La nouvelle zone dangereuse du Parisien : le festival du film féministe et lesbien !

14/04/2008

« L’art de la féminité, c’est de la putasserie. L’art de la servilité. On peut appeler ça séduction et en faire un machin glamour. Ca n’est un sport de haut niveau que dans très peu de cas. Massivement, c’est juste prendre l’habitude de se comporter en inférieure. Entrer dans une pièce, regarder s’il y a des hommes, vouloir leur plaire. Ne pas parler trop fort. Ne pas s’exprimer sur un ton catégorique. Ne pas s’asseoir en écartant les jambes, pour être bien assise. Ne pas s’exprimer sur un ton autoritaire. Ne pas parler d’argent. Ne pas vouloir prendre le pouvoir. Ne pas vouloir occuper un poste d’autorité. Ne pas chercher le prestige. Ne pas rire trop fort. Ne pas être soi-même trop marrante. Plaire aux hommes est un art compliqué, qui demande qu’on gomme tout ce qui relève du domaine de la puissance. Pendant ce temps, les hommes, en tout cas ceux de mon âge et plus, n’ont pas de corps. Pas d’âge, pas de corpulence. N’importe quel connard rougi à l’alcool, chauve à gros bide et look pourri, pourra se permettre des réflexions sur le physique des filles, des réflexions désagréables s’il ne les trouve pas assez pimpantes, ou des remarques dégueulasses s’il est mécontent de ne pas pouvoir les sauter »

Virginie Despentes, King Kong théorie, Grasset, 2006, p 136-137.

Par Florence Tissot, Sylvie Tissot, Novembre 2007 sur http://lmsi.net/spip.php?article688

Introduction

Le Parisien nous a habitués à ses unes racoleuses, à coup de faits divers sordides, de sondages sans appels et de témoignages à vous glacer le sang. Mais généralement il nous emmène en banlieue pour prendre le pouls de la France violente et des zones de non droit [1]. Rien de tel dans l’article du 2 novembre 2007 : c’est aux abords du Trianon dans le centre de Paris, là où a eu lieu, du 31 octobre au 4 novembre, le festival de films lesbiens et féministes, qu’il faut trembler, car tenez vous bien : peuplé de femmes en treillis même pas maquillées et pleines de ressentiment, il est « interdit aux hommes ! ».

Article

Le ton est bien sûr bon enfant. C’est d’abord « pour rigoler » que la journaliste nous raconte son périple. Mais dans le fond, elle rit jaune, Camille Neveux, que l’on imagine, un peu terrorisée, au théâtre du Trianon. Une grande obsession traverse en effet tout son article : ces femmes ne s’habillent pas vraiment comme des femmes !

Car on n’apprend pas grand chose dans cet article (il n’y a pas un mot sur les films projetés au cours du festival), à part que les lesbiennes ne s’habillent pas « comme nous » (sous entendu : nous les femmes hétérosexuelles) : Michèle a les « cheveux courts, [et les] épaules carrées » ; elle porte un « blouson noir ». Un seul commentaire sur un groupe de femmes dans le hall : « Cheveux très courts, treillis, sacoche en bandoulière, baskets aux pieds. Peu de bijoux, pas de maquillage ». Clothilde est « vêtue d’une veste militaire ». Et enfin, Pascale a une « silhouette androgyne ». C’est l’axe principal du papier : le look étrange des festivalières.

Comment ne pas voir, dans cette description mi intriguée, mi consternée de la journaliste, la réaction toujours épidermique que suscitent celles qui dérogent aux normes de la féminité. Et, au fondement de cette réaction, une incapacité à voir que porter des tenues dites masculines, c’est d’abord un refus du sexisme qui gouverne les corps des femmes, qui leur impose d’être minces, de faire voir leurs formes – tout en restant pudiques naturellement ! -, et d’apparaître fragiles et vulnérables, bref d’être soumises au regard masculin.

Mais dans l’article du Parisien, outre le refus de la docilité – pardon : de la « féminité » [2] –, c’est aussi l’uniformité qui pose problème : elles sont toutes habillées pareil ! Enfin : pareil aux yeux de Camille Neveux. Car au-delà d’un même souci de se distinguer de normes perçues et vécues comme sexistes, ou alors de se les réapproprier en les subvertissant comme le font les fems [3] , on a du mal à voir de l’uniformité chez les centaines de femmes venues à Cineffable. Il y a dans l’article du Parisien un hétérocentrisme profond : comme si la diversité des styles et l’inventivité vestimentaire n’existaient que dans le monde hétéro, comme s’il n’y avait pas 100 000 manières de porter un débardeur, un jean, et des cheveux courts.

N’est-ce pas même un surcroît d’inventivité qui caractérise souvent le style des lesbiennes pour qui, comme pour les homosexuels et bien d’autres minorités, les vêtements, loin d’être le simple reflet d’un groupe professionnel et d’un milieu social, sont souvent investis activement de significations politiques : en l’occurrence le questionnement des normes sexistes et le jeu avec les identités sexuelles.

Mais le plus grave dans cet article, c’est surtout une posture fondamentalement antiféministe et lesbophobe. Les festivalières de Cineffable ne sont pas seulement « habillées comme des mecs », mais en plus elles « détestent les mecs ». Elles sont tout simplement emplies de hargne et de haine : la preuve, comme l’annonce le titre de l’article, avec un point d’exclamation en forme de clin d’œil complice au lecteur masculin : « Interdit aux hommes ! ».

