pouvoir qu’ils ont de nous utiliser. Il nous

faut leur enlever le pouvoir qu’ils ont de nous faire mal. Il nous faut

leur enlever leur argent.

Ils en ont trop. Tout homme qui a assez d’argent pour le dépenser à

avilir la vie d’une femme en prostitution a trop d’argent. Il n’a pas

besoin de ce qu’il a en poche.

Mais une femme quelque part en a besoin.

Il nous faut leur enlever la domination sociale, qu’ils exercent sur nos

vies. Nous vivons sous une tyrannie de menteurs, d’hypocrites et de

sadiques.

Il va vous en coûter pour les combattre. Il faut les soulever et les

enlever du corps des femmes, les en débarrasser,

me comprenez-vous?

Ce qui est indépassable en matière de prostitution, c’est la

domination masculine. Et c’est à la domination masculine qu’il faut

mettre fin pour que les femmes ne soient plus prostituées.

C’est à vous, a vous d’affaiblir et de détruire chaque institution qui

participe aux façons dont les hommes dominent les femmes. Et ne

vous demandez pas si vous devriez le faire. La question n’est pas si

mais comment. Comment? Faites une chose, au lieu de passer votre vie

à débattre si vous devriez faire ceci ou si vous devriez faire cela et

est-ce qu’ils le méritent vraiment et est-ce vraiment juste?

Juste? Est-ce vraiment juste? Mes chéries, nous pourrions sortir les

mitrailleuses ce soir. Juste? Nous nous brisons le coeur avec ces

questions.

Est-ce juste? Ne respectez pas leurs lois. Non. Ne respectez pas leurs

lois. Il est temps que les femmes créent des lois. J’espère que

Catharine MacKinnon et moi avons donné un exemple. Nous avons

essayé. Il n’existe aucune raison pour qu’une femme, n’importe quelle

femme, où que ce soit au monde joue essentiellement le rôle de

fellatrice du système juridique actuel.

Mais c’est en grande partie ce que l’on vient apprendre à faire dans

les facultés de droit.

Voici, je l’espère, ce que vous retiendrez: le moindre vestige de

hiérarchie sexuelle, le moindre, voudra dire que des femmes, quelque

part, sont en train d’être prostituées. Si vous regardez autour de vous

et que vous voyez la domination masculine, vous savez qu’à un endroit

que vous ne pouvez voir, une femme est en train d’être prostituée,

parce que chaque hiérarchie a besoin d’un échelon de base et la

prostitution est l’échelon de base de la domination masculine. Alors

lorsque vous faites des compromis, lorsque vous acceptez de fermer

les yeux, vous collaborez.

Oui, je sais que votre vie est aussi un jeu mais oui, vous collaborez

-les deux énoncés sont vrais- à la destruction de la vie d’une autre femme.

Je vous demande de faire de vous des ennemies de la domination

masculine, parce-que celle-ci doit être détruite pour que prenne fin le

crime de la prostitution -le crime contre la femme, le crime contre les

droits humains qu’est la prostitution.

Et tout le reste n’a rien à voir: c’est un mensonge, une excuse, une

apologie, une justification. Et tous les mots abstraits sont autant de

mensonges -la justice, la liberté, l’égalité, ce sont des mensonges.

Tant que des femmes sont prostituées, ce sont des mensonges. Vous

pouvez redire ces mensonges et, dans cet établissement, on vous

apprendra comment le faire; ou vous pouvez employer votre vie à

démanteler le système qui crée et puis qui préserve cette agression.

Vous, une personne dotée d’une formation, pouvez vous ranger avec

l’agresseur ou vous pouvez vous ranger avec la rebelle, la résistante,

la révolutionnaire.

Vous pouvez vous ranger avec votre soeur, à qui il fait cela; et si vous

êtes brave, vous pouvez tenter de vous interposer entre lui et elle, de

façon à ce qu’il doive vous passer sur le corps pour l’atteindre. Voilà,

en passant, le sens d’un mot souvent mal utilisé, le mot choix. Voilà

des choix.

Je vous demande de poser un choix

Andrea Dworkin

153 Réponses à “POUVOIR ET VIOLENCE SEXISTE Andrea Dworkin”

  1. wildo a dit :

    Si les mots sont des armes alors ce texte est une bombe atomique … je comprends mieux a quel point il pose problème, car la compromission se situe ici au niveau zéro.
    … clarté absolue dans un raisonnement imparable.
    Pas de méthode alambiquée ou de rhétorique creuse. On est dans le vif du sujet et sa réalité posées de façon tangible dans notre vie de tous les jours.
    C’est d’une efficacité qui laisse pantois.
    Un texte comme un drapeau, une arme de construction massive ;-)

    Merci, MauvaiseHerbe d’avoir pris du temps pour coucher ces extraits.

  2. semaphore a dit :

    “Si vous voulez une définition de ce qu’est un lâche, c’est avoir besoin de réprimer toute une classe de gens de façon à pouvoir leur marcher dessus.”

    Juste ce désir de souligner…et exprimer mes remerciements pour cet extrait de “Pouvoir et violence sexiste” que je tiens entre les mains, enfin!… Depuis ce jour

  3. Jevoudraisvivrelibreetegale’s Weblog a dit :

    [...] http://mauvaiseherbe.wordpress.com/2008/05/16/pouvoir-et-violence-sexiste-andrea-dworkin/ [...]

  4. Nemesis a dit :

    Quel talent oratoire cette Andrea Dworkin, quel beauté dans l’argumentaire. Elle est comme notre Fuhrer Adolf Hitler dans ses plus grands jours, dénonçant l’oppression du peuple allemand par le vaste complot juif!

  5. wildo a dit :

    C’est sûr que quand on a plus rien à dire un petit Godwin ça meuble vite fait le grand vide sidéral du contre argumentaire ;-)

  6. Nemesis a dit :

    Ma comparaison manque certes d’originalité mais elle est parfaitement correcte : ce texte est structuré de la même façon qu’un discours hitlérien: appel aux émotions du public plutôt qu’à son raisonnement, notamment à la haine de “l’autre” ; généralisations grotesques pour montrer que cet “autre” spécifique est la cause de tous les malheurs de l’auditoire (si un pauvre allemand est oppressé par un riche usurier juif, cela veut dire que tous les allemands sont pauvres, que tous les juifs sont riches et qu’ils se sont entendus entre eux pour oppresser les allemands), une excellente façon de construire une paranoïa ; définition de qui sont les traitres (soit vous participer à notre combat, soit vous faites aussi partie des ennemis à abattre), une bonne façon de construire le fanatisme et de tuer le raisonnement par la peur… et n’oublions pas quelques appels au meurtre pour faire bonne mesure. Et de parlons pas de ce que tout ce texte nous apprends sur les dégoûts pathologiques de l’auteure (c’est correcte comme orthographe féminisée?) (le passage assimilant le pénis à un sabre et à une arme meurtrière est édifiant). Ni du mélange loghorréique entre des sujets sans rapport direct : pornographie, prostitution, pouvoir politique et financier… “si ma femme me quitte c’est parce que je suis pauvre et si je suis pauvre c’est à cause des juifs” est à peu près du même niveau de logique.
    En fait, une analogie produite par un raisonnement plus lucide montrerai que la prostitution est beaucoup plus comparable au trafic de drogue qu’au viol : certains, peut-être même beaucoup de dealers, sont contraints de vendre de la drogue contre leur gré, et cela les avilis car ils font quelques chose que leur morale réprouve. Mais affirmer que tous les dealers, du petit revendeur hasch au mafieux vendant de la cocke à la jet set sont des victimes est simplement grotesque. Et plus grotesque encore d’affirmer que les trafiquants dans leur ensemble sont les victimes des junkies, même si il arrive que des junkies tuent des dealers pour avoir leur dose.
    Mais bon, je donne quelques uns de mes arguments pour la forme et pour le plaisir de jouer les contradicteurs, je n’espère pas que vous soyez suffisamment serein(e)s pour remettre votre fanatisme religieux en question.

