« Le plaisir de tuer » censure

18/04/2008

Le Dr Michel Dubec impose la censure d’une critique

de son livre « Le Plaisir de tuer »

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15 Réponses to “« Le plaisir de tuer » censure”

  1. wildo Says:

    Je remarque que la censure abusive contre les blogs devient de plus en plus monnaie courante. Ce que je remarque également, c’est le recours a des procédures qui ne respectent absolument pas la loi … (intimidations, faux avocats, menaces … )

  2. Romane Says:

    Le Dr Dubec s’est fendu d’un droit de réponse sur certains blogs.

  3. jean lambert Says:

    REPONSE AU DROIT DE REPONSE DE MONSIEUR DUBEC ( TEINTE D’INTIMIDATION CAR ACCOMPAGNE D’UNE LETTRE DES EDITIONS DU SEUIL TRES MENACANTE SI ON NE PUBLIAIT PAS CES LIGNES. SANS COMPTER TOUTES LES TENTATIVES D’INTIMIDATION HEUREUSEMENT INFRUCTUEUSES DONT CERTAINS RESPONSABLES DE SITES ONT FAIT LES FRAIS) /
    Monsieur Dubec, malgré votre long commentaire hors sujet, dans lequel il n’est quasiment jamais question des lignes indignes écrites dans votre livre, vous n’arrivez pas à convaincre, car les phrases nauséabondes écrites sont ineffaçables, et vous enfoncez des portes ouvertes, car personne n’a dit que vous justifiez l’homicide de Guy Georges, mais ses viols, oui. Et c’est quand il tue que pour vous tout bascule et que vous vous réveillez d’un mauvais rêve, pas quand GG viole. Et vous n’expliquez en rien votre phrase insultant : SI UN HOMME EST TROP RESPECTUEUX D’UNE FEMME IL NE BANDE PAS, ainsi que d’autres charmantes autres délicatesses trouvées dans votre livre. Le double langage, on connait, Le Pen a t-il jamais admis qu’il était raciste ? Il n’est pas assez fou pour cela, vous non plus. Mais vous vous êtes pourtant laissé aller dans votre bouquin à étaler votre perversité. Dommage que vous ne vous êtes pas relu. En tout cas les lecteurs de votre droit de réponse apprécieront que vous ne regrettez pas vos écrits, juste la façon dont ils ont été lus et interprétés. En bref, les lecteurs ne savent pas lire (1350 signataires) et sont des abrutis. Pourquoi ne pas dire toute la vérité ? C’est-à-dire que vous avez été condamné par délibéré du 15 février 2008 du TGI de Paris, affaire n° 07 13 10 82 51 (tout citoyen a le droit d’en demander une copie gratuite au greffe du tribunal, sur simple demande au tél : 01 44 32 56 64 et fax : 01 44 32 78 53 ) et n’avez pas fait appel de ce jugement, et que les délais d’appel ont expiré. Vous avez donc été condamné solidairement avec votre éditeur et la journaliste qui a retranscrit vos propos à payer à Maurice Joffo (ni violeur ni tueur, et c’est ce qui sans doute a accru la sévérité de Monsieur DUBEC dans son expertise psychiatrique, les crimes d’argent devant aux yeux de ce médecin être plus gravement punis que les agressions sexuelles et mortelles ! ), la somme de mille euros (1000 euros) à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi pour les injures, et la somme de deux mille euros (2000 euros) à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi pour les injures à raison de l’appartenance religieuse ( je fais un aparté : des injures extrêment violentes, antisémites et d’un autre âge.).
    Voici ce qu’en a décidé ce jugement EN PLUS DES AMENDES :
    Ordonne la suppression dans les rééditions à paraître du livre Le Plaisir de tuer DE CHANTAL DE RUDDER ET MICHEL DUBEC, des phrases et expressions suivantes :
    SANS SCRUPULE, ABJECT (page 56) et Il (Joffo) ATTENTAIT A NOTRE HONNEUR DE JUIF FRANCAIS COMME SI SON EXISTENCE POUVAIT A POSTERIORI LEGITIMER LE CAMP DES ANTIDREYFUSARDS.
    CONDAMNE HERVE DE LA MARTINIERE, MICHEL DUBEC, ET CHANTAL MAATOUG EPOUSE DE Rudder a PAYER CHACUN a MAURICE jOFFO LA SOMME DE sept cent cinquante EUROS 750 EUROS EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DE L’ARTICLE 47561 DU CODE DE PROCEDURE PENALE;
    Pour infos, vous avez également écrit dans ce même livre et à propos de Joffo des horreurs à l’instar de : Äpre au gain,AVIDE; SANS SCRUPULE,ABJECT, JOFFO, c’est Harpagon et sa cassette. Mais il est juif. Une caricature d’antisémite. JOFFO, C’EST LE JUIF SÜSS. (page 56).
    Je laisse aux internautes la liberté d’apprécier votre degré de moralité et d’éthique, Monsieur le Docteur Dubec.