En effet, le second thème de l’article, la non-mixité, suscite chez Camille Neveux autant d’incompréhension que le « non maquillage ». Il existe des femmes qui, à certains moments, souhaitent être entre elles : c’est le cas des festivalières de Cineffable. Que ce principe soit, depuis les années 1970, revendiqué et discuté par les féministes, qu’il permette à ces dernières de libérer leur parole, de contrer, au moins le temps d’une réunion, la domination masculine, cela semble avoir échappé à la journaliste qui, il est vrai, s’intéresse aussi peu à la dimension féministe du festival qu’aux films projetés.

La non-mixité n’est ainsi décrite que comme hostilité, agressivité, manque d’ouverture et de dialogue. L’article s’ouvre sur Michèle, une espèce de Cerbère qui assure la « sécurité », c’est-à-dire doit s’assurer qu’« aucun homme » n’entre : « aux aguets », elle « piétine » devant le Théâtre. Et, dit Michèle, « emmitouflée dans son blouson noir », « personne n’ose s’y risquer ». Au mieux, dans une description plus bienveillante mais très psychologisante et complètement essentialiste, l’entre-soi féministe est ramené à un besoin infantile (mais sans doute plus féminin aux yeux de la journaliste) de se dire des « choses intimes que les hommes ne pourraient pas comprendre ».

La revendication de non-mixité est résumée par les figures de Pascale et Danièle. On sait gré à la journaliste de citer les propos de la première qui parle de « posture politique », mais c’est pour ajouter un étrange : « siffle-elle ». Quant à Danièle, elle « bondit » dès qu’on lui parle des hommes (qu’elle appelle les « couillus »). Ses propos n’apparaissent pas plus articulés que ceux de sa collègue puisque, si elle ne siffle pas, elle « grince », et de son témoignage, ne ressort qu’une chose (que la journaliste ne lui laisse pas argumenter) : elle ne veut aucun contact avec les hommes.

Tous les poncifs sont là : une lesbienne, c’est une féministe, donc une femme qui déteste les hommes et leurs couilles, une femme qui ne couche pas avec eux, donc une « mal baisée ». On retrouve aussi l’éternelle opération de division entre les gentilles et les méchantes féministes, entre la bonne volonté et la radicalité – avec dans le premier camp, ces festivalières courageuses qu’a découvertes la journaliste, qui refusent l’« ambiance ghetto ».

Ce qui relève de la solidarité et du combat est réduit à du « repli communautaire », et c’est la lutte contre la violence (celle dont il ne sera jamais question dans cet article : la violence faite aux femmes et aux lesbiennes) qui se retrouve au final… du côté de la violence !

Violents, c’est sans doute l’impression que les films projetés auraient faite sur Camille Neveux si elle avait pris la peine d’en voir. Par exemple, Itty Bitty Titty Committee de Jamie Babbit, un film aussi burlesque et drôle que critique et subversif, qui raconte l’histoire d’un groupe de lesbiennes féministes radicales, C(I)A « Clit in Action ». Un groupe qui mène des opérations commando contre le sexisme et la misogynie : un groupe évidemment « interdit aux hommes » !!!

Sylvie Tissot est membre du Collectif des Féministes pour l’Egalité.

Florence Tissot milite aux Panthères roses

Notes

[1] Pour un exemple du traitement sécuritaire de la question des « banlieues » au Parisien, avec usage prioritaire voire exclusif de sources policières, Sylvie Tissot Une bavure médiatique, Le faux traquenard d’une fausse bande de jeunes à Pantin.

[2] « L’art de la féminité, c’est de la putasserie. L’art de la servilité. On peut appeler ça séduction et en faire un machin glamour. Ca n’est un sport de haut niveau que dans très peu de cas. Massivement, c’est juste prendre l’habitude de se comporter en inférieure. Entrer dans une pièce, regarder s’il y a des hommes, vouloir leur plaire. Ne pas parler trop fort. Ne pas s’exprimer sur un ton catégorique. Ne pas s’asseoir en écartant les jambes, pour être bien assise. Ne pas s’exprimer sur un ton autoritaire. Ne pas parler d’argent. Ne pas vouloir prendre le pouvoir. Ne pas vouloir occuper un poste d’autorité. Ne pas chercher le prestige. Ne pas rire trop fort. Ne pas être soi-même trop marrante. Plaire aux hommes est un art compliqué, qui demande qu’on gomme tout ce qui relève du domaine de la puissance. Pendant ce temps, les hommes, en tout cas ceux de mon âge et plus, n’ont pas de corps. Pas d’âge, pas de corpulence. N’importe quel connard rougi à l’alcool, chauve à gros bide et look pourri, pourra se permettre des réflexions sur le physique des filles, des réflexions désagréables s’il ne les trouve pas assez pimpantes, ou des remarques dégueulasses s’il est mécontent de ne pas pouvoir les sauter », Virginie Despentes, King Kong théorie, Grasset, 2006, p 136-137.

