Touche pas à mon client ?

29/03/2008

Par Monade ici

cpl1052.jpg
Prostituée cage

La pute-pride de ce samedi 22 mars 2008 à Paris-Pigalle, a réuni environ 150 personnes, dont une bonne dose de journalistes. Pas de tract, beaucoup d’hommes (comme à la journée de la femme -ce 8 mars 2008 à Paris), et beaucoup à redire !

A l’occasion de la pute-pride, les “panthères roses” défendent que “le choix de se prostituer ou non fait partie de la liberté individuelle et sexuelle”, et de la “liberté de disposer de son corps”. Ces arguments renvoient 150 ans de luttes féministes aux orties : la liberté à disposer de son corps est ramenée ici au “libre choix” de vendre et négocier son corps.

C’est du pur ultra-libéralisme, avec des arguments de soi-disant “libre” auto-marchandisation du corps.

[Communiqué des panthères roses pour la pute-pride 2008]

Dans ce cadre libéral, la logique suit son cours : la défense du business, la défense des clients.

“Les Putes” et “Droits et Prostitution” se mettent ainsi à protéger leurs clients, par un douteux “Touche pas à mon client!”. Effectivement, sans client : pas de prostitution. Sans oppression des femmes, sans patriarcat et sans domination masculine : pas de clients potentiels.

Et donc, sans statut d’infériorité des femmes, pas de prostitution !!!

Donc, ces associations ne défendent pas les personnes prostituées, mais le système prostitutionnel, et donc le patriarcat.

Le groupe “Les Putes”, parlons-en.
“Les Putes” sont un petit groupe d’une dizaine de personnes (80% d’hommes) qui tend à s’imposer en agitateur politique et à occuper une place de choix sur ce sujet dans le milieu d’extrême gauche parisien (débat organisé par le SCALP au CICP dimanche 17 mars 2008,[ En bas de ce lien : Occupation de l’amicale du Nid à Clichy par “Les Putes” et le SCALP]). Ce groupe s’approprie la parole des prostituéEs qui sont pourtant, dans la vraie vie, en grande majorité des femmes.

Comment occuper une place impressionnante dans le débat public (parisien) à 10 ?

=> Occuper les permanences du Nid, occuper la Maison des Femmes de Paris (entre autres).

[Le groupe “Les Putes” occupent … la maison des femmes ! (mai 2006)]
[Violence pro-prostitution et commentaires intéressants]

Ce sont là les symboles de l’oppression des prostituéEs ? En tout cas, ça fait du bruit, plus fort et plus vite, de se trouver des ennemis rapidement (abolitionnistes donc cathos-frustréEs-”putophobes”) plutôt que de taper sur les vrais symboles de l’oppression des prostituéEs et des femmes. Puisqu’ils-elles veulent faire dans le symbolique …

[Ici] “Les Putes” mettent en lien leurs associations “alliées” (comme les panthères roses, ActUp-Paris, les Indigènes de la République, etc).

Cela montre le tournant politique pris par le courant pro-prostitution. ActUp (il y a encore quelques années) s’attaquait aux détenteurs de la force et du pouvoir patriarcal. Aujourd’hui “Les Putes” s’attaquent aux féministes et défendent les clients.
Il faut savoir que “Les Putes” et “les Panthères Roses” disent de ceux et celles qui ne sont pas d’accord avec eux, qu’ils-elles sont “frustréEs”, “moralistes”, “putophobes” : c’est du débat binaire, simpliste, puérile.
Cette vision du débat qui dit : si tu n’es pas d’accord avec nous, tu es contre nous, contre TOUTES les prostituées, et en plus tu es frustrée (argument anti-féministe habituel) !

Non les abolitionnistes de la prostitution ne sont pas toutes prohibitionnistes, loin de là. L’Etat ne doit pas interdire la prostitution, car nous ne demandons rien à l’Etat bourgeois -qui a pondu la LSI et sa loi sur le racolage passif.