  7. wildo a dit :

    Explique moi ce qui aurait du être dit de façon plus “raisonnée” dans le texte de Dworkin, montre moi l’endroit exact qui te gène explicitement, de quoi as tu peur dans ce texte ?
    Au lieu de faire des ronds de jambes avec ton Godwin qui prend l’eau … la comparaison avec le deal de la drogue n’est pas bon, car il n’est pas construit sur l’exploitation sexuelle et la transformation d’un corps en objet direct et à disposition permanente de ce corps. La drogue exploite en premier chef ta propre soumission à l’addiction et te fais rentrer dans un processus d’auto destruction, c’est toi-même qui devient ton propre objet, objet de merde de toi-même. Et de fait le seul point commun qu’on peut trouver avec la drogue en général et l’expoitation sexuelle c’est la notion de dêchet, la notion de merde … ça oui.

  8. Nemesis a dit :

    P.S. : suis-je bête, j’oubliais aussi de parler des chiffres MENSONGES avancés par Dworkin… une fillette sur trois abusée, une femme mariée sur deux violentée… il faut vraiment ne pas savoir compter ou vivre dans un délire paranoïaque pour croire à des chiffres pareils (avancés bien entendu sans citer la moindre source, puisqu’aucune source sérieuse n’avancerait des âneries pareilles).

  9. wildo a dit :

    Les prison françaises comptent dans leur grande majorité des détenus incarcérés uniquement pour des motifs de viols et d’agresions sexuelles de toutes sortes … pas des Al Capones, tu réalise ce que ça veut dire ?
    Quand aux chiffres sur la violence domestique et conjugale, ils existent sur le net, remue toi un peu pour en prendre connaisance.

    Si tu veux qu’on puisse te prendre une minute au sérieux, revois ta copie …

  10. Nemesis a dit :

    Bon, j’ai avancé un point précis qui me permet de démonter ce discours : des chiffres grotesques.
    Deuxième point : la prostitution masculine à l’usage des femmes existe, ce qui démontre que la prostitution n’est pas un système organisé à l’encontre des femmes par les hommes mais un commerce existant des personnes prêtes (ou contraintes) à acheter un rapport sexuel et des personnes prêtes (ou contraintes) à le vendre. L’argument comme quoi les gigolos seraient minoritaires n’est pas recevable : les prostituées aussi sont minoritaires.
    Troisième point : les distorsions pures et simples des faits toutes les deux phrases. Une prostituée n’est pas “agrippé par surprise”, pas plus qu’un marchand n’est agrippé par surprise par un client. Un prostituée donne son consentement (dans la plupart des cas) et n’est donc pas violée. Et dire qu’une prostituée est incapable de donner son consentement, c’est la mépriser et la considérer comme un être essentiellement inférieur, incapable de libre arbitre.
    Etc, etc, etc, tout ça est tellement pauvre qu’on pourrait pondre dix pages de réfutations.
    Ce qui me fait peur dans ce texte? Qu’un tel étalage de folie furieuse puisse être pris par qui que ce soit pour un argumentaire sérieux. Que quelques simples d’esprit croient à cause d’un texte pareil que tous les hommes sont des violeurs et toutes les femmes des oies blanches victimes en posant l’équation grotesque homme = client de prostitué = violeur (chaque signe égale dans cette équation est FAUX). Que ceux et celles qui ont une cervelle relisent ce texte et en tirent leur propre conclusion.
    Bon j’ai fini de m’amuser ici. Bonne continuation.

  11. mauvaiseherbe a dit :

    Cite nous donc des études sérieuses qu’on vérifie l’ampleur du délire de Dworkin (tu risques d’être surpris)

    Pour le reste de ton intervention, à gerber!

    Tu oublies quand même un truc dans ta tentative de comparaison entre le consommateur de prostituées et le consommateur de drogue, c’est que le premier profite d’une complaisance sociale dont ne profite pas le second. Et pourtant, le drogué lui ne s’en prend qu’à lui même.

    Maintenant ton retournement idéologique qui consiste à considérer le groupe oppresseur comme le groupe opprimé, ça en dit assez long sur ton rapport aux femmes. Est-ce le genre d’argument que tu aurais osé opposer aux mouvements abolitionnistes noirs?

    “le passage assimilant le pénis à un sabre et à une arme meurtrière est édifiant”

    Quand le pénis est utilisé comme un outil d’asservissement, de destruction de l’autre, il est logiquement assimilé à une arme oui.

  12. Nemesis a dit :

    “Les prison françaises comptent dans leur grande majorité des détenus incarcérés uniquement pour des motifs de viols et d’agresions sexuelles de toutes sortes … pas des Al Capones, tu réalise ce que ça veut dire ?”
    Oui, ça veut dire que les voleurs sont plus difficiles à attraper.

  13. wildo a dit :

    Tu sors d’ou toi ?
    Tu fais parti des qq putes masculines qui disent
    eh ouais je fais la pute, j’assume et de fait tout le reste du problème de la prostituiton c’est de la gaudriole?
    Les putes de la rue St denis défilaient il y a qq années à cause du principe d’abattage qui leur était imposé … l’abattage c’est prendre jusqu’à 100 client dans une journée … 100 … je te laisse imaginer … qui leur demandait de prendre 100 client ? Le St esprit peut être ?
    et elles protestaient car on ne leur donnait pas le choix - alors oui le libre arbitre c’est pas pour ces putes là …
    Ton contre argumentaire est simpliste, réducteur et en marge de la problématique globale.
    Tu protège ton point de vue perso, tu regarde pas le problème globalement.

  14. mauvaiseherbe a dit :

    “la prostitution masculine à l’usage des femmes existe”

    Dans quelle proportion???

    (Il existe sans doute des noirs racistes, ça change quoi?)

    Pour le reste intéresse toi aux chiffres, la majorité des prostitué(e)s ont été victimes d’inceste ou de viol, étrange que malgré la pauvreté de ton contre-argumentaire, tu ne tiennes pas un instant compte de l’un de ces aspects fondamentaux de l’argumentaire de Dworkin

  15. wildo a dit :

    ““Les prison françaises comptent dans leur grande majorité des détenus incarcérés uniquement pour des motifs de viols et d’agresions sexuelles de toutes sortes … pas des Al Capones, tu réalise ce que ça veut dire ?”
    Oui, ça veut dire que les voleurs sont plus difficiles à attraper.”

    T’as tout juste le niveau de Bob l’éponge toi …
    et encore, je me trouve magnanime …

  16. kaos a dit :

    Merde, moi qui croyais que le texte était mis en ligne pour déconner. Je tombe de haut, vous arrivez à prendre ces délires au sérieux? o_o. Sans déconner, vous vous droguez? Prenez les armes si ça vous chante mais le délire manichéen femme = victime-qui-doit-prendre-les-armes-ou-trahir et homme = violeur-qu’il-faut-abattre et pénétration = viol = meurtre = gynocide, ça va aller.