[3] « Une fem (prononcer « faime ») c’est une gouine qui n’a rien contre les jupes, les talons hauts, le vernis à ongles et le maquillage. Voire éventuellement en surajoute. J’ai ça en commun avec les travestis et les drag-queen de savoir qu’être une femme ça relève de la performance de théâtre au final, qu’on soit sur les planches d’un cabaret transformiste ou bien dans une salle de réunion à la Défense. Je sais que le matin (ou le soir) dans ma salle de bains je me fabrique, je me transforme en femme, parce que ce n’est pas une question de biologie être une femme, c’est en partie du déguisement, et surtout de la conviction d’en être une », Wendy Delorme, Quatrième génération, Grasset, 2007, p 23-24.

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43 Réponses to “La nouvelle zone dangereuse du Parisien : le festival du film féministe et lesbien !”

  1. katasandan Says:

    merci pour cet article, merci de nous rappeler que le combat n’est pas fini. Merci pour ce que vous faites

  2. semaphore Says:

    De la féminité ou l’art de la tapiserie…

    Quand les préjugés s’arment d’oeillères caricaturales…

    Merci pour cet article

  3. Fleur Says:

    Merci de relayer la parution de l’article, mauvaiseherbe,je m’éparpille tellement entre les blogs que j’oublie d’aller lire lmsi!
    Bonne journée (et haut les coeurs, tjs et encore!)

  4. mauvaiseherbe Says:

    Bonjour Fleur

    Cet article date de Novembre 2007, je l’ai découvert hier en consultant la liste des textes rédigés par Sylvie Tissot, il m’intéressait de mettre en évidence cet extrait de l’excellent livre de Despentes “king kong théorie” dont nombre de passages mériteraient à eux seuls de faire l’objet d’un article, en introduction à cette éloquente illustration si bien identifiée par Sylvie Tissot. D’ailleurs en plus de l’article recommandé par Wildo “Bilan d’un féminisme d’état”, je conseille vivement la lecture de celui concernant Simone de Beauvoir.

    Bonne journée à vous

  5. Kaos Says:

    Je confirme, celui sur de Beauvoir est bon.

    Elle a une bibliographie conséquente, quelqu’un aurait des suggestion pour commencer à la lire?

  6. mauvaiseherbe Says:

    Bonjour kaos

    Je serais bien incapable pour ma part de guider ton parcours de lecture, je n’ai lu de de Beauvoir que le deuxième sexe et l’invitée, c’est un peu court. Mais si quelqu’un de plus avisé sur le sujet passe par là…

  7. wildo Says:

    Le deuxième sexe est tellement incontournable que je conseille de commencer par là …

  8. Fleur Says:

    “Penser la liberté en temps de détresse” (Kristeva à propos de Beauvoir)

    Ah, j’ai été devancée ! Wildo a raison, Kaos, si vous n’avez rien lu de Beauvoir, autant vous atteler au « Deuxième Sexe »(1), et pourquoi pas à « la Longue marche » (je plaisante, c’est en rapport avec l’actualité ou presque : la Chine vue des années cinquante) ou « Pour une morale de l’ambiguïté »(2) (une défense de l’existentialisme à la suite des critiques l’accusant de mener l’être humain au désespoir, elle montre que la relation au quotidien permet de lier le projet (abstrait) de liberté à la démarche concrète menant à la libération de tous… une des phrases souvent retenues : “se vouloir libre, c’est aussi vouloir les autres libres.” Beauvoir et Sartre n’estimaient pas que c’était le meilleur de l’œuvre, mais il me semble être utile si vous avez lu ce qui concerne l’existentialisme par ailleurs).
    S’il faut suggérer d’autres pistes, c’est délicat, dans le sens où vous ne lirez pas les mêmes titres selon que vous aurez une approche féministe, « historiciste » ou un intérêt plus biographique: difficile de suggérer le parcours que l’on a eu soi-même… mes lectures de Beauvoir, par exemple, se sont étalées entre l’âge de petite fille (pour les romans et “les Mémoires d’une jeune fille rangée”(3)) à celui de 17ans (pour les essais) ; c’est un peu ancien, et je me sens influencée par la manière dont j’ai découvert et aimé Beauvoir ; je ne sais pas si je conseillerais ce qui me faisait plaisir alors. Les souvenirs enchantés de l’enfance qui cherchait dans les livres et les gens déjà « faits » des modèles pour comprendre comment on se construit, en se démarquant de ses influences familiales (notamment pour les filles, donc), sans adopter non plus des statures toutes faites se sont mêlés à un ensemble de représentations de son œuvre, à la fois hétéroclite et pourtant cohérent d’idées défendues par Beauvoir et qui eurent tant d’importance lorsqu’on repensa les rapports ho/fe/ liberté vis-à-vis de la famille/ création/tiraillement entre vie et écriture, etc. C’était passionnant, alors, de comprendre (pour soi et pour se détacher un peu plus aisément de ce qu’on attendait de nous) de quelle manière elle s’était forgé une attitude contre les « prédestinations » qui semblaient devoir définir les comportements féminins et masculins au sein d’une société… Dans ses essais, ses romans et ses mémoires, elle cherchait tjs comment appréhender l’autre comme sujet, comment concilier l’écriture et la vie, comment ne pas céder sur le bonheur de vivre et celui d’exister par ailleurs, etc. Ses « Mémoires » sont une approche intéressante: « Mémoires d’une jeune fille rangée », mais aussi : « la Force de l’âge », « la Force des choses », « Tout compte fait »; et le récit autobiographique lié à la mort de sa mère s’y ajoute: « Une mort très douce ». (il y en a d’autres, mais… il faut avoir du temps ! et finalement, pour le fin du “compagnonnage avec Sartre : “la Cérémonie des adieux”)