Non les abolitionnistes ne sont pas toutes des moralistes, frustréEs et anti-prostituées, loin de là. Les prostituéEs ne sont pas à incriminer, c’est le partriarcat -en tant que vision de la femme comme objet sexuel, entre autres- qui est à éliminer. Non la prostitution ne concerne pas que les prostituées, c’est un des pilliers de l’oppression des femmes et, quelle fille ou femme ne s’est jamais entendue affublée d’un “sale pute!”. Nous sommes pour la libération sexuelle (la vraie) et selon nous, elle va à l’encontre de la marchandisation des corps.

Quand le libéralisme et les arguments pro-prostitution des collectifs “Les Putes” et “Droits et prositution” se font une place chez les libertaires …

Même Offensive (OLS), qui produit un dossier pourtant intéressant et diversifié sur la prostitution (”Putain de sexime !” déc.2007), compare les arguments des mouvements “Les Putes” et du Nid pour … les rapprocher ! (dommage…) et indiquer sur quoi ces deux mouvements sont finalement d’accord. Comment peut-on comparer un goupuscule de 10 personnes qui battent des ailes depuis 2006 et le Mouvement du Nid qui développent des permanences pour les prostituées depuis 1937 (jusqu’au Brésil et en Côte d’Ivoire) ? Comment peut-on les mettre côte à côte, sans apporter un minimum de critique (d’un côté comme de l’autre) ? Par ailleurs, le dernier numéro (Mars 2008) du Courant Alternatif (OCL) consacre 3 pages à Cornélia : transexuelle, prostituée, dominatrice et libertaire. La partie sur l’entraide et les luttes contre la pathologisation de la transidentité, ne sauve malheureusement pas le reste. Cornélia est sa propre patronne, elle s’autogère : donc elle est libertaire. En économie, “être son propre patron” a un nom : c’est “profession libérale”. D’ailleurs elle affirme que les prostituées en France n’ont plus de mac depuis au moins 20 ans. En même temps, ce sont toujours les prostituées libérales qui le disent… Elle dit aussi que les filles de l’Est n’ont plus de macs non plus, qu’il reste les réseaux africains mais que c’est peut-être mieux que de “crever dans les rues de Kinshasa”. La politique du moins pire : les africaines apprécieront le misérabilisme que les réglementaristes reprochent à ceux et celles qui osent remettre en cause le système de la prostitution.

Oui, les prostituéEs sont des victimes de la prostitution, comme les salariéEs sont des victimes du salariat, comme les personnes de couleur sont des victimes du racisme, comme les femmes sont des victimes du patriarcat et des violences conjuguales. Ce n’est pas de la “victimisation” que de l’affirmer clairement, que de l’assumer pleinement. Ce n’est pas déposséder les personnes de leur capacité à lutter pour leurs droits : au contraire ! C’est leur apporter soutien et reconnaissance.

Abolition de la prostitution, du capitalisme, du racisme et du patriarcat.

Pour une société sans aliénation.

“Quand je mange un bifteck, je ne me demande pas si la vache a souffert” répond un client, à un journaliste qui l’interroge sur les prostituées victimes de la traite …

[Message du groupe Les Putes : “Touche pas à mon client !”]
[Droits et prostitution : “pénaliser les clients = pénaliser les prostituéEs”]
[Réponse du Mouvement du Nid à ses détracteurs]

Lire l’article sur le site http://teteshautesregardsdroits.wordpress.com/

Vidéo

Réponse de Fleur:

