Un Extrême Cruel: La Douloureuse Vérité à propos de la Pornographie Contemporaine — et ce que Les Hommes peuvent faire à ce sujet

04/08/2008

par Robert Jensen

ndlr: Texte proposé à la publication et traduit de l’américain par Maggie Hays que je remercie encore une fois :-) Je recommande vivement à chacun(e) la visite de son blog (blog anglophone) très documenté pour nous français(e)s qui profitons d’un accès encore très limité (peu de textes féministes radicaux américains traduits en france) aux travaux de ces théoricien(ne)s féministes engagé(e)s contre l’industrie de la pornographie.

(« A Cruel Edge: The Painful Truth about Today’s Pornography and What Men Can Do about it », Traduit de l’Anglais par Maggie Hays.)

[Une version abrégée de cet article est apparue dans Ms Magazine, printemps 2004, pp. 54-58. Le texte complet a été édité comme « cruel pour être dur : Hommes et pornographie, » dans Sexual Assault Report, Janvier-février 2004, pp. 33-34, 45-48]

**ATTENTION: CET ARTICLE CONTIENT DES DESCRIPTIONS QUI PEUVENT CHOQUER LES PERSONNES SENSIBLES**

Après trois heures intenses, la conférence sur la pornographie cesse graduellement. Toutes les 40 femmes travaillent à un centre qui sert les femmes battues et les survivantes de viol. Ce sont les femmes sur les lignes de front, celles qui répondent à la ligne directe de 24 heures et travaillent face à face avec des victimes. Elles conseillent les femmes qui ont été juste violées, aide les femmes qui ont été battues, et entretiennent les enfants qui ont été maltraités. Ces femmes ont tout entendu et ont tout vu. Peu importe la brutalité qu’ une histoire contient, elles ont entendu ou vécu une histoire bien plus brutale; il n’y a aucune manière de s’y connaitre mieu qu’elles en ce qui concerne les histoires de la violence masculine. Mais après trois heures d’information, d’analyse, et de discussion de l’industrie hétérosexuelle commerciale de pornographie, plusieurs de ces femmes sont épuisées. La tristesse remplit l’atmosphère de la salle.

Vers la fin de la séance, une femme qui avait été silencieuse commence à parler. Durant toute la conférence elle s’était tenue très serrée, avec ses bras enroulés autour d’elle-même. Elle parle pendant un certain temps, et puis fait des excuses pour radoter. Il n’y a aucun besoin de faire des excuses ; elle articule ce que beaucoup semblent ressentir. Elle parle de sa propre vie, au sujet de ce qu’elle a appris durant la séance et ce que ça lui a fait resentir, au sujet de sa colère et de sa tristesse.

En conclusion, elle dit : « Cela fait mal. C’est juste que ça fait tellement mal. »

Tout le monde demeure silencieux alors que les mots se font entendre. Lentement la conversation reprends, et les femmes parlent davantage au sujet de la façon dont ils se sentent, comment elles se serviront de l’information, ce que cela signifiera à leur travail et dans leurs vies. La séance se termine, mais ses mots reste dans l’atmosphère.

Cela fait mal.

Cela fait mal de savoir que peu importe qui vous êtes en tant que femme vous pouvez être réduite à devenir une chose à pénétrer, et que les hommes achèteront des films à ce propos, et que dans plusieurs de ces films votre humiliation sera le thème central. Cela fait mal de savoir que tellement de la pornographie que les hommes achètent fusionne le désir sexuel avec la cruauté.

Cela fait mal aux femmes, et les hommes aiment ça, et ça fait mal rien que de savoir cela.
Même ces femmes, qui ont trouvé des moyens de faire face aux blessures de la violence masculine dans d’autres endroits, s’efforce de lutter contre cela. C’est une chose d’ avoir affaire à des actes, même des actes extrêmement violents. C’en est une autre de savoir que les pensées, les idées, et les fantasmes se trouvent derrière ces actes.

Les gens supposent par habitude que la pornographie est un sujet si difficile et séparateur parce que c’est à propos du sexe. Je pense que cela est faux. Cette culture lutte sans succès avec la pornographie parce que c’est au sujet de la cruauté des hommes envers les femmes, et le plaisir que les hommes prennent parfois dans cette cruauté. Et c’est beaucoup plus difficile pour les gens — hommes et femmes — à faire face.