    Ce qui gêne ensuite, dans les « conseils », c’est le souvenir de lourdes charges anti-Beauvoir (et anti-Sartre, aussi, d’ailleurs), concernant la fadeur de leur style dans les romans et contre leur genre (celui de la littérature engagée, comme « les Mandarins »(4), ou le moins bon “Sang des autres” sur la résistance et, dans une forme et un style plus légers, dont on dit qu’il était une forme de conte mi-philosophique mi-fantastique, “Tous les hommes sont mortels”(5)) et véhiculées par nombre de nos profs de lycée et d’université, en un temps où leur mort toute fraîche ne leur permettait plus de répondre à ces attaques. Du coup, comme je n’ai pas remis le nez dans les romans ou l’autobiographie depuis longtemps, j’hésite car je ne voudrais pas que vous soyez rebuté (j’ai perdu le souvenir de leur style, et je n’ai pas mes vieux livres dans ma nouvelle vie). Quant aux nouvelles (“la Femme rompue”), je suis moins adepte du court (hum, dans mes commentaires également), et aux “Lettres” (à Nelson Algren), que j’ai moins apprécié car j’avais passé ma période Beauvoir-Sartre, j’ai plus de mal à les conseiller…

    Je vous ai mis 5 numéros qui donneraient un peu mon ordre de préférence pour se faire une idée en une main de l’éventail de son œuvre. Tout cela est subjectif, évidemment ! et en se rappelant que ce qu’elle représente* ne dépend pas seulement de son œuvre mais aussi de sa manière d’aborder l’engagement, l’écriture et l’affirmation de soi, tissés dans la vie-même, dans ses choix. Son influence** dépassant à mon sens la ligne de démarquation entre ses écrits (son œuvre) et sa vie (un modèle “autre” et original de liberté affirmée).

    *Intérêt du prix Beauvoir :
    http://www.kristeva.fr/prixBeauvoir.html

    **Voir l’article sur rfi.fr : http://www.rfi.fr/culturefr/articles/097/article_61031.asp
    dans lequel l’auteur effleure dans un paragraphe ce en quoi Beauvoir a pu être importante aussi, hors son œuvre : “Lorsqu’elle a reçu le prestigieux prix Holberg, le 3 décembre 2004, à l’université de Bergen, Julia Kristeva prononça un discours intitulé « Thinking about liberty in dark times », autrement dit : « Penser la liberté en temps de détresse ». Simone de Beauvoir reste sûrement une des femmes parmi tant d’autres, mais une des toutes premières s’entend, qui peuvent nous y aider.”

    Kaos: j’espère que cela vous aura plus aidé que perdu?
    Bon après-midi

  9. Fleur Says:

    Aïe, et désolée pour les coquilles restées malgré une relecture rapide, j’ai mal aux yeux, je vois trouble, c’est une bonne excuse?

  10. Fleur Says:

    ahhrgh! démarCation! (zut de zut!)

  11. Fleur Says:

    J’essaie d’être un peu moins longue, mauvaiseherbe, mais mon naturel revient au galop…

  12. emy Says:

    Toujours le meme combat pour sauver les quelques rares espaces de non-mixité …

  13. Kaos Says:

    Merci beaucoup, Fleur, même si c’est long à lire ^^. Je m’intéresse plus au côté féministe et philosophique qu’au côté historique ou biographique, je vais commencer par le deuxième sexe, je verrai pour la suite.

    Je reviendrai lire tes conseils à ce moment-là.
    Merci.

  14. Fleur Says:

    Oui, mieux vaut aller tout de suite à l’incontournable… :) bonne lecture!

  15. Kaos Says:

    Dites, au fait, pour revenir dans le sujet, j’ai une question à propos des zones unisexes.

    Est-ce qu’interdire l’accès au festival en raison du sexe biologique est bien cohérent avec la démarche féministe? Je pense au problème sexe/genre.
    Si une femme biologique se sent homme, elle peut venir. Mais si un homme se sent femme, non? Ca me paraît déjà bizarre mais pour approfondir :
    Quid des trans (dans les deux sens)? Des homos (mâles bien sûr, pour les lesbiennes, c’est assez clair)? Des travelos?
    Je suppose que ces questions sont largement abordées par ce genre du mouvement, et j’aimerais bien comprendre ce qu’elles en font dans ce genre de cas.