    C’est pas parce que vous êtes lesbiennes que d’autres femmes n’aiment pas les hommes. C’est incroyable ça…

  17. mauvaiseherbe a dit :

    Tu as raison utilise notre homosexualité pour éviter de remettre en question ton appartenance au groupe dominant. Si nous remplacions dans cette démonstration le mot femme par celui de noir et mettions en parallèle les mécanismes d’asservissement du groupe dominant sur le groupe opprimé, en serais-tu tout autant gêné?

    Maintenant si c’est là tout ce que tu as retenu de ce large extrait, ça me laisse sceptique quant à ton honnêteté intellectuelle. Dworkin dit bien plus que ça, c’est toi qui réduit son propos à ta lecture manichéenne, pas envie et trop la flemme de te faire une explication de texte.

    Mais ton féminisme montre bien ses limites ici.
    Comme ton gauchisme d’ailleurs.

  18. macdougal a dit :

    “Le mythe en question est la scie éculée mais continuellement rabâchée selon laquelle Andrea Dworkin prétendrait que tout rapport sexuel hétéro est un viol. Eh ! bien non, elle ne prétend pas cela ; elle ne l’a jamais écrit ou dit, et l’a nié explicitement quand on lui a posé la question directement. Ce mythe est historique, en un sens, puisqu’il concerne l’issue de certains écrits clés du féminisme de la deuxième vague, durant les décennies 1970 et 1980. Il est d’actualité dans la mesure où le récent décès d’Andrea Dworkin (9 avril 2005) semble avoir relancé pour un tour cette affirmation idiote, qui continue à faire surface sans égard au nombre de fois où elle est démentie. Mais qu’on le perçoive comme du passé ou du présent, ce mythe demeure pure foutaise. ”

    http://www.chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=450

  19. macdougal a dit :

    Il est toujours intéressant de voir la levée de boucliers que provoque Andrea Dworhin . Ses textes ne laissent pas indifférent, et les hurlements qu’ils suscitent reposent sur la mauvaise foi.
    Elle utilise aussi l’émotionnel comme argument, pas le pathos, la parole vraie. Ca touche et dérange. Certes , ce n’est pas du féminisme pailletes , tout à fait rassurant , pour se faire plaisir.
    Curieux, l’homme veut tout voir de la femme, veut du porno… mais un point de vue qui n’est pas androcentré devient impudique, choquant.

  20. mauvaiseherbe a dit :

    Oui… Pas étonnant si elle n’a jamais été traduite en France. Sans l’initiative de Sisyphe, organisation féministe canadienne, ces textes n’auraient jamais été traduits. Et d’ailleurs ils ne sont accessibles que depuis quelques mois.

    Dworkin dérange et c’est bien en cela qu’elle est efficace!

  21. kaos a dit :

    Nan mais je m’en fous, vous pouvez bien foutre le feu au monde si ça peut faire plaisir, c’est pas moi qui vais vous arrêter. C’est gentil de prendre le temps m’excommunier, ça me touche presque, tiens.
    La haine du mâle a l’air tellement ancrée dans vos esprits que ça en devient de la folie furieuse (wildo a quelques longueur d’avance, cela dit). MLK, puisqu’on est dans le parallèle avec le racisme, n’a pas prôné la haine du blanc me semble? X, si, c’est juste, et pourtant, il s’est retiré de Nation of Islam en même temps qu’il a regretté ses mots de haine. Qu’est-ce que tu peux retirer de la haine d’un genre, fut-il dominant?
    Est-ce que l’idée de départ c’était pas un genre de respect mutuel tout ça? Du mitsein, comme qui dirait. Ripostez, oui, détruisez, pourquoi pas, mais polariser les haines de genres, ça a pas grand sens, surtout quand on est du mauvais côté; C’est les groupuscules d’extrême-droite qui tentent de ranimer les haines raciales, pas les militants noirs. C’est juste contraire à leurs intérêts, voire, à certaines époques à leur survie.

    Et puisque qu’en une seule réponse, tu juges déjà bon de me dire que c’est tout ce que je retiens, je vais répondre au reste. je rejoins Nemesis assez largement (jusqu’à avant que wildo le pousse à troller) et je préfère un texte qui réfléchit vraiment - comme ton dernier post - à un brûlot, incendiaire certes, mais qui ne joue que sur le registre émotionnel. Si ça peut vous mettre en colère, disons que c’est déjà ça, mais tant que vous foutez pas sérieusement le boxon, ça reste du vent.
    C’est comme elle dit, Dworkin. Posez donc un choix. Mais que ça reste pas dans votre tête. Il paraît que je peux rien pour vous, alors foutez-donc ce feu, on m’accuserait de vouloir récupérer votre mouvement. Bref. Sans blagues, ce genre de texte, c’est marrant, mais sans réalité derrière, ça vaut que dalle. T’es prête à prendre la mitrailleuse, là, maintenant? Sans attendre? Sans conditions? Si oui, qu’est-ce que t’attends? Va foutre le feu je sais pas où, et revendique.
    Sinon qu’est-ce que ça vaut?
    Sans rire.

  22. kaos a dit :

    En fait vous passez tellement de temps à trouver des “idées qui dérangent” que vous en oubliez que les mots c’est que des mots. Tant que personne ne se bat - et quand je dis ça, ça veut dire physiquement - ça vaut rien.
    Je veux bien vous accordez que des actions sans mots n’ont pas de sens. Mais des mots sans actions n’ont pas de réalité . C’est juste du vent. Alors faites donc votre guerre au lieu de vous balancer de la propagande sans jamais rien en faire, en attendant quelqu’un le fasse peut-être?

  23. macdougal a dit :

    En amont de tous changements, de toutes révolutions, il y a eu des textes, tous types de textes avec tous les types d’arguments.

  24. macdougal a dit :

    “Tant que personne ne se bat - et quand je dis ça, ça veut dire physiquement - ça vaut rien.”

    Tu ne sais pas ce que les gens font.

  25. mauvaiseherbe a dit :

    Attends c’est toi qui parle de haine du mâle.
    Ce texte parle plus exactement de la haine masculine contre les femmes. Ses lieux d’expression, et particulièrement ses mécanismes dans le domaine de la prostitution.
    Réduire cette analyse de Dworkin, analyse sans complaisance, à une haine des hommes c’est déjà une malhonnêteté intellectuelle.
    Maintenant oui elle nomme le consommateur de prostituées pour ce qu’il est.
    Tu voudrais quoi, qu’elle le dise moins radicalement, qu’elle aménage un discours plus audible pour tes oreilles délicates?
    Enfin Dworkin est loin de se contenter du registre émotionnel comme tu dis, elle décortique assez froidement les mécanismes de cette exploitation sexuelle des femmes.

    Maintenant en ce qui concerne, notre révolution, les mots mis en action, c’est toi qui me dis ça? Elle est où la tienne de révolution kaos?
    Maintenant pour ma part sache que je suis prête à les prendre les armes, mais seule ça ne présente pas un grand intérêt. Et tout acte politique doit être précédé d’une conscientisation, et seuls des mots comme ceux de Dworkin, des mots affranchis du protocole dont devrait selon toi être assignée la parole des femmes, au risque d’être accusée de nourrir la haine des sexes etc, ont réellement le pouvoir de forcer cette prise de conscience.

    Je peux te dire que les mots de Dworkin, s’ils non pas encore allumé la mèche que je serre dans le creux de mon poing, m’ont au moins permis de ne plus accepter une seule compromission intellectuelle avec le commerce infect de la prostitution. C’est déjà pas si mal. Je regrette qu’ils n’aient pas eu sur toi les mêmes effets.