Pornographie traditionnelle

Les films pornographiques racontent des histoires de sexe. La question est, quel genre d’histoires? Pour qui? Du point de vue de qui?
Il y a différents genres pornographiques racontant des histoires différentes, mais je suis concerné ici par l’histoire dite dans la pornographie hétérosexuelle traditionnelle. Quel genre d’histoire de sexe une telle pornographie raconte-t-elle au garçon tout-Américain, et qu’est ce que cela veut dire pour la fille d’à-côtés?
Commençons par cette expression. Par la pornographie hétérosexuelle traditionnelle je veux dire les videos et les DVDs qui sont largement disponibles aux Etats-Unis aujourd’hui, sur le marché en tant que sexuellement explicites (ce qui l’on nomme généralement le « hardcore » ou le « hard »), loués et achetés principalement par des hommes, dépeignant la sexualité principalement entre les hommes et les femmes. L’activité sexuelle n’est pas simulée ; ces videos sont un enregistrement de sexe entre les acteurs. Ce qui se produit sur l’écran s’est produit dans le monde.
Cette analyse est basée principalement sur trois études qualitatives des videos pornographiques que j’ai conduits depuis 1996. J’emploie le terme « traditionnel » pour décrire les cassettes vidéo parce que j’ai exclu ce que beaucoup considéreraient la frange non-représentative du marché pornographique — bondage et vidéos sadomasochistes ; toute vidéo qui annoncait de la violence explicite, de l’urination, ou de la défécation ; et la pornographie enfantine (le seul matériel clairement illégal partout aux Etats-Unis). Il n’y a aucun manque d’un tel matériel dans ce pays — dans les magasins, par le courrier, sur l’Internet, ou clandestinement (dans le cas de la pornographie enfantine) — mais j’ai évité tout cela. Au lieu de cela, j’ai visité les magasins qui vendaient du « matériel X ou pour adulte » (les termes préféré de l’industrie) et j’ai demandé aux vendeurs et aux patrons de m’aider à choisir les videos le plus souvent louées et achetées. Je voulais éviter l’accusation commune que les critiques féministes de la pornographie sélectionnent les plus mauvais exemples, le matériel le plus violent, à critiquer. Dans un des magasins que j’ai visité, le rayon dont j’ai loué des vidéos a réellement une pancarte sur laquelle il est marqué « traditionnel. »
Ce que je décris ici n’est pas une aberration. Ces vidéos sont largement représentantes des 11 303 nouveaux titres « hard » qui sont sortis en 2002, selon Adult Video News, le magazine américain du commerce de l’industrie pornographique. Ces titres font parti de la vogue traditionnelle d’une industrie pornographique qui a une estimation d’environ $10 milliards dans ses ventes annuelles. Ces titres sont ils ce que les frères et les pères et les oncles regardent, quels amis et maris regardent. Et, dans beaucoup de cas, ce que les petits garçons regardent.
Voici un échantillon provenant de ma recherche de 2003, en commençant par le soi-disant « marché X pour les couples, » les vidéos que l’industrie décrit en tant que ne plaisant pas seulement aux hommes mais aussi aux femmes. Ces films, parfois appelés les «features, » ont typiquement une ligne minimale de scénario et font des tentatives, peu importe comment mal exécutées, de développement des personnage. Après cela, je me parlerai du « gonzo, » l’autre genre de films X qui n’ont aucun pretense de scénario et qui ont juste de l’activité sexuelle non-stop, parfois filmée en « PDV » (du point de vue de l’homme s’engageant dans l’acte sexuel).
« Sopornos IV » est une vidéo sortie en 2003 par VCA Pictures, une des entrprises « de haute-classe » qui produit pour ce que l’industrie appelle le « marché X pour les couples. » L’histoire est une parodie d’une série populaire de HBO sur des truands. Dans le numéro 4, le patron des truands, Bobby Soporno, est obsédé par l’idée que tout le monde dans sa vie est toujours en train d’avoir des rapports sexuels, y compris les membres de son équipe et sa fille. Dans la scène finale de sexe, son épouse couche avec deux de ses hommes. Après la progression habituelle du sexe oral au sexe vaginal, un des hommes se prépare à la pénétrer analement. Elle lui dit : «Que cette putain de bite est énorme. … Écarte [mon] putain de cul. … Ouvre-le.» Il la pénètre. Puis elle dit, sur un ton légèrement plus bas, « ne va pas plus profond, » et elle semble avoir mal. À la fin de la scène, elle demande leur sperme (« Deux bites se branlant à mon visage. C’est ce que je veux. »), ouvre sa bouche, et les hommes éjaculent sur elle en même temps.
“Two in the Seat #3” (« Deux dans le siège #3 ») est une vidéo sortie en 2003, par Red Light District, qui consiste de six scènes séparées dans lesquelles deux hommes couchent avec une femme, aboutissant à la double-pénétration (d.p.), dans laquelle la femme est pénétrée vaginalement et analement en même temps. Dans une scène, Claire qui a 20 ans, ses cheveux en tresses, indiquent qu’elle a été dans l’industrie pornographique depuis trois mois. Demandé par l’interviewer hors-caméra ce qu’il va se passer dans la scène, elle répond, « je suis ici pour me faire sautée. » Les deux hommes qui alors entrent dans la scène commencent un hurlement régulier d’insultes, l’appellant « une fille sale et méchante, » « une putain de petite chatte, » «une petite pute.» Après la progression standard du sexe oral et vaginal, elle demande un des deux: « mets ta bite dans mon cul, je t’en pris. » Pendant la double-pénétration sur le plancher, au son de sa voix il semble qu’elle est en train de souffrir. Elle se cramponne au divan et ne bouge pas beaucoup. Les hommes lui donnent une fessée, et ses fesses sont visiblement rouges. Un homme demande, « Es-tu en train de pleurer ? » le quel mène à cet échange :