  4. semaphore Says:

    Mais c’est REVOLTANT!!!!…
    C’est le monde à l’envers!

    nb: dommage que vous n’ayez laissé de liens Romane

    Je vais relayer cette info, cette censure est très grave!
    Elle stigmatise la justice française qui de justice ne porte que le nom!
    C’est INVRAISEMBLABLE!
    Digne d’une dictature!
    La liberté d’expression du seul côté de l’incitation au viol, ATTERRANT!

  5. semaphore Says:

    écrivant je n’avais pris connaissance du commentaire de Jean Lambert…très instructif!

  6. wildo Says:

    C’est pas LA DICTATURE – avec un Duce et un grand D … non, non …en réalité des floppées de petites dictatures se mettent en place via internet et les blogs … Tout le monde veut être un petit conducator … bref, c’est a celui qui sera le plus dictatorial …

  7. semaphore Says:

    Je vous recommande la lecture des commentaires suite à l’article censuré de Brigitte Brami reproduits par le blog Les imposteurs, si je savais pour Freud sa misogynie, vous pourez également découvrir non sans stupeur les propos de Dolto concernant l’inceste..également ceux de Lacan sur les femmes…
    http://imposteurs.over-blog.com/article-16885533-6.html#anchorComment

  8. Romane Says:

    Droit de réponse de M. Michel Dubec :

    “Dans une pétition diffusée sur Internet, il m’est reproché de me livrer à une justification « des violences faites aux femmes, et même des viols », dans mon dernier livre, Le Plaisir de tuer (co-écrit avec Chantal de Rudder, Seuil), et particulièrement dans les pages consacrées à Guy Georges (pp. 210 et suivantes).

    Il va de soi que je condamne sans ambiguïté le viol, ainsi que la violence en général, y compris les violences conjugales, intra-familiales et le harcèlement. M’accuser de « complicité masculiniste » avec Guy Georges, c’est méconnaître d’abord la nature de l’avis que j’ai rendu dans cette affaire et où certains ont même vu la marque d’une excessive sévérité (Libération du mardi 3 avril 2001). C’est ignorer ensuite les chapitres que j’ai consacrés au viol des femmes, à l’inceste et à la pédophilie dans mon premier ouvrage (Crimes et Sentiments, co-écrit avec Claude Cherki-Nicklès, Seuil, 1992) à une époque où ces fléaux n’étaient pas combattus avec la même vigueur qu’aujourd’hui.

    Du fait de mes responsabilités professionnelles auprès des tribunaux, je suis amené à rencontrer de multiples criminels. Il m’est demandé, dans ce cadre, de comprendre ou d’essayer de comprendre leur comportement avant de rendre un avis sur leur responsabilité pénale. Pour réaliser correctement ce travail, il convient de suspendre un instant le jugement moral pour considérer le monde de la vie psychique, les fantasmes qui la traversent et les modalités particulières d’un passage à l’acte.