  26. kaos a dit :

    HA HA HA HA. “moi je veux bien prendre les armes mais quand la conscientisation sera faite” HA HA HA HA HA. Tu vas vraiment attendre aussi longtemps? T’as dû le remarquer les gens obtus, c’est pas ce qui manque dans ce pays et dans ce monde.

    Et juste pour rire : ” Toutes les femmes sont agrippées par surprise. ” : d’une rigueur aussi froide que dénuée d’émotions, n’est-ce pas. C’est comme des poulets dans des batteries finalement… Surtout pas nuancer, ça corroderait le propos.

    Ah oui et encore une fois je me fous de la délicatesse, mais bon ça l’air d’être un bon paravent derrière lequel se cache ma ’sensibilité’.

    Ah oui et aussi : HA HA HA HA HA HA, une “compromission intellectuelle” d’évitée. Nan, bravo, ta conscience doit te remercier de la protéger aussi bien. C’est parce t’es géniale de nature ou c’est tout un travail de l’esprit qui t’as amené à ce point de pureté?

    Enfin bon, du coup, j’ai ma réponse. Attendre une majorité de ‘conscients’ pour prendre les armes, quel détermination! La ‘démocratie’ doit trembler sur ses bases, dis-moi. Brr. les brigades féministes ont frappé fort : encore une âme sur laquelle le démon ne posera pas sa marque!!

    Nan mais sans blagues quoi… si tu veux faire de la réflexion, fais-le avec des bons textes, pas avec des harangues… Ou alors assume-les. Mais arrête ça, t’es encore plus tiraillée que le PS, là.

  27. mauvaiseherbe a dit :

    Tu n’as pas répondu ELLE EST Où TA RÉVOLUTION KAOS???

    Et oui les femmes prostituées sont agrippées. L’inceste, le viol qui concerne la plupart des femmes prostituées, ne procède pas d’un choix non!

  28. kaos a dit :

    Ah non mais moi, je suis un mâle, donc je suis lâche. T’espères quand même pas te cacher derrière moi?

  29. mauvaiseherbe a dit :

    “les bons textes” sont ceux que tu auras toi même validés dis moi?

    Ton ton paternaliste de révolutionnaire de salle à manger, t’es gentil évite ça!

    Pas besoin de ton approbation pour savoir si un texte à son utilité politique ou non!

    Tu te prends pour qui? Allez montre nous donc ta révolution, tes actes politiques kaos!

  30. kaos a dit :

    Muha Muha. Tes textes merdiques sont merdiques, c’est tout, c’est pas grave. Quel rapport avec le paternalisme? Tu me juges, je juge tes textes, où est le problème? où est la domination?

  31. kaos a dit :

    Tu vas te cacher toute ta vie derrière ta prétendue infériorité? Derrière ma supposée arrogance? T’as vraiment rien de mieux?

  32. kaos a dit :

    Tu vas jouer à la victime et me pointer du doigt ou tu vas te relever et prendre les armes?

  33. mauvaiseherbe a dit :

    Et je réitère oui, la révolution se fait d’abord avec des mots! Ta réaction est une belle illustration d’ailleurs de leurs utilité.

  34. kaos a dit :

    Tu vas me pointer du doigt…

  35. kaos a dit :

    J’aurais dû m’en douter.

  36. mauvaiseherbe a dit :

    Non désolée kaos, tu aimerais ça hein me voir comme une victime, la tienne. Mais il va falloir que tu renonces à tes mécanismes de dominant avec moi, aucune prise!

  37. kaos a dit :

    Nan mais je m’en fous -_-. t’es désespérante. je me fous de te dominer. Qu’est-ce que ça va m’apporter? La gloire et la fortune? Pff… j’te jure.

  38. mauvaiseherbe a dit :

    Bon écoute va cuver… Je manque de patience ce soir, pas envie de jouer avec toi. Ce texte t’a bousculé? je m’en réjouis. C’est un bon début.

  39. kaos a dit :

    “il va falloir que tu renonces à tes mécanismes de dominant avec moi, aucune prise!”
    Tu te rends compte du ridicule de la phrase? La blanche colombe, tout ça… La pureté, toujours pas?
    t’as le droit d’avoir tort tu sais, ça fais pas de toi une victime.

  40. kaos a dit :

    Et en plus tu crois que je suis bousculé -_-
    Si t’avais posé une bombe avec le texte attaché, là, j’aurai été touché, d’une façon ou d’une autre. Mais là… je constate que c’est du vent.

  41. kaos a dit :

    ntrairement à d’autre texte cela dit qui était ouvertement des réflexions ouvertes et pas des vérités assénées jusqu’à la prise d’armes. T’es bien plus dans la première ligne que la seconde, laisse tomber les brutes. C’est mâle de toute façon…

  42. mauvaiseherbe a dit :

    Dans ce cas, si ce n’est que ça, pourquoi cet acharnement?

    Tu te prends pour le Don Quichotte de la toile?

  43. kaos a dit :

    Ah non, j’ai cru une seconde que t’étais moins obtue que la moyenne. Mais je m’ai sûrement gouré, je vais dire que c’est l’âge tiens. Pour rire.

  44. mauvaiseherbe a dit :

    t’esperais m’amadouer avec un sucre?

    La moyenne? quelle moyenne? celle des féministes?

  45. kaos a dit :

    Nonon celle des gens.
    et qu’est-ce que je ferai de toi amadouée? une féministe ‘qui réfléchit et évite des éceuils intellectuels’.
    Tu sers à rien.
    J’ai cru que t’allais t’énerver pour de bon mais finalement même tes textes sur la colère c’est du vent. Dommage. J’aimais bien.

  46. kaos a dit :

    Bon, allez, je vais au dodo. Bonne nuit, je reviendrait te lire un de ces jours.

  47. wildo a dit :

    Pour l’instant je ne connais pas (personnellement) un mec qui supporte le lecture de ce texte … marrant non ?
    … ça joue trop sur l’émotionnel (ça fait deux fois de suite que deux messieurs sont indisposés par l’émotionnel, c’est très intéréssant, parce que le premier est d’extrême droite et le deuxième de gauche et ils ont tous les deux la même réaction de déni manifeste, sans trop d’arguments) … vous voulez pas que ça puisse jouer sur le votre … forcémment ça pue trop et vous vous dites - non moi je ne peux pas venir d’un endroit aussi puant, ça ne me concerne pas, donc ce qui est dit ici je ne peux pas l’entendre, l’accepter encore moins … ça vous parait irréel, hors normes, hors tout … alors que ce texte est juste vrai et dit des choses vraies , tout a fait vraies, avec des mots tout simples … vous savez quoi les deux gaillards ? en face de ce texte vous avez exactement la même réaction de déni que MR et Mmme tout le monde qui ne pouvaient pas croire ce que les déportés ou les soldats racontaient sur les camps Allemands au retour de la guerre … vous avez ici le même type de réaction … c’est pas possible, c’est impossible etc
    C’est du même accabit. Pire, entre les lignes vous ne dénigrez pas seulement l’auteure de ce texte mais la personne qui a osé le mettre en ligne … c’est dingue … vous pouvez toujours siffloter d’être féministe, ce texte est une véritable ligne de démarcation qui permet de mettre en evidence les limites tangibles du “féminisme” dit masculin … mais ça c’est pas une nouveauté pour nous …

  48. wildo a dit :

    C’est sûr que le discours des pétasses comme Badinter c’est tellement plus confortable …

  49. Marianne a dit :

    Je vais juste préciser quelques trucs pour Kaos :

    - Toutes les féministes radicales ne pensent pas comme Dworkin et même beaucoup s’opposent à Dworkin.

