Réflexion

29/03/2008

Par Marianne

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La censure n’est jamais quelque chose d’agréable, Fleur.

Et quand elle vient de la « gauche » (jeunesse socialiste anti-royaliste, ceux qui nous ont fait perdre 2007), elle devient tout simplement choquante.

Faire taire quelqu’un (une féministe de gauche) c’est à peu près l’inverse d’une démarche de gauche.

Faut-il le rappeler ?

A gauche, même un tueur (c’est à dire quelqu’un qui a fabriqué de la mort concrète), on lui laisse une vie et donc cette possibilité de raconter ce qu’il a vu ou vécu.

A gauche, ON LUTTE (!) pour la liberté de toutes les expressions possibles et inimaginables.

Surtout pas contre car, on sait ce que la censure fabrique en terme d’obscurantisme et de régression sociale.

Pour dire à quel point ces gens qui se revendiquent à gauche n’ont rien de gauche, juste l’appellation.

EN FAIT, DES CENSEURS, DES CORRECTEURS D’ORTHOGRAPHE, DES MADAME DE ROTSCHILD.

Point final.

La vraie gauche contient des valeurs qui doivent rester inébranlables et non négociables face à eux et leurs tentatives de sabordage.

A travers cet acte de censure (car dans le cas Pisano, il y a eu passage à l’acte vérifié), cette « gauche » se révèle idéologiquement, dans tout ce qu’elle se pose à droite culturellement, politiquement.

Cette « gauche » qui nous a fait perdre 2007 est un véritable chienlit. Qui compte en plus récidiver en 2012. Regardez-les se gargariser et préparer leur coup bas contre cette femme qu’ils haïssent bien plus que Nicolas Sarkozy.

Comprenez : ces gens ne font de la politique que pour jouer à. Il n’y a aucun aucun combat, aucune lutte en eux.

Aucun lutte, aucun enjeu, si ce n’est… Eux…

Ce sont des carriéristes aux dents narcisses.

Voilà pourquoi ils encaissent mal la critique et tentent de la faire taire.

La révélation publique de ce qu’ils sont leur ferait perdre leur sourire colgate et toutes les dents qui vont avec.

Toute analyse de fond de ce qu’ils sont idéologiquement met en danger leur avenir, leur commerce « à gauche ».

Car ce qu’ils sont idéologiquement parlant se fonde en fait sur des valeurs de droite.

Ces gens cherchent donc par tous les moyens à passer à travers le filet de la remise en question.

Et ils peuvent se le permettre car finalement, ils n’ont aucun combat réel à mener, rien qui ne les lie par la racine aux valeurs fondamentales de la gauche. Ils peuvent s’en détacher à tout moment si l’affaire ne leur permet pas d’avancer.

Ils ne sont pas ancrés. Et ne se doivent qu’à eux-même et à personne d’autre !

Une aberration congénitale qu’il conviendra donc d’identifier rapidement ces prochaines années et d’éradiquer. La gauche doit retrouver ses valeurs. Les identifier, les affirmer et combattre ces parasites politiques.

Car plus que la droite, ce sont eux qui empêchent un renouveau à gauche. Nos valeurs, ils ne les portent pas en eux. Ils ne les comprennent pas, elles les dépassent.

« Eux », on les reconnaît notamment à cette façon de traiter les femmes, le féminisme. A leur façon de ridiculiser, caricaturer un combat. A leur façon de decrédibiliser celles qui parlent et témoignent.

Ecoutez-les : ce qu’ils veulent du féminisme est précis, cadré. Dès que ce combat sort de leur cadre paternaliste, dès que ce féminisme ne leur convient pas, ils tentent de l’éliminer. Ces gens n’ont donc rien compris au féminisme.

Ce sont des anti-féministes évident.

Ces gens là se trompent sur ce qu’ils sont et ne supportent pas quand on leur montre.

Alors, il censurent le fond (Pisano), la forme (Valerio)…

« Aide-moi donc à avancer, je t’aiderai « camarade » opportuniste.. « .

Ce qu’il veulent, c’est de la « camaraderie » bon ton. Tout doit être poli. Ne rien faire dépasser. S’autocensurer pour flatter la hiérarchie.

Apprend donc à te formater à leur désir sinon, crève, camarade.

A la vraie gauche aujourd’hui de leur montrer ce qu’ils sont. A la vraie gauche aujourd’hui de les renvoyer à ce qu’ils ne sont pas.

Ce qu’a fait Pisano reste inacceptable. En particulier au vue du contexte sarkozyste ambiant qui pose la censure (en plus de l’affaire Presse citron-fuzz). Un contexte de terreur, quelque chose qui aurait dû le tenir loin de ce genre de réflexe nauséabond.

Pisano n’a pas supporté d’être ridiculisé publiquement, voilà tout. Tant sur le plan humain que sur le plan politique.

Je le répète mon article après lecture par un avocat, ne contenait aucune diffamation, ni rien de répréhensible.

Il s’attachait à la famille de la satyre politique. Genre littéraire très classique. Généralement très apprécié par la gauche. En tout cas au moins respecté.

Haut&fort n’a d’ailleurs absolument pas donné suite à son alerte stupide.

Il s’agissait donc bien de ses précieuses ridicules… De son égo mis mal et dans tout ça, une volonté de me faire taire pour éviter l’humiliation d’être vu pour ce qu’il est.

Evidemment, on ne peut pas accepter ce type de process.

Alors, oui Fleur, ça crée de la verve… Puisque justement ce sont des gens comme ça qui inspirent un combat.

Simplement pour moi, le truc aujourd’hui se pose autrement que dans la résolution de cette affaire via un blog.

Bien sûr, j’aurais pu répondre et basta. Bien sûr, j’aurais pu continuer à débattre avec eux (regarde comme Valerio n’attendait que ça). Seulement quelque chose m’a arrêté. Ca n’est pas du tout la censure ou le manque d’argument… C’est autre chose. Quelque chose qui les dépasse au sens propre comme au figuré.

Une intuition politique de femme de gauche. S’ils viennent ici, c’est qu’ils cherchent quelque chose. Car ils sentent un danger. Il y a quelque chose ici qui peut les débouter définitivement, ils l’ont compris. Alors ils viennent tenter de démonter le truc. L’analyser.

D’où leur provocation pour me faire parler.

Nous faire parler = les instruire contre nous. Car leurs acquis ne seront utilisés que pour notre mal être.

En fait, Fleur, je ne compte pas leur laisser cette possibilité, tout simplement. Je vais donc m’employer à une autre stratégie… Plus coup de poing « par le haut ». Il se trouve que j’en ai les moyens intellectuels et disons… Politiques.

Pour l’article censuré, je suis désolée, je ne le donnerai pas, ni ne le remettrai en ligne. Il doit servir ailleurs. Les féministes comprendront « intuitivement » que je fais un bon choix. ;-))

Le combat ne peut plus être ponctuel, il doit prendre une autre dimension.

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3 Réponses to “Réflexion”

  1. Fleur Says:

    Je ne remets pas de commentaire à l’article de Marianne (fait sur son blog), mais juste pour dire: jolie, l’illustration, élégance et efficacité.

  2. Fleur Says:

    Vu qu’il fallait montrer patte blanche (mot de passe) cette nuit chez Marianne, je ne sais pas si ce sont les commentaires qui ont encore dégénéré, mais suis triste car une nouvelle forme de silence sous les coups de boutoirs de la connerie, c’est autant d’espaces d’évasion qui disparaissent…
    Bon courage, Marianne, bonne nuit

  3. wildo Says:

    Moi j’ai laissé un commentaire hier qui n’est jamais passé …


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