Claire : « Non, j’aime ça. »

Homme : « Mince, je croyais que t’étais en train de pleurer. Cela m’excitait quand je pensai que tu etais en train de pleurer. »

Claire : « T’aimerais que je pleure? »

Homme : « Ouais, montre-moi une putain de larme. Ah, j’en vois une putain de larme. »

Alors que le premier homme se prépare à éjaculer dans sa bouche, elle dit, « Donne-moi ton foutre à bouffer » et puis elle montre le sperme dans sa bouche pour la caméra. « Avalé, » elle dit. Le deuxième homme lui dit « crache-le sur ma bite, salope. » Après qu’il éjacule elle essuie le sperme de son visage avec ses doigts et le mange. L’interviewer demande comment va son trou du cul. « ça va super. un peu douloureux, mais c’est bon, » elle dit.
“Gag Factor #10” (« facteur d’étouffement #10 ») est une vidéo sortie en 2002 par J.M. Productions. Le site Web de l’entreprise J.M. remarque que les vidéos de Gag Factor ont gagné le prix de la « meilleures série orale » et répond à la question, « Qu’est-ce qui rend la série Gag Factor différente de toutes autres vidéos de pipe sur le marché X ? »
1. Chaque fille doit avaler la charge de foutre!
2. Chaque fille se fait baiser dans la gorge jusqu’à ce qu’elle s’étouffe et vomisse presque!
3. Gag Factor a plus de valeur de marché que toutes autres vidéos de pipe combinées!
Une des 10 scènes dans le film commence par une femme et un homme ayant un pique-nique dans un parc. Il plaisante au sujet de vouloir employer le moment romantique pour faire l’amour à sa bouche, et puis il se met debout et s’enfonce dans sa bouche tandis qu’elle s’assied sur la couverture. Deux autres hommes qui marchaient près les joignent. Disant les choses telles que «pompe ce visage, pompe à ce putain de visage, » « jusqu’au fond, étouffe-toi, étouffe-toi, » et «c’est de la vraie baise de visage, » ils tiennent sa tête et poussent plus dur. Un homme saisit les cheveux et tire la tête de la femme sur son pénis dans ce que son ami appelle « le marteau-piqueur. » A ce moment-la, elle grimace et a l’air de souffrir. Elle se trouve alors couché sur la terre, et les hommes l’approchent par derrière. «Mange cette bite entière. … toi la petite putain, tu aime qu’on te fasse du mal,» it l’un des hommes, alors que le visage de cette femme est couvert de salive. « Est-ce que tu aime te faire baisé le visage? » demande l’un des hommes. Elle ne peut pas répondre. « Ouvre ta bouche si tu aimes ça, » il dit, et elle ouvre sa bouche. Après qu’ils ont tous éjaculé dans sa bouche, le sperme coule sur son corps. Après l’éjaculation finale, elle tend rapidement la main pour le verre de vin, en bois une large quantité, et regarde vers le haut à son copain, et lui dit, « Dieu, que je t’aime chéri. » Son sourire se fane à un regard souffrant la honte et le désespoir.