  16. mauvaiseherbe Says:

    Ta question fait effectivement l’objet de controverses dans les milieux féministes, pour te répondre, ou pour le moins tenter de t’éclairer sur les raisons d’un choix de non-mixité, je t’invite à la lecture de ce texte : http://1libertaire.free.fr/NonMixite01.html
    qui répondra peut-être à certaines de tes interrogations, bien que ta question plus spécifique concernant la distinction entre sexe bio et genre pose une question différente que la seule question de la mixité, je n’suis pas certaine que la non-mixité soit ici envisagée depuis la condition du sexe biologique exclusivement, et j’imagine que les trans ne sont pas identifiés d’une façon si restrictive, je doute que l’accès à ces espaces non-mixtes leur soit refusé. Mais voilà une question je dois l’avouer que je ne m’étais jamais posée. Je vais essayer de trouver des discussions sur ce thème

  17. mauvaiseherbe Says:

    Et puis à propos des femmes qui se sentent homme comme tu dis, cela ne les tient pas à l’abri de leur condition féminine, elles restent socialement traitées comme des femmes et ne profitent pas des prérogatives réservées aux hommes. Une condition féminine ça ne s’improvise pas, c’est du vécu. Un homme peut se sentir profondément femme il n’en demeure pas moins socialement membre du groupe dominant, et je ne parle pas des trans qui eux changent de groupe.

  18. Kaos Says:

    Ouais, je vois, pour le genre contraire au sexe. L’identité intime n’est pas source des mêmes discriminations, puisqu’on ne peut pas la déterminer à priori. Je suppose qu’un homme qui se sent lesbienne (donc apparemment mâle hétéro) aurait plus à voir avec un association homo – ça donne mal à la tête le queer desfois.

    Mais je me pose vraiment la question pour les trans, est-ce que le sexe de départ compte davantage que le sexe d’arrivée?
    Et pour les travelos, est-ce que leur sexe biologique compte plus que leur genre apparent?

  19. macdougal Says:

    Pour recentrer,c’est la moitié de l’humanité née avec un sexe féminin qui est discréminée, il ne faut pas l’oublier.
    Les hommes ont toujours été aux côtés des femmes dans les luttes féministes et je n’en pense que du bien. Le machisme étant aussi présent chez les femmes que chez les hommes , les luttes de pouvoir existant aussi chez les femmes , la vigilance est toujours de rigueur.
    Toutefois il ne faut pas faire de l’angélisme et ce n’est pas parce qu’un homme de bonne foi se dira féministe que son comportement le sera de même pour les femmes.L’homme peut très vite avoir tendance à expliquer aux femmes comment s’y prendre … On ne fait pas partie impunément du groupe des dominants, dans une société où les positions de pouvoir sont majoritairement occupées par les hommes. Alors je crois qu’il faut pas mal de réflexion, de remise en question,de la part de ces hommes. Parfois , en effet des espaces de non mixité peuvent être aménagés pour que la parole de celles qui n’ont pas pu s’exprimer puisse enfin être entendue , mais je pense que cela ne peut être que ponctuel, dans des situations bien particulières.
    Il faut rappeler que quelle que soit la culture féministe de l’homme, son ouverture,il n’aura pas le ressenti de cette oppression dûe au genre qui commence à la naissance, il peut en entendre le cri, cela peut lui faire mal mais restera extérieur à son être.

  20. Kaos Says:

    En fait ma question se posait justement sur les modalités de la non-mixité quant aux identités sexuelles floues. Les trans surtout (et je pense que la question du sens FtM ou MtF n’est pas anodine) mais la question des travelo m’intéressait également.

    Est-ce que ça pourrait tenir à l’identité sexuelle assumée donc vécue? Travelo dans la vie de tous les jours, est-ce que ça a à voir avec le féminisme? Et dans cas est-ce que les FtM sont toujours liées aux mouvements non-mixtes?

  21. Kaos Says:

    liés?

    Comment on fait pour les trans? C’est le masculin pour les FtM? Et le féminin pour les MtF?

  22. wildo Says:

    Ce qui nous colle à la peau c’est le genre auquel on appartient au départ … c’est quasi indélébile … Sur Second Life j’ai fait une expérience intéréssante je me suis promenée en tant qu' »homme » sur la metaverse … j’ai pas pu tenir plus d’une après midi … si je voulais jouer le jeu à fond il aurait fallu que je me schyzophrénise d’une certaine manière et au bout d’un moment c’est tout simplement impossible … mes référents en tant que femme sont ma constitution à part entière … en faisant cette expérience je me suis également rendu compte d’une chose c’est que ma place de femme je la préfère malgré l’oppression, malgré la dureté … Non je n’échangerai jamais ma place de femme contre celle d’un homme même si adolescente par exemple j’ai caréssé parfois l’idée de changer de « camp » … aujourd’hui ce serait impossible. Une fois qu’on a commencé à déconstruire l’artifice du genre il n’y plus aucune nécessité de vouloir s’approprier celui de l’autre … ma liberté d’être se glisse dans d’autres interstices.