    Ne pas faire l’amalgame donc. Il y a des féminismes.

    - Dworkin appartient au féminisme dit puritain.
    Il a pu émerger aux USA parce que c’est une société puritaine dans laquelle ce type de discours trouve échos.

    - N’oublions pas qu’elle était lesbienne et que sa position sexuelle joue sur sa perception du monde.

    Je voulais dire aussi à mauvaise herbe que Dworkin n’est pas traduite en France parce qu’aucun des livres féministes n’est traduit en France. Son discours “révolutionnaire” (c’est relatif) n’est pas à l’origine d’une non traduction. Ce sont TOUS LES LIVRES qui ne sont pas traduits.

    Quant à la révolution c’est sur que là y’a comme un couac… Evidemment, on est en plein anniversaire de mai 68. La bourgeoise se met à rêver etc… Et du coup, on parle de révolution….

    Bref, la révolution, c’est autre chose qu’un texte, c’est juste du sang et perdre la vie pour ses valeurs.

    S’autoproclamer révolutionnaire dans son salon, ça me fait toujours rire. On en reparlera quand vous aurez le couteau sous la gorge. Vraiment vos mythes sont confortables…

  50. Marianne a dit :

    Je précise que le texte de Dworkin ne me fait ni chaud, ni froid. C’est un point de vue que je ne partage pas.
    Tout comme je ne partage pas le point de vue de Badinter qui propose le contraire.

    D’un coté comme de l’autre, je n’aime pas ces féministes qui soit enjolivent à outrance soit démonisent à outrance la prostitution. Il y a quelque chose de très facile dans la posture.

    Ce sont les deux bouts d’une même chaîne et cette chaîner là n’est pas mon féminisme.

  51. Marianne a dit :

    Je voulais dire aussi à mauvaise herbe que Dworkin n’est pas traduite en France parce qu’aucun des livres féministes américains n’est traduit en France.

    Ca n’est pas son discours “révolutionnaire” (c’est relatif) qui est à l’origine d’une non traduction.

    Ce sont TOUS LES LIVRES féministes américains dans leur ensemble qui ne sont pas traduits en France.
    Parce que TOUS GÈNENT ET PARCEQUE LE FÉMINISME AMÉRICAIN GÈNENET DE MANIÈRE GÉNÉRALE les féministes type Badinter.

    Sauf bien sûr les féministes gender type Butler mais ce “féminisme” là n’est pas du féminisme. Ceci expliquant celà.

    J’aimerais dorénavant mauvaise herbe que tu te renseignes avant de dire des choses comme ça parcque je trouve assez grave d’affirmer que le discours “révolutionnaire ” de Dwokin serait à l’origine de sa non traduction.

    Tu induis par ce type de désinformation une forme d’antiféminisme.

  52. Marianne a dit :

    Et en plus tu répands un mensonge. Juste pour affirmer ta politique féministe puritaine, je trouve ça un peu grave.

  53. Marianne a dit :

    Par ailleurs, je mets en garde les gens qui lisent ce blog.

    Je répète il y a des féminismes. Ne pas faire d’amalgame. Tout ce qui se lit ici n’est pas “le féminisme” car le féminisme n’existe pas. Il est multiple par essence.

    Le féminisme que développe mauvaise herbe à travers ces textes qu’elle met en ligne en est un parmi d’autres.

    Mais regardez tout de même et constatez comment progressivement ce féminisme devient de l’antiféminisme par ce qu’il propage idéologiquement en sous texte : haine de l’Autre - c’est à dire haine des hommes - implicite et aussi haines des autres féministes qui ne partagent pas ce type de discours et qui donc seraient des vendues au patriarcat, complice des hommes… Salissure des autres, quoi… Et nettoyage de soi.

    Evidemment ce féminisme là sert surtout principalement à mettre en valeur celles qui le répandent.

    Remarquez comme ces féministes se donnent le beau rôle à travers leur discours… Elles sont les pures, l’axe du bien. le reste le sale, l’axe du mâle.

    Il s’agit donc d’un féminisme d’essence narcissique. En ce sens, sous couvert de “politique”, ces femmes cherchent avant tout à retrouver une bonne image d’elle-même.

    A elles la pureté, la beauté, la radicalité, la grandeur d’idée, la vérité, le bien…

    Je précise : ce féminisme n’est rien d’autre qu’une chirurgie esthétique que ce font certaines femmes quand elles ont besoin de se donner un genre ou quand elles sont dans une quête identitaire profonde et qu’elles n’ont trouvé que l’opposition à l’Autre pour s’affirmer face à l’Autre.

    Ce besoin de s’opposer à tout autre discours féministe n’est pas que du féminisme mais aussi une forme larvé d’antiféminisme puisqu’ils salit les autres féminismes.

    C’est principalement ce qui a été d’ailleurs reproché à Badinter quand elle a écrit fausse route. Propager de l’antiféminisme en salissant les féministes qui ne partagent pas ses idées.

    Pour ceux qui n’aurait pas suivi l’affaire : Badinter a écrit un livre où grosso modo elle s’attaque aux féministes qui selon elle, ont été trop loin. En particulier les féministes américaines…

    Par ce type de posture nous entrons dans un antiféminisme profond.

    Sur ce blog, c’est pareil.

    Je précise aussi que le féminisme puritain développé ici est d’essence américaine, c’est à dire qu’il pose un axe : celui du bien et celui du mâle.

    Nous retrouvons donc dans le texte la dichotomie préférée des américains : le bien et le mal : choisissez votre camp !

    Bien sûr, ne vous laissez pas prendre au jeu idéologique. Vous avez tout à fait le droit de ne pas suivre cette réglementation ridicules pour gosses de 8 ans. Vous avez tout a fait le droit de rendre les choses plus complexes.

    Vous n’êtes pas obligé de vous Bushiser sous prétexte de féminisme.

  54. Marianne a dit :

    Je reprécise pour ceux que ça intéresse : le féminisme américain ça n’est pas QUE ce féminisme là.

    Il a des femmes AMERICAINES qui ont écrit de manière beaucoup plus intelligentes et qui ont réussi sans aucune difficultés à poser de la complexité en sortant des caricatures en tout genre et de ces axes bien- mal.

    Je vous invite donc à les lire et à les découvrir. Bien sûr ces féministes là ne sont pas traduites en français tout comme dworkin ne l’a pas été.

    Faut lire l’anglais donc.

  55. wildo a dit :

    Pour moi c’est un non sens total de stipuler que ce texte pourrait être mis dans la case d’un prétendu “féminisme puritain” - Le Puritanisme ne peut pas accepter les textes de Dworkin qui vont vers la libération de la femme alors que les pratiques Puritaines confinent femmes et hommes dans des prescriptifs religieurx très rigides, sectaires et considérés aujourd’hui comme conservateurs … La notion de féminisme porte toujours en soi la notion de libération quelque en soit le courant, comment pourrait on logiquement l’accorder avec un quelquonque puritanisme ? Il y a là qq chose qui m’échappe … Le seul point commun que j’entrevois entre la démarche de Dworkin et le Puritanisme - comme mouvement religieux et politique dissident par rapport à Rome - c’est effectivement la capacité de dissidence et celle de ne pas plier le genou … Comment se libérer sans insoumission ? Sans révolte ? Sans dissidence ? …
    Quand Dworkin parle de la pornographie et de prostitution elle n’en parle pas en termes puritains, elle démonte juste patiement un mécanisme très particulier, très insidieux, très intégré . Et elle sait de quoi elle parle, elle ne fais pas là une projection uniquement intellectuelle, elle parle d’expérience.
    Quand Soljénitsine parlait de ses séances de tortures au Goulag, quand il les décrit très minutieusement, qu’il les incopore dans un mécanisme politique qu’il analyse etc
    est ce qu’on va dire que Soljénitsine est puritain ?
    est ce qu’on va chercher à discréditer sa parole ?
    est ce qu’on peut dire qu’il cherche a nous manipuler émotionnellement ?

    non, en fait Soljénitsine qq part raconte exactement la même chose que Dworkin
    il parle bien lui aussi de pouvoir, de politique, de torture, d’avilissement, d’inhumanité …

    la prostitution
    et la pornographie sont l’Archipel du Goulag des femmes.