35 Fleur

Très intéressante réponse, Monade.
Je reste sur l’image de fin de votre commentaire.
On en revient avec la dernière citation d’un “client” laissant entendre que la femme-pute serait une vache dont les souffrances antérieures ou actuelles provoquées par l’interaction avec lui n’ont aucune importance (normal, un client pense avec sa queue, que voulait-on lui entendre répondre d’autre?): si la femme est vache, le bonhomme est boeuf (et se croit taureau parce qu’il a la bourse “déliée” pour se payer une tranche de chair fraîche)… Voilà à quoi certains sur ce blog veulent réduire l’humanité: une énième histoire de viande. Et tout un monde qui a réussit à se hisser par l’esprit hors de ce sort peu enviable est menacé par ceux qui croient révolutionnaire de libérer la femme par l’argent de la prostitution…
Quels ultracapitalistes hypocrites (et qui se cachent sous des abords de “gauche” en plus). Tombez le masque, ce serait moins déshonorant…

Publicités

16 Réponses to “Touche pas à mon client ?”

  1. Fleur Says:

    mauvaiseherbe, j’essaie de mettre un commentaire sur ce billet et à chaque fois, il est effacé ou perdu, pourtant les commentaires ne semblent pas interdits?

  2. Fleur Says:

    Trop longs, peut-être, le précédent, je le découpe.
    « qui a réussi » (cachez ce « t » que je ne saurais voir)

    En cage ou en prison, la femme de la photo? Dans quel contexte? Où, quand, comment? Il y avait des infos sur le site de l’agence de photos?

    Un autre regard sur les effets de la prostitution (différent de la présence de la prostituée balance des flics ou objet de séduction romanesque) investit aussi des genres comme le roman policier ou noir. Un livre abandonné dans un carton laissé sur un rebord de fenêtre après un déménagement (les livres dont on se débarrasse) est arrivé entre mes mains (des amis qui passaient ont eu mal au coeur que tout ça parte à la poubelle, les livres étaient propres… ils m’en ont rapporté): je viens d’en lire un, pas excellent sur le plan littéraire, mais je ne l’ai pas lâché malgré tout je ne sais pas pourquoi; l’histoire d’un réseau de prostitution (peut-être même de snuff movie, entre Venise, Padoue et les pays de l’Est) qui finit… comme il finit (mais on y voit quand même que ce qui tue et abîme les femmes atteint direct aux tripes les femmes plus que les hommes, au moins ceux qui sont les bons et les méchants de ce livre…), il s’intitule « le Prix de la chair (une enquête du commissaire Brunetti) », de Donna leon (une Américaine qui enseignait la littérature dans une base de l’armée américaine située près de Venise), je parle de ça car je viens de le finir (c’était un livre censé être futile et me changer les idées, pour changer des essais dits sérieux) et que l’émotion provoquée par la photo du billet me rappelle celle de la lecture de la fin du roman (mauvais, je le rappelle, mais tant pis!)…

  3. Fleur Says:

    impossible de mettre la suite/fin du commentaire, qui reparlait du monde totalitaire à la Atwood. Zut!

  4. Fleur Says:

    Sinon, j’aurais bien aimé savoir ce que vous pensiez de « la Servante écarlate » (Margaret Atwood) évoqué l’autre jour sur un blog, avez-vous vu le film (de Volker Schlöndorff), peut-être aussi? ça ne parle pas de prostitution proprement dit mais d’une autre forme de traite (le cas de le dire) des femmes, à envisager avec terreur un jour (anticipation? peut-être pas tant que ça! comme on peut vite perdre le peu de liberté gagné, la vigilance s’impose).

  5. Fleur Says:

    Impossible de mettre des liens? Toutes les parties avec liens n’ont pas été intégrées?

  6. Fleur Says:

    Mais pourquoi diable ai-je mis autant de liens? (enfin aucun ici, vu qu’ils n’ont n’apparaissent pas et que le message avec liens s’effaçait à chaque fois!)
    C’est que ce livre recèle des signes de ce qui peut nous arriver (ds des décennies ou moins, si on subit l’influence par exemple des obédiences religieuses ou sectaires dans un contexte de crise écologique ou internationale) un jour (ou aux filles et femmes après notre disparition.