    La différence entre une personne ordinaire et Guy Georges n’est pas que la première n’aurait ni vie intérieure ni fantasmes, mais qu’elle en reste là. Guy Georges, lui, passe à l’acte, il viole, il tue. C’est en cela, et en cela seulement, qu’il relève de la justice criminelle. Mais, dans le cadre de l’expertise, c’est sur le terrain des fantasmes qu’il cherchait à nouer une forme d’entente avec son interlocuteur. C’est ce que j’ai voulu raconter, sans fard ni détours, dans les pages attaquées par les pétitionnaires.

    Toutefois, comme tout récit, celui-ci a un début, un milieu et une fin. En l’occurrence, une rencontre, une épreuve et un dénouement. La rencontre, c’est celle de Guy Georges : je ne l’ai pas choisi, c’est la justice qui me l’a présenté. L’épreuve, ce sont nos entretiens où il cherchait à m’attirer dans une sorte de partage pervers, comme il l’avait fait ou le ferait bientôt avec les autres experts commis dans cette affaire. La description de ce qui se jouait dans ces échanges a pu heurter, voire scandaliser, mais il s’agissait bien d’une épreuve et non d’un simple moment d’empathie. Car on ne sort pas indemne de ce genre d’échanges, même si l’important est précisément d’en sortir, comme je l’ai explicitement souligné à la page 213 du livre incriminé : « On se réveille comme d’un mauvais rêve, brutalement. On se retrouve brusquement dans la peau de ses victimes, solidaire de leurs familles en deuil, broyé par la même insupportable douleur qu’elles, de l’autre côté du miroir, là où le fantasme s’arrête. Et on en veut à Guy Georges du bout de chemin qu’on a été capable de faire avec lui, comme s’il nous avait piégés… ».

    Mais il faut, pour le comprendre, lire le récit du début à la fin et comme un ensemble de séquences indivisibles. Au-delà de son dénouement strictement judiciaire (l’avis que je rends finalement à la justice et que certains jugèrent, comme je l’ai dit, non pas complice, mais sévère), c’est aussi le travail d’un dépassement que j’ai voulu rapporter ici.

    De ce point de vue, ce livre est un exercice de sincérité sur un métier que je pratique depuis plusieurs dizaines d’années. Celui-ci m’a exposé à bien d’autres épreuves, dont beaucoup sont racontées dans le livre. Etais-je plus vulnérable qu’un autre ? Plus faible ? Moins disposé à traverser ces descentes aux enfers ? Je ne le crois pas. Les experts ne sont pas des machines. Et c’est justement pour cela qu’ils doivent s’astreindre, plus encore que les autres, à voir clair en eux-mêmes et analyser leurs propres affects pour pouvoir faire correctement leur métier.

    D’une manière plus générale, j’ai la conviction qu’il y a toujours un avantage à ne pas ignorer nos fragilités, à savoir que le mal est à nos portes, et qu’il y aurait un grand danger, aussi bien individuellement que collectivement, à s’interdire cette reconnaissance. Si l’on veut dominer ses passions, il faut commencer par éviter de se tromper sur soi-même, de se mentir et de s’abuser. C’est aussi le sens de la confession professionnelle que j’ai voulu livrer au public, dans toute la vérité de mon expérience.

    Je regrette que mes propos aient pu être mal interprétés et que certaines phrases, a fortiori sorties de leur contexte, aient pu heurter. Mais le choc que certains ressentent à la lecture de ces lignes n’est encore qu’une pâle traduction de la douleur que l’on éprouve au contact des tueurs et des violeurs. Il est en tout cas, en dernière analyse, le prix d’un supplément de conscience que je crois vital.”

    15 avril 2008
    Michel DUBEC

  9. Anonyme Says:

    Dont acte?
    « La différence entre une personne ordinaire et Guy Georges n’est pas que la première n’aurait ni vie intérieure ni fantasmes, mais qu’elle en reste là. »

    Dans une époque où le seuil de l’inhibition est toujours repoussé voire annihilé, et où l’on encourage la réalisation et concrétisation des rêves et fantasmes, que vaut cette précision?