  23. Fleur Says:

    Ce que tu dis je le ressens aussi, wildo (mais sans avoir jamais eu de velléité de changer de genre, bien que très jeune la condition des filles, celle de ma mère tout d’abord sous mes yeux, m’ait révoltée); pourtant, si on ne savait pas que yourcenar était une femme, l’aurait-on deviné, par exemple, en lisant ses romans?
    Je ne saurais moi faire croire que je suis un homme, mais j’ai constaté que je n’avais pas non plus le talent des bonnes blagues, des accents de chaque région française ou étrangers, des transformations de ma voix ou de personnalité comme ma soeur, par exemple, qui savait faire oublier qui elle était pour devenir autre, devenir tel personnage entrevu pendant un voyage, jouer au « paysan breton » à l’ancienne parce que nous en avions rencontré un quelques jours auparavant; moi jamais; pas le talent ni le goût d’être comédienne (même le pseudo choisi « Fleur » reflète mon désir de rester l’ingénue de service, j’ai passé l’âge d’être ingénue, mais c’est tout moi!); transgenre, ça doit être possible pour d’autres, j’imagine, malgré tous les conditionnements de départ?
    Sinon, kaos, je trollerais bien la question en demandant (ingénument): les trans, homos, entraient-ils dans les pubs et clubs anciennement (voire tjs) interdits aux femmes? les lesbiennes se sentant « hommes » n’y étaient-elles pas interdites, malgré leur ressenti? Et au hammam, au fait, ça se passe comment?
    Bon je déconne, mais tout de même, ce n’est pas comme s’il avait été décrété que tous les festivals de ce genre avaient été décidés comme interdits aux hommes; et ce même « interdit » qui semble vous gêner (je n’ai pas d’avis tranché à ce propos car je n’aime pas que quelque chose qui a priori n’est pas hostile ou dangereux soit interdit à qui que ce soit, mais quand même votre insistance a éveillé ma curiosité) ne vous gênait-il pas lorsqu’il y a eu des spectacles à chippendales strictement pour les femmes?
    (mon intervention n’a rien d’hostile, ni envers les filles ni envers les garçons, dans le cas où mon ironie naturelle choquerait quelqu’un, je préviens au cas où car j’ai eu des retours de flammes, parfois (jamais chez mauvaiseherbe en tout cas), à cause de ce « style », et j’en suis parfois vraiment étonnée, d’où mon avertissement à la sauce hypocrite des fins de films: « toute ressemblance avec… » est purement non intentionnelle!)

  24. Fleur Says:

    Et je vais cliquer sur 1libertaire, lien donné par mauvaiseherbe (il m’arrive parfois d’envoyer une réponse avant d’avoir fait le tour complet de la question: pensant avoir compris déjà pourquoi le festival se donnait comme interdit au genre masculin, j’ai omis d’aller lire de plus amples infos à ce sujet, mais ce sera utile, malgré tout).

  25. Kaos Says:

    Nan mais moi je m’en fous hein. Je cherche juste à comprendre. Ça me choque plutôt pas. C’est leur vie, leur combat (et le vôtre si vous voulez être dans le tas) et comme elles le soulignent tout à fait justement, jamais je ne subirai les mêmes choses.

    Je m’intéresse à la frontière de leur non-mixité depuis l’extérieur mais peut-être qu’elle ne veulent pas non plus un regard d’homme qui se pose sur ce qu’elles affichent. Auquel cas, je ne serai pas choqué mais je les trouverai stupides. Pousser leur refus de la mixité jusqu’à trouver les hommes incapables de réfléchir à leurs actions, même de l’extérieur, et parce qu’ils sont des hommes est stupide.
    Bref, ça m’ennuie d’avoir à me défendre, je n’ai pas cherché à mettre en question quoi que ce soit, juste à comprendre. J’ai bien compris ce qui motivait le refus du genre ressenti comme condition d’accès à un lieu non-mixte. Je continue de me poser la question pour les trans et travelo pour bien saisir les frontières définies par les féministes de ceux qui partagent la condition de femme.
    Maintenant, si quand je pose ce genre de questions, on ne fait que me renvoyer à mon incompréhension nécessaire, ça ne vaut effectivement pas la peine que je les pose.

    Merci quand même de vos réponses qui m’éclairent malgré tout.

  26. wildo Says:

    Kaos tout est question de degrés : tu peux être solidaire de la cause féministe en tant qu’homme mais pas en faire l’expérience totale. Je vois pas en quoi c’est stupide. Il y aura donc forcemment des ressentis très particuliers et fondateurs auxquels tu n’auras jamais accès – émotionnels, physiques, culturels, genrés …
    Ensuite la non mixité si tu la pose au même niveau que n’importe quelle réunion de groupe spécifique qui se réunit sur la base de X signes d’appartenances propres … eh bien, ça devient l’équivalent, je sais pas moi, d’une équipe de handball, d’un club de marche à pied etc . Qu’est ce que tu vas faire dans un club de marcheuses si tu es Biker Harley dans l’âme ? bon ben voilà ;-)
    Je tire le truc par les cheveux exprès pour dédramatiser.

  27. wildo Says:

    N’empêche que … le monde est tellement saturé de la norme hétéro, cet « hétéro gavage des oies », que c’est la moindre des choses d’avoir des espaces privilégiés lesbiens … Après on pourrait éventuellement se dire qu’il y aurait l’art et la manière de le faire comprendre aux mecs … mais dans le fond, pourquoi prendre des pincettes ? On a de comptes a rendre à aucun d’entres eux …

  28. Kaos Says:

    Bon, je me fais toujours pas comprendre.

    C’est pas grave. J’ai bien saisi quand même. D’ailleurs, je me tue à le répéter.
    Et je me fous qu’on prenne des pincettes ou non. J’avais pas particulièrement besoin de délicatesse.

    Bon, tout ça pour dire que ça va aller comme ça.
    Merci d’avoir mis beaucoup patience et de pédagogie dans un truc que j’ai compris du premier coup cela dit ;).