    Extrait de ce qu’en dit « the Canadia Encyclopedia »:
    « Dans cet univers de demain, pollué par les produits chimiques toxiques et les radiations nucléaires, très peu de femmes sont en mesure de porter des enfants, et le taux de natalité a chuté de façon alarmante. Les rares femmes capables de féconder sont devenues des servantes, les procréatrices attitrées de la société. Paradoxalement, les femmes sont aussi victimes d’un féminisme de droite qui appuie l’autorité masculine en échange de certains privilèges. Le récit principal consiste en une transcription des enregistrements effectués par Offred, une servante évadée qui raconte comment elle a grandi dans l’ancienne société pour ensuite être rééduquée pour la nouvelle, où elle a été pendant quelque temps la propriété d’un des commandants. Offred s’exprime d’une voix désincarnée et fait souvent des calembours et des jeux de mots, un trait propre aux narrateurs d’Atwood. Cependant, le récit d’Offred relate d’une manière touchante sa résistance intime face à un État qui réduit les êtres humains à des objets. »

    J’avoue que lorsque j’avais lu cela il y a qq années, j’en avait la gorge serrée et une colère sourde (analogie avec l’Iran par exemple) est longtemps restée greffée.
    Prostitution, mise au pas pour la procréation, impératif catégorique d’être « libérée » pour correspondre aux critères du tout-à -l’exploitation sauvage du corps (afin que ces messieurs qui se libèrent de la contrainte liée au contrôle de leurs pulsions n’éprouvent plus de sentiment de culpabilité s’il y a violence, charcuterie et autres délires sadosexuels) me font imaginer qu’il n’est pas loin, peut-être, le temps où s’élèvera un parfum de société totalitaire dans l’air… Pourvu que les efforts vis-à-vis de l’écologie ôteront le risque évoqué dans ce livre entre autres (j’ai oublié le film sorti il y a qq temps sur un sujet similaire, où il ne reste plus que des femmes stériles sauf une ou une catégorie donnée, zut, ça m’échappe)…
    La survie des abeilles, les filles, sera peut-être le gage de la survie des femmes libres (à bas Monsanto!)
    Fin du petit délire personnel de dimanche matin.

  7. Fleur Says:

    ça fait un peu monologue, là, mais je réessaie pour les liens…
    Liens qui en parlent:
    -thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=f1ARTf0011651
    -cafardcosmique.com/La-servante-ecarlate-de-Margaret
    -biblioblog.fr/index.php/2007/01/23/429-la-servante-ecarlate-margaret-atwood
    -oeil.electrique.free.fr/chronique.php?articleid=89&numero=22&rubrique=4livres
    -livres.fluctuat.net/blog/4381-la-servante-ecarlate.html
    (sans les 3 « w » pour les trois derniers liens ci-dessus)

    Sur Margaret Atwood:
    -thecanadianencyclopedia.com/index.cfm?PgNm=TCE&Params=F1ARTF0000390
    -archives.radio-canada.ca/arts_culture/litterature/dossiers/1397-8768/
    -cafardcosmique.com/Margaret-ATWOOD
    (sans « w » pour archives radio canada)

    à+

  8. mauvaiseherbe Says:

    Bonjour Fleur,

    Vos messages ont été automatiquement identifiés par le moteur de wordpress, comme des spams. Je suis désolée. J’ai récupéré l’un d’eux, les autres étaient répétitifs des précédents. Mais si vous souhaitez que je les mette en ligne, n’hésitez pas.