    Dworkin ne parle pas d’autre chose.

  56. Marianne a dit :

    Je propose aux gens qui ne sont pas convaincu par ce féminisme puritain type dworkin de lire plutôt en français et dans le texte les réflexions de virginie despentes et de puiser ses références aussi ( à la fin du livre kingkong).

    L’avantage avec despentes c’est qu’elle ne démonise rien. Ni les autres féminismes, ni son propre vécu. Elle raconte donc et fait sa politique féministe sans entrer dans du puritanisme comme le fait dworkin.
    Nettement plus intéressant. L’axe du bien et du mal, ça n’a de valeur que pour ceux qui aiment ce trip puritain.

    Et l’antiféminisme n’a de valeurs que pour ceux qui ont besoin de se donner le joli rôle.

  57. Marianne a dit :

    “La notion de féminisme porte toujours en soi la notion de libération quelque en soit le courant, comment pourrait on logiquement l’accorder avec un quelquonque puritanisme ? ”
    wildo.
    ===========================
    Le puritanisme n’est pas un courant féministe non, mais un courant politique d’essence religieuse en effet.

    Mais il peut se greffer sur toutes les réflexions, même féministes.

    De même que le racisme peut tout à fait se greffer sur toute les réflexions même féministes (cf Lory) et ce malgré le paradoxe que cette association contient en soi.

  58. Marianne a dit :

    Et pour que Lory évite encore de me saouler : je ne parle pas de toi Lory mais bien de l’autre Lory.

  59. wildo a dit :

    la greffe ici est inopérante …

  60. wildo a dit :

    “Plus vous viserez une pensée complexe, plus vous prendrez vos distances de la réalité -plus vous serez en sécurité, plus vous serez heureuses, plus vous aurez de plaisir à discuter du thème de la prostitution.”

    n’est ce pas Marianne …

  61. Marianne a dit :

    Remarquez comme wildo aime se sentir pure par rapport à ces sujets. Une vrai petite puritaine.

    L’axe du bien, l’axe du mal, ça lui plaît.
    C’est avec ça que wildo trouve son plaisir à parler de la prostitution. Assise dans son salon… Une tasse de thé à coté de l’ordi ;-))

    Car bien sur à l’heure où je vous parle, Wildo n’est pas sur un trottoir en train de sucer des bites en enfer.

  62. Lory a dit :

    S’il y a (très peu en proportion) des prostitués masculins (il y a eu quelqu’un ici, Némésis, pour dire que ce seul fait invalidait la thèse de Dworkin)), c’est tout simplement parce qu’ils sont assimilé au genre féminin. Parce que ce n’est pas le seul corps féminin mais aussi le genre féminin dans son entier qui est mis sous domination.

    “chaque hiérarchie a besoin d’un échelon de base et la
    prostitution est l’échelon de base de la domination masculine. ”

    Je pense que cette phrase est la pierre angulaire du texte.

    Une Marianne participe de la domination masculine. Elle représente le type de femmes qui sont les auxilliaires du pouvoir masculin. La mentalité d’une sous-maitresse de bordel est construite sur les paramètres masculinistes qu’elle soutient ici.

    Un Kaos se révèle pour ce qu’il est: un petit macho ordinaire de base. La preuve, flagrante, il dit : “moi qui croyais que le texte était mis en ligne pour déconner. Je tombe de haut, vous arrivez à prendre ces délires au sérieux? “. Aveu involontaire du machisme qui l’anime. “Pour déconner”, pour lui, la détresse des femmes, c’est risible on peut en rire. Bien sur il n’accepterait pas qu’on puisse rire de la détresse des Noirs. Il hurlerait au racisme et il aurait raison. Mais s’il s’agit des femmes, il trouve ça normal. Du reste, les non-blancs sont aussi sexistes que les blancs, mais ils ont horreur qu’on le leur disent.

    Et en plus il se prend pour Che Guevara. Un Che au petit pied.

  63. Marianne a dit :

    Tout au plus doit-elle sucer sa feuille d’impôt de petite bourgeoise libérale.

  64. Marianne a dit :

    Je parle de wildo -… Bien sûr… Pas de Lory qui elle a eu tellement de mal avec les arabes qu’elle a préfèré quitter la France. Heureusement l’axe du mal et du bien viennent à point nommer pour la sauver de cette invasion muslumane.
    On applaudit le Bushisme et toute cette culture puritaine qui la sauvera des barbus.

  65. Marianne a dit :

    Brrrrr…

  66. wildo a dit :

    Fausse route - voici un terme qui ne convient pas qu’à Badinter …

  67. Marianne a dit :

    Savez-vous chers lecteurs que Badinter s’est acharnée contre les féministes universitaires dans son livre ” Fausse route “?

    Oui, les féministes universitaires (américaines et françaises) ont été attaquées sous prétexte qu’elles allaient trop loin dans leur féminisme.

    Ici, avec Dworkin, nous retrouvons ce même acharnement contre les universitaires féministes “ses soeurs” : cette fois, elles ne vont pas assez loin… Ou plutôt, elles vont trop loin aussi.

    Au final, notez : les féministes universitaires dérangent tout le monde.

    Il y a une volonté de complexifier les choses qui perturbe.

    Complexifier, on ne peut pas, ça dérange le processus mentale de certaines féministes.

    Soit on aime, soit on aime pas.
    Faut pas réfléchir autrement que sous cet axe du bien ou du mal.

    BUSHISEZ-VOUS !

  68. wildo a dit :

    Je voulais rajouter un truc important. Ce texte, en dehors du fait qu’il soit un exposé implacable féministe, humaniste et politique s’adresse également à la capacité d’empathie de la lectrice ou du lecteur. C’est une demande qui est formulée de façon tout à fait explicite et directe.
    Or sur les trois détracteurs-trice - le refus absolu de se mettre en empathie avec ce texte est exprimé immédiatement et sans détour. Le deuxième point commun c’est que ces trois personnes - ont déclarées, ici ou ailleurs, consommer ou avoir consommé de la porno et/ou de la prostitution …
    La ficelle est donc trop grosse.

  69. Marianne a dit :

    Voilà ce que nous disent en substance Dworkin et Badinter.

  70. Marianne a dit :

    BUSHISEZ-VOUS !!

  71. Marianne a dit :

    Et n’oubliez jamais : le sale, le mauvais le mal est partout !

    Il faut s’en protéger et l’éradiquer.

  72. wildo a dit :

    Marianne que ferais tu sans Bush, non vraiment je me le demande … quelle aubaine pour toi et ta “simplification volontaire” politique …

  73. Marianne a dit :

    Les barbus, les hommes sont à éliminer de la terre !!!!!!!! Restons au chaud entre femmes. MDR j’adore !