  29. Fleur Says:

    Kaos, vraiment, personne ne vous attaquait, vous avez bien le droit de vous poser comme nous toutes/tous les questions sur les définitions possibles (« Je continue de me poser la question pour les trans et travelo pour bien saisir les frontières définies par les féministes de ceux qui partagent la condition de femme. ») et les difficultés de penser les limites de genre, mais vous sembliez vouloir à tout prix une réponse claire et tranchée de ce qui ne peut qu’être nuances et redéfinitions tâtonnantes, comme si nous avions possédé LA vérité suprême à dispenser. Or c’est une question tjs en suspens, et il faudrait avoir l’opinion de toutes et tous (trans ou autres) pour espérer approcher ou plutôt « tangeanter » quelques vérités (ou tenues comme telles à un instant de la discussion).
    Ce n’est pas la discussion qui était rejetée, mais le fait de vouloir faire de cet événement « privé » en quelque sorte un fer de lance d’une attitude générale.
    Je ne vous attaquais pas; mais je ne sais pas, en revanche si je dois prendre bien -et les femmes dont vous parlez également- l’image « le tas » dans votre phrase « (et le vôtre si vous voulez être dans le tas) »…
    Je reste toujours prête pour une discussion si celle-ci n’est entée par aucune idée reçue. Vous aussi, je pense?

  30. Fleur Says:

    Zut encore une parenthèse qui se transforme en smiley, ce n’était pas volontaire, ici.

  31. Fleur Says:

    Tenter de tester les gens par des questionnements insincères: vous mériteriez bien quelques coups de bâtons à la Sganarelle… Vous n’avez rien contre le fait d’être accepté dans le club très fermé des Fleurs sadiques?
    Je suppose que c’était la même chose dans votre demande de conseils sur les livres de Beauvoir?
    Double ration de bâton et batte de baseball à pointes: c’est tout ce que vous méritez!
    ;) Et ce smiley est volontaire cette fois (mais la proposition de sanction sadique est ferme!)

  32. wildo Says:

    Et puis éviter une espéce de mauvaise foi : rien n’empêche aucun homme ou femme hétérote d’aborder une lesbienne hors circuit « fermé » il me semble. La lesbienne ne vit pas spécialement dans un parc d’attraction, elle est au boulot, à l’école … enfin bref elle est partout, donc si vous avez des envies de discuter avec la plus butch des butch à la plus féminine d’entre elles c’est possible 24h sur 24h et tous les jours de la semaine.

  33. wildo Says:

    Non mais sans déconner cet article est plein d’une mauvaise foi incroyable, Cinéffable ça dure 4 jours dans l’année et à la lecture on sent que ce sont 4 jours de trop pour les hétéros. Alors qu’ils peuvent se replier sans problème sur le festival du film de Femmes qui est mixte par exemple. Mais qui parle du festival du Film de femmes ? Pas grand monde, personne en fait tout le monde s’en fout … là 4 jours de gouines entres elles et ça sent la patrie en danger … c’est dingue alors que pendant les autres 361 jours de l’année les héteros ne calculent aucune lesbienne … car ils s’en foutent complètement, alors venir écrire que tout à coup on se sent exclu patati patata c’est du pipo complet … encore un truc de position victimaire inversée … typique hétéro dominant …
    On a plus que l’habitude alors ça fait rigoler doucement …

  34. mauvaiseherbe Says:

    « là 4 jours de gouines entres elles et ça sent la patrie en danger … »

    C’est vrai que comme le disait emy, beaucoup d’interrogations pour ce qui reste des espaces d’exception

  35. Kaos Says:

    Pour une fois que je pose des vraies des questions à propos du sujet… Ça m’apprendra tiens.

    La prochaine fois, je serai de mauvaise foi, au moins j’aurai ce que je mérite :)