    Par ailleurs, que le droit de réponse existe, cela me semble louable, une explication de texte n’est jamais de trop… cependant il est inquiétant de voir brandir de plus en plus l’interdiction pure et simple (comme pour ces blogs de profs, comme déjà vu dans un passé proche), et de la voir s’exercer.

    Bâillon protéiforme, la censure avait des ciseaux pour symbole, aura-t-elle un écran noir comme symbole moderne?

  10. Fleur Says:

    Dont acte?
    « La différence entre une personne ordinaire et Guy Georges n’est pas que la première n’aurait ni vie intérieure ni fantasmes, mais qu’elle en reste là. »

    Dans une époque où le seuil de l’inhibition est toujours repoussé voire annihilé, et où l’on encourage la réalisation et concrétisation des rêves et fantasmes, que vaut cette précision?

    Par ailleurs, que le droit de réponse existe, cela me semble louable, une explication de texte n’est jamais de trop… cependant il est inquiétant de voir brandir de plus en plus l’interdiction pure et simple (comme pour ces blogs de profs, comme déjà vu dans un passé proche), et de la voir s’exercer.

    Bâillon protéiforme, la censure avait des ciseaux pour symbole, aura-t-elle un écran noir comme symbole moderne?

  11. Fleur Says:

    Le premier envoi était anonyme par étourderie (pressée de quitter le cybercafé), d’où le 2e envoi, signé, cette fois.
    Bonne soirée

  12. Fleur Says:

    Oh, bon sang, je viens de faire un tour sur le site grâce au lien mis par sémaphore (merci, au passage), si je n’avais aucune illusion sur lacan (et même pire), dolto ne me semblait pas dangereuse (comment ai-je pu louper cela, je l’ai lue dans ma prime jeunesse?!), mais là, ce que j’ai lu nourrit ma colère (il faudra en faire un peu plus le tour) à l’encontre de ces faux experts dont quelques illuminations heureuses ont fait naître une idiote confiance en eux et qui en profitent pour déblatérer selon leurs fantasmes personnels.
    à creuser, donc, ce que l’on apprend sur dolto. (ira-t-on ironiser sur le cliché « il n’y a pas de fumée sans feu », quand on pense aux résultats de ses certitudes sur sa propre descendance? je vais attendre d’en lire plus de nouveau pour devenir méchante…)
    Merci pour les liens.

  13. wildo Says:

    Oui le passage sur Dolto est navrant ! … disons le … non c’est pire, c’est scandaleux, du même niveau que le copain de Guy Georges …
    Par contre Lacan m’a fait hurler de rire … Hier soir sur arte encore un doc sur la libération des moeurs 68 etc des femmes il en était question aussi mais ce que j’ai entendu était de très bas niveau … on y montre qu’une présupposée libération sexuelle uniquement déstinée à une meilleure marchandisation du corps … donc en gros on aurait le choix entre : pas liberée – je suis qu’un trou versus liberée – je suis qu’un sexe … entre les deux je vois pas bien la différence ;-) … ah si ! j’ai droit a des sex toys en couleurs chez Sonia Rykiel ! Quelle connerie !

  14. semaphore Says:

    L’article vient d’être remis en ligne ce jour même, néanmoins l’injure de cette tentative de censure ne pourra être effacée!

    La banalisation du fantasme de viol porte la marque du sexisme le plus abject, prônant une sexualité du mépris, ce prosélytisme de la contrainte, de l’agression sexuelle, ne saurait être toléré!

    « Cet article a été suspendu pendant quelque temps en raison d’une mise en demeure de l’auteur et de l’éditeur du livre dont il est question ici. Un avis juridique indique qu’aucune raison ne nous oblige à suspendre cet article plus longtemps. Nous accorderons, comme il se doit, un droit de réplique à l’auteur du livre s’il le réclame (sitesisyphe@yahoo.fr). Sisyphe. »


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