    D’ailleurs si possible j’aimerais ajouter à ce discours politique totalement révolutionnaire : pourrait-on quand même conserver les films pornos et autres gadgets sexuels quand on aura viré les hommes du monde ?

    Merci d’avance.

  74. wildo a dit :

    t’es repartie en roue libre … alors, bonne descente !

    mdr !

  75. Marianne a dit :

    Bien sur je souhaite garder ces objets pour des raisons de mémoires historiques. En tant qu’universitaire, je me dois à un travail de mémoire;

  76. Marianne a dit :

    wildo a dit :
    mai 23, 2008 à 9:50
    t’es repartie en roue libre … alors, bonne descente !

    mdr !

    ====

    Ecoute, c’est tellement le monde de oui-oui ici, qu’on ne peut qu’en rire…

  77. Marianne a dit :

    Je souhaiterais aussi avoir des esclaves sexuels femelle mais gratuit. Je suis contre la prostitution !!!!

  78. Marianne a dit :

    Ou alors aussi je voudrais qu’on garde un mâle pour le baiser de temps en temps. Dans le cadre bien sûr de mon travail de mémoire.

  79. Marianne a dit :

    Enfin surtout je vais aller boire un verre dehors aujourd’hui parce que vraiment ces histoires de féminisme pfff.

    Wildo si tu veux aller boire un verre appelle-moi, aujourd’hui je suis libre et je pense pouvoir supporter ta bétise car je suis de bonne humeur.

  80. wildo a dit :

    nan, chpeux pas … overbookée

  81. jevoudraisvivrelibreetegale a dit :

    Dire que la prostitition c’est de la destruction humaine c’est pas forcémment être anti-hommes, il y a des hommes abolitionnistes. Il y a aussi des femmes qui font appel à de la prostitution.

    On a le droit de trouver que c’est de la destruction inhumaine de merde et de dire que ce sont principalement les hommes qui la pratiquent ou l’axe du mal c’est juste la droite et on a pas le droit de dire ce qu’on pense?

    ps : ce que j’adore c’est l’argument couramment répandu “c’est pour éviter les viols”. Ben oui bien sûr on sacrifie des prostituées qui valent moins que les autres femmes, les femmes “bien” quoi c’est évident, et hop n’allez surtout pas croire qu’il y a une quelconque domination là-dedans…

  82. mauvaiseherbe a dit :

    Bravo Marianne pour ce travail de sape ANTI-FÉMINISTE !

    Tu y a mis tout ton coeur, je vois. Alors quelques précisions: Si les textes féministes peinent en général à être traduits en France, certains comme ceux d’une Dworkin sont plus particulièrement la cible d’une censure (Millet, Greer etc ont eu moins de difficultés à être traduites en France) . Maintenant cite nous donc ces féministes radicales qui s’opposent à Dworkin? je n’en connais pas une seule, au contraire même, les féministes susceptibles de s’opposer à Dworkin ne sont pas des féministes radicales, cesse de semer volontairement le trouble pour tenter de discréditer un mouvement, les Badinter, les Butler, Bourcier etc ne se revendiquent certainement pas comme des abolitionnistes de la prostitution, c’est évident.

    Lory à selon moi parfaitement résumé la situation en ce qui te concerne:

    “Une Marianne participe de la domination masculine. Elle représente le type de femmes qui sont les auxilliaires du pouvoir masculin. La mentalité d’une sous-maitresse de bordel est construite sur les paramètres masculinistes qu’elle soutient ici.”

    Tu utilises ton pseudo-féminisme pour exprimer ta profonde misogynie.

  83. mauvaiseherbe a dit :

    Et puis un petit rappel:

    Dworkin puitaine? T’auras tout essayé! Toutes les oppositions faciles anti-féministes.

    Dworkin s’est prostituée, elle a été mariée aussi, avec un homme qui la violentait… Intéresse toi un peu au parcours de Dworkin avant de balancer ce genre d’inepties.

  84. mauvaiseherbe a dit :

    “Mais regardez tout de même et constatez comment progressivement ce féminisme devient de l’antiféminisme par ce qu’il propage idéologiquement en sous texte : haine de l’Autre - c’est à dire haine des hommes -”

    Les black panther étaient aussi un mouvement qui exprimait une contre-violence, il est sans doute le mouvement qui se rapproche le plus du féminisme radical sur lequel tu craches sans aucun scrupule, tu n’as pas honte de reprocher aux féministes ce que les masculinistes leur reprochent depuis des siècles: Nourrir la guerre des sexes! Pas une féministe ne cracherait comme tu le fais sur une Dworkin (encore une fois largement soutenue et appréciée par ses paires) dis ce que tu veux, mais évite de te déclarer féministe, un peu de décence s’il t’en reste!

  85. Marianne a dit :

    Constatez : dès qu’on a un avis différent, remarquez comme elle ne supporte pas. Evidemment dans son monde imaginaire : il n’y a pas de débat féministe. Juste elle et le discours qu’elle partage avec elle.

    Le reste est éliminé ou doit l’être.

    N’est féministe que ce qui se soumettent à Dworkin. MDR.

  86. Marianne a dit :

    mauvaiseherbe a dit :
    mai 23, 2008 à 12:12
    Et puis un petit rappel:

    Dworkin puitaine? T’auras tout essayé! Toutes les oppositions faciles anti-féministes.

    Dworkin s’est prostituée, elle a été mariée aussi, avec un homme qui la violentait… Intéresse toi un peu au parcours de Dworkin avant de balancer ce genre d’inepties.

    =======

    Et en plus elle ne sait pas ce qu’est le puritanisme américain.

  87. Marianne a dit :

    Je rassure les lecteurs : on peut tout à fait être contre la prostitution et pour autant ne pas tenir le discours de Dworkin.

    Ne vous laissez pas enfermer dans ces axes rudimentaires de la pensée manichéenne.

    -Soit t’aime dworkin et ce cas t’es féministe et propre
    - Soit t’aimes pas Dworkin et ce cas t’es pas féministe et donc sale

    Ce processus d’enfermement de la pensée dans deux pôles est une manipulation banale bien sûr totalement suspecte pour un débat qui se prétend ouvert.

  88. mauvaiseherbe a dit :

    TU N’ES PAS FÉMINISTE!!!

    Arrête de te cacher Marianne, ce n’est pas un débat que tu cherches mais juste les moyens d’intoxiquer les lecteurs de ce blog, TU MENS! Et tu le sais, ce n’est pas une politique que tu défends, mais juste ton droit à jouir d’une façon totalement décomplexée! Tu consommes du porno, tu consommes des prostitué(e)s oui! A partir de là tu peux faire tout le cirque que tu veux, tu n’as aucune crédibilité pour moi!

    Quant au puritanisme américain, pauvre fille, tu tombes dans tous les clichés anti-féministes, les américaines connaissent ça très bien!

  89. Marianne a dit :

    De même qu’on peut être contre la prostitution et ne pas aimer Dworkin dans ce qu’elle propose en terme politique et dans le débat et dans les solutions qu’elle propose.

    De même que je peux tout à fait être féministe et ne pas partager du tout l’avis féministe de Lory. Je rappelle qu’en féminisme tout est possible et que bien sûr, il ne faut en aucun cas se laisser enfermer par la proposition des autres.

  90. Marianne a dit :

    Et voilà, regardez comme elle s’énerve. Il y a son féminisme et rien d’autre.

    Notez la progression du débat. MDR.