    Merci pour vos interventions et je vais aller visité ces liens :-)

  9. Fleur Says:

    Je ne pouvais plus répondre, ma connexion s’est arrêtée juste après ces messages. Je vois que vous avez mis du coup le texte (avec les w et http) qui me semblait ne pas passer. En fait, j’avais sauvegardé les textes sur word, et quand le premier message a été effacé, j’ai refait un copier-coller, c’est peut-être pour cela que c’est passé en spam.
    Tout est ok maintenant.
    Bonne soirée (et semaine)
    A vous lire…

  10. Emelire Says:

    eh bien merci pour ce billet avec lequel je suis entièrement d’accord. Je recommande la lecture du petit livre « pouvoir et violence sexiste » d’Andrea Dworkin, éd Sisyphe http://sisyphe.org/article.php3?id_article=2718
    qui a une analyse merveilleuse je trouve sur le sujet, une manière sobre et très terre à terre d’aborder le sujet, parce que la prostitution comme elle dit, c’est quelque chose de très simple ‘c’est la bouche, le vagin, le rectum, pénétrés… et encoer et encore et encore… » Elle relie la prostitution avec la domination masculine de manière évidente. Ce sont des choses que je sentais, que je savais, mais de les voir écrites ainsi, aussi clairement, ça fait peur bien sûr, ça donne de la force aussi.

  11. semaphore Says:

    Une pétition vient d’être mise en ligne à l’initiative du mouvement du nid.
    Il importe de la signer et de la relayer le plus largement possible.
    Ce manifeste était attendu par tous ceux et celles qui militent pour l’abolition de la prostitution, pour son éradication!

    Toute société tolérant cet esclavage sexuel est complice de crime envers ses citoyens et plus particulièrement envers les femmes et les enfants qui la constituent.

    la pétition en ligne
    http://www.pourunesocietesansprostitution.org/

    le mouvement du nid :

    « De plus en plus banalisé, le système prostitutionnel bénéficie aujourd’hui d’un toilettage de surface. Il est présenté sous un jour flatteur grâce à des retournements de language dignes des inventions de George Orwell : proxénète appelé chef d’entreprise, « client » grimé en consommateur responsable, prié de choisir de la « marchandise » consentante et non trafiquée, personne prostituée en travailleuse vendant des « services »…
    Aux vieilles antiennes sexistes (« elles aiment ça », « ça évite les viols ») s’ajoutent à présent le prêt-à-penser libéral : « c’est mieux qu’être une caissière », « après tout, si elles sont consentantes… »

    Sous ce déguisement, le système prostitutionnel reste évidemment égal à lui-même : lieu d’une violence dévastatrice – être prostituée, c’est subir des rapports sexuels non désirés à répétition – et sommet des rapports sexistes : le corps des femmes mis à disposition, qu’elles le veuillent ou non, des hommes.
    Produit d’inégalités sociales, économiques et de genre, la persistance du système prostitutionnel entrave la poursuite de l’égalité entre les hommes et les femmes ; il est aussi un point aveugle de toutes les tentatives de restaurer un peu de justice sociale qui ne le choisiraient pas comme adversaire.

    En signant notre manifeste, en le faisant lire autour de vous, vous contribuez à faire entendre une voix différente dans le ronron satisfait qui tend à se répandre en matière de prostitution.
    Il s’agit de faire respecter un autre projet de société, questionnant des choses qui paraissent banales parce qu’elles sont présentées comme « normales », parce qu’elles sont quotidiennes. De la violence quotidienne : des êtres humains réduits à l’état de marchandises ou de machines ; des hommes incapables d’accepter les progrès de la cause des femmes, et qui refont provision de pouvoir et de domination en payant des prostituées ; l’argent devenant la seule valeur à respecter dans un monde où tout pourrait bientôt se monnayer.
    Ensemble, mobilisons-nous pour faire entendre cette voix différente ! »


  12. BANDE DE SALES ABOS DE MERDE !!!


  13. vous me donnez la gerbe !


  14. @Christophe Menechez

    C’est un bon début

  15. Lora Says:

    @ Christophe Menechez
    Merci d’illustrer si bien tout l’humanisme et le sens du débat des proprostitution. Vos arguments, à défaut d’être imparables, sont parfaitement représentatifs de leur pensée.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s