  36. Fleur Says:

    « Merci d’avoir mis beaucoup patience et de pédagogie dans un truc que j’ai compris du premier coup cela dit. » ;) « La prochaine fois, je serai de mauvaise foi. » re .)
    Héhé: la prochaine fois, c’était pas déjà hier? ;)
    « Pour UNE FOIS que je pose de VRAIES questions », j’allais dire: vous vous en posez pourtant généralement de bonnes sur votre blog (lectrice silencieuse en liseuse anonyme, et votre dernier billet montre bien que votre cerveau bout autour de ces questions d' »origine contrôlée »); mais je vois ensuite « sur ce sujet »… bon. Après tout, nous pourrons nous poser ensemble ce même type de questionnement sur un sujet pour moi parallèle et qui me tient à coeur tout autant: est-on noir si on est classé comme « bounty » ou si on est métis, et pourquoi n’est-on pas considéré comme blanc aussi si on est métis, métis est-ce une catégorie à part, si on est blanc né ou ayant vécu petit en afrique (y compris ségolène royal ou clémentine célarié) ou ayant pris une nationalité d’un pays africain, est-on toujours considéré comme blanc, noir ou autre (bohringer)? Y a-t-il des associations noires qui n’acceptent pas les blancs ni les métis (ni les « bounty ») dans leurs rangs, et comment peut-on faire des limitations de ce type? Etc. Et le ruban des questions pourrait bien ne pas être au bout de son déroulé.
    Tout comme j’aurais du mal à répondre avec un ton tranché sur toutes ces questions, il est légitime de se les poser, mais elles se rapprochent d’une certaines façon des questions quelque peu rhétoriques que vous vous(nous) posiez, et vous voyez bien que donner ainsi aussi radicalement des réponses de vérité éternelle est tout aussi difficile (le transgenre se devant aussi d’avoir son mot à dire, par exemple).
    Et bien que le ton des femmes a tout à fait le droit d’être sans aménité (se retenir, pour quoi faire? d’ailleurs il m’arrive de perdre cette patience quand je m’adresse à des personnes qui me semblaient avoir l’âge d’en savoir autant que moi mais qui faisait une croix par bêtise sur des évidences, et la bêtise me rend nerveuse, j’avoue que je me fais caméléon pour « côtoyer » cette bêtise, me la faire mienne, et la renvoyer au nez de la bête, et tant pis si ce n’est pas pédagogue d’agir ainsi dans ce cas), j’ai appris que la pédagogie pouvait beaucoup mieux s’épanouir et avoir quelques fruits par la patience et la douceur, ce n’est donc pas en tant que femme mais comme ancienne prof (le naturel revenant au galop) que la forme avec « patience » s’est imposée… (voilà pourquoi vous avez eu droit à autant de patience… malgré votre désir de débats plus chauds: « Et je me fous qu’on prenne des pincettes ou non. J’avais pas particulièrement besoin de délicatesse. »)
    A d’autres débats donc, mauvaise foi ou pas.

    @mauvaiseherbe (et aux autres par rapport au même sujet): oui, c’est bizarre, les espaces d’exception semblent normaux pour certains types de population (entendu par exemple parler de tournois de golf triés sur le volet parmi les non-parvenus et personne ne s’en offusque, nombre de clubs de mecs sont tjs fermés aux femmes, et qui s’en soucie?), pourquoi les journaux notamment sont-ils aussi ringards dans leur manière d’aborder le sujet? Je dois dire qu’ils me semblent la plupart du temps dirigés par des beaufs, ce qui donne une idée de la manière dont on est informé en règle générale.
    J’ai peu vu d’articles sur le festival des femmes ouvert à tous, en effet, dans les journaux généralistes, c’est fou,en fait ce qui les intéresse c’est ce qui peut faire « scandale » à leurs yeux… ils se dévoilent: marcher au coup du scandaleux plutôt qu’informer sans tabou. C’est de cela que notre presse est malade, il me semble.

  37. Fleur Says:

    Elles m’énervent, ces parenthèses de fin qui se transforment toutes seules en smileys, ôtez, ôtez ces smileys indus que je ne saurais voir!
    Bonne journée

  38. wildo Says:

    Tiens je suis tombé sur ce billet, le besoin « d’être ensemble » peut prendre des formes variées, jusqu’à la fin …

    http://pureeuropeinfo.wordpress.com/category/pd-et-gouine/

  39. wildo Says:

    Je prends le foot tiens, voilà un espace d’exeption typiquement imposé … le sport nationalisé des gros nazes … ça il faut s’en goinfrer à longueur d’année, « chialer » sur leur banderoles de merde etc
    pathétique …
    Et là qq filles qui font du cinéma et c’est déjà too much …
    Vous la sentez la disproportion là ?

  40. mauvaiseherbe Says:

    Kaos,

    Rien de personnel dans cette « conversation », il me semble que le débat ici dépasse le cadre de ta seule intervention. Sans vouloir être déplaisante, tu noteras que tes dernières interventions abordent le sujet d’une façon un peu égocentrée, une illustration peut-être de la difficulté pour un homme de participer aux groupes de réflexion féministes avec une certaine humilité…
    Pour ma part j’apprécie le plus souvent tes interventions mais je suis un peu surprise de ton attitude dans ce débat, bien sûr que ta question de départ est intéressante mais il me semble que nous sommes plusieurs à avoir tenté de te répondre tout en précisant que nous n’avions comme toi pas de réponse tranchée sur la question

  41. Kaos Says:

    Oui, j’avais compris du premier coup, merci de le répéter. J’ai pas bien compris le rapport avec « l’égocentrée », mais bon, disons que c’était involontaire…

    Je m’intéresse juste au point de vue de groupes féministes non-mixtes, pas une sorte de vérite suprême que je m’apprête à contester. J’ai tout à fait compris le problème du genre vécu intimement qui n’est pas facteur des mêmes discriminations, et j’ai vu que les réponses manquaient sur la transsexualité, mais de là à me renvoyer à mon identité de mâle, j’ai vraiment eu du mal à comprendre O_o. D’où mon attitude défensive, visiblement perçue comme un réflexe phallocrate inconscient.

    Alors bon. Disons que c’est un malentendu, et que je vais trouver la réponse que je cherche par moi-même.

  42. Kaos Says:

    En fait, je relis le débat, et je crois que l’incompréhension vient de la perception de ma question.

    Je me demandais, en sociologue, comment les groupes non-mixtes percevaient les trans et/ou trav, pas comment me positionner moralement sur ces questions.

    Voilà, j’espère que c’est plus clair là.

  43. Fleur Says:

    C’est plus clair, mais j’avoue que je n’ai aucune idée de la réponse…
    Bon w-end à toutes (et à tous)


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