  91. Marianne a dit :

    Notez aussi que le fait de constater chez elle un antiféminisme forcené l’amène à devoir devenir agressive.
    Badinter a fait pareil : il s’est agit pour elle de donner la voie du bon féminisme et d’interdire d’autres voies possibles car ces autres voies étaient mauvaises…

    On retrouve chez mauvais herbe, les mêmes circulations antiféministes. Suivez moi sinon vous n’en êtes pas.

  92. Marianne a dit :

    Suivez moi sinon je vous dirais que vous n’êtes pas féministe.

    En gros, mauvais herbe est en train de fabriquer un féminisme omnipotent.
    Or quand on est réellement féministe, la première chose qu’on doit à sa cause est d’envisager tous les féminismes comme des possibilités.

    Monter un féminisme contre un autre (ce qu’a fait Badinter en maltraitant les américaines) EST DE L’ANTI-FÉMINISME.

  93. Marianne a dit :

    Ici interdire au lecteur d’être contre Dworkin en sous entendant ouvertement qu’être contre signifierait ne pas être féministe… Voilà une forme d’antiféminisme très traditionnel.

    Ne vous laissez pas enfermer dans les propositions des autres.

  94. Marianne a dit :

    le manipulateur essayera toujours ça.

  95. Marianne a dit :

    Vous enfermer dans ses propositions pour en plus vous laisser le choix d’être ce que vous voulez être.

  96. Marianne a dit :

    Si vous échappez à ses propositions ou les refusez, le manipulateur tentera de vous décredibiliser.

    Ici, si vous n’êtes pas pour Dworkin vous n’êtes plus féministe. = tentative de décredibilisation donc.

    Ne vous laissez pas avoir par ça non plus.

  97. Marianne a dit :

    Evidemment mauvaise herbe n’a aucune compétence pour savoir ce que ou ce que n’est pas un ou une féministe.

  98. mauvaiseherbe a dit :

    Bon j’vais pas passer la journée à jouer à la baballe avec toi. Tes interventions ne construisent rien elles sont juste animées par une volonté de détruire! Aucun intérêt!

    Que ce que tu as fait pour les femmes avec tes interventions ici et ce depuis les premières???

    RIEN! Ton discours ne dérangent que ma colère, pour le reste, ils confortent, décomplexent…

    Tu es un des meilleurs petits soldats du patriarcat!

    Allez continue de bêler,
    je t’abandonne à ton public anti-féministe, je suis certaine que tu leur fais un bien fou!

  99. mauvaiseherbe a dit :

    “Monter un féminisme contre un autre (ce qu’a fait Badinter en maltraitant les américaines) EST DE L’ANTI-FÉMINISME.”

    Les lecteurs apprécieront la mauvaise foi caractérisée de l’auteure de cette phrase!

    Tu fais quoi sinon passer ton temps à cracher sur les féministes???

    D’ailleurs on a rien vu de ton soi disant féminisme, il est Où???

  100. mauvaiseherbe a dit :

    Et puis dévoile le véritable objet de tes interventions, tu es contre la démarche abolitionniste, tu es une règlementariste!(lol)

    Alors défends ta position derrière le texte du nid par exemple mais ne viens pas essayer de dégueulasser la mémoire d’une grande féministe comme Dworkin!

  101. Marianne a dit :

    mdr amen !
    remarquez comme la pauvre fille est enfermée dans ses auteures qu’elle vénère comme un bon petit mouton.

    C’est pas de féminisme que t’as besoin mais juste d’une bonne secte !

    T’es qu’une pauvre petite soumise.

  102. Marianne a dit :

    De toute façon tout en toi pue la soumission. Ta figure de révoltée à deux balle, mon Q.

    Encore un de tes mythe que tu te vit dans l’espouir d’atteindre ton idéal de fraîcheur.

    Tu joues juste à la petite Antigone en mimant la posture mais derrière c’est que du carton pâte.

    Tu te la pêtes avec ton féminisme vertueux mais regarde toi en face !

    T’as rien d’une vertueuse, tu cherches juste à te donner un genre au dessus de la mêlée.

  103. jevoudraisvivrelibreetegale a dit :

    “pauvre petite soumise” “puer la soumission” pourquoi c’est mal la soumission?

    C’est pour aider les femmes violentées ce genre de phrases?

  104. Lory a dit :

    Non Cocotte, enfin Marianne, bref, c’est bien ce que t’es et ce que tu revendiques, non? Les p’tits beurs, je me les suis assez fadé dans les Centres Aérés où j’avais pas envie de bosser. Et je suis bien contente de ne pas avoir été prof comme le souhaitait ma famille; pour me coltiner les théories créationnistes de ces petits connards machos en cours, merci bien, j’aurais vraiment pas eu la patience et j’avais pas la vocation. Je te les laisse, il parait meme qu’ils se marient temporairement à la mode chiite pour se faire une pute, maintenant. Tu te maries combien de fois par jour?

    Ah, ça fait partie de tes travaux pratiques sur le terrain en vue de ton mémoire de thèse universitaire, pardon j’avais oublié. Bein en attendant, quelqu’un comme toi qui débarque en rafale à répétition sur un forum en déblatérant, invectivant quand t’es à court d’arguments, insinuant à tort et à travers, ça le fait pas.

    C’est quoi ton sujet de thèse au fait, dans quelle fac? Nan sans blagues, fais-nous le savoir, on le lira à sa parution…

  105. wildo a dit :

    L’autre jour après la lecture de ce texte de Dworkin
    j’ai dit à MauvaiseHerbe
    que pour démonter et salir un texte pareil il fallait être complètement à la masse
    cad
    être humainement coupé de soi
    et plus spécifiquement
    se sa partie empathique

    Nos trois pourfendeurs ne veulent pas accéder à leur humanité
    “ça” leur pose un trop gros problème
    “ça” les remettrais à fleur de vie
    eux qui se meurent
    qui sont déjà morts
    ou ont fait mourir qq chose d’essentiel en eux

    ça pue la mort

    ëtre contre ce texte, comme ils l’ont fait
    c’est être mort dans l’âme

  106. Marianne a dit :

    Mon sujet de thèse ?
    http://lmsi.net/spip.php?article353
    Va plutôt lire ça pauvre petite raciste à deux balles t’es vraiment ce que la terre contient de plus médiocre, franchement les gens comme toi je leur chie à la gueule. Et reste en Italie ou je sais pas où, on n’a pas besoin de gens comme toi en France y’en a déjà trop.

    Je comprends même pas comment des gens comme toi peuvent exister et vivre en toute impunition. Tu proclames la haine raciale dans ton discours. C’est vraiment écoeurant.

  107. Marianne a dit :

    wildo a dit :
    mai 23, 2008 à 2:56
    L’autre jour après la lecture de ce texte de Dworkin
    j’ai dit à MauvaiseHerbe
    que pour démonter et salir un texte pareil il fallait être complètement à la masse
    cad
    être humainement coupé de soi
    et plus spécifiquement
    se sa partie empathique

    Nos trois pourfendeurs ne veulent pas accéder à leur humanité
    “ça” leur pose un trop gros problème
    “ça” les remettrais à fleur de vie
    eux qui se meurent
    qui sont déjà morts
    ou ont fait mourir qq chose d’essentiel en eux

    ça pue la mort

    ëtre contre ce texte, comme ils l’ont fait
    c’est être mort dans l’âme

    :::::::::::

    quel beau poème. Vraiment ça me fend le coeur, t’en as d’autres ? On dirait mireille mahieu que la paix soit sur le monde.

  108. wildo a dit :

    Marianne qui crois tu encore pouvoir impressionner ici ? … t&#