Ce Que la pornographie dit à propos des hommes et des femmes

Ces trois descriptions couvrent une grande partie de la gamme de la vidéo et du DVD traditionnels sur le marché X actuel, dont le genre « gonzo » est le segment qui y croisse le plus rapidement. L’analyse de ces scènes pourrait aller dans beaucoup de différentes directions, mais ce sur quoi je veux me fixer ici sont les expressions de douleur.
Je ne suis pas en train de dire que dans chaque scène dans la pornographie traditionnelle de telles expressions de douleur sont évidentes. Et je reconnais que je ne peux pas savoir exactement ce que se resentaient les femmes dans ces films, physiquement ou émotionnelement. Je ne présume pas de parler pour elles, ou pour les femmes dans la pornographie, ou pour les femmes en général. Mais voici ce que Belladonna, une des femmes qui sont apparues dans « Two in the Seat #3, » a dit à un interviewer de télévision au sujet de telles scènes : « On doit vraiment se préparer physiquement et mentalement pour ça. Je veux dire, je subis un processus dès la nuit d’avant. Je cesse de manger à 5 heures. Vous savez, je me fais deux lavements. Le matin suivant, je ne mange rien. C’est vraiement très épuisant pour votre corps. » Les expériences des femmes sans aucun doute varient, mais l’expérience de Belladonna semble à peine idiosyncratique.
Cependant, il n’est pas nécessaire de tirer des conclusions définitives au sujet du degré de douleur les femmes expériencent durant telles scènes pour faire une observation importante. Dans ces scènes, chacune des trois femmes à un certain moment a clairement semblé avoir mal devant le spectateur. Leurs expressions faciales et les voix ont transporté que ce qu’on en train de leur faire leur causait un malaise physique et/ou de la crainte et/ou de la détresse. Etant donné la facilité avec laquelle une vidéo peut être montée, pourquoi les producteurs n’ont-ils pas coupé ces expressions? Il y a deux réponses possibles. Un, ils peuvent voire ces genres d’expressions de douleur par les femmes en tant qu’ayant aucune conséquence sur l’intérêt des spectateur, et donc sans conséquence au but de maximiser les ventes; la douleur des femmes est neutre. La deuxième possibilité c’est que les producteurs ont raison de croire que les téléspectateurs aiment les expressions de douleur ; la douleur des femmes aide des ventes de X.
Etant donné cela la grande majorité de ceux qui loueront ou achèteront ces vidéos sont des hommes, de cela nous pouvons dériver cette question : Pourquoi certains hommes pensent-ils l’infliction de douleur sur les femmes pendant l’activité sexuelle (1) n’est pas un obstacle à leur capacité d’avoir un plaisir sexuel ou (2) est un facteur qui peuvent augmenter leur plaisir sexuel ? Exprimé différemment : Pourquoi certains hommes sont-ils si durs et cruels sexuellement ?
Par cela, je ne veux pas demander pourquoi les hommes sont capables d’être cruels dans un certain sens général. Tous les humains ont la capacité d’être cruels envers d’autres humains et d’autres choses vivantes, et nous avons tous fait des choses cruelles durant nos vies, moi-même inclus. La pornographie hétérosexuelle traditionnelle contemporaine soulève la question : Pourquoi certains hommes trouvent-ils la cruauté envers les femmes soit sexuellement neutre ou sexuellement agréables?
La recherche féministe et la réflexion des femmes sur les expériences de violence sexuelle ont depuis longtemps établi que le viol inclut la sexualization du pouvoir, le fusionnement du plaisir sexuel dans l’imagination des hommes avec la domination et la maîtrise. L’expression commune « Le viol c’est à propos de pouvoir, pas de sexe » trompe ; le viol est au sujet de la fusion du sexe et de la domination, au sujet de l’eroticization de la maîtrise. Et dans cette culture, le viol est normal. C’est-à-dire, dans une culture où la définition dominante du sexe est la prise du plaisir venant des femmes par les hommes, le viol est une expression des normes sexuelles de la culture, et non pas une violation de ces normes. Le sexe est une sphère dans laquelle les hommes ont été entraînés à se voir en tant que naturellement dominant et les femmes naturellement passives. Le viol est à la fois nominalement illégal et complètement normal.
Ainsi, il n’y a rien de surprenant dans l’observation qu’il y de la pornographie qui inclut des images explicites de femmes ayant mal. Mais une société saine voudrait faire face à cela, n’est-ce pas? Et venant de ma recherche, à la fois par ces projets d’analyse du contenu X et par ma lecture de matériel de l’industrie X, il semble clair que la pornographie hétérosexuelle traditionnelle est en train de devenir de plus en plus (et non pas de moins en moins) cruelle. Une société saine prendrait de telles choses sérieusement, n’est-ce pas?

Infinies sont les manières dont nous pouvons être cruels
Il y a seulement un tel nombre de manières dans lesquelles les êtres humains peuvent, en termes mécaniques, avoir des rapports sexuels. Il y a un nombre limité de parties du corps et d’ouvertures, un nombre limité de manières de créer le frottement qui produit la stimulation et les sensations, un nombre limité de positions dans lesquelles ce frottement peut être produit. La variation sexuelle, de ce sens, est finie en raison de ces limites physiques.
Le sexe, naturellement, a également un composant émotif, et les émotions sont infiniment variables. Il y a seulement un tel nombre de manières dont les gens peuvent frotter leur corps l’un contre l’autre, mais sans fin sont les choses que différentes personnes peuvent éprouver au sujet de frotter les corps l’un contre l’autre à des moments, endroits, et contextes différents. Quand la plupart des films non-pornographiques, tels que dans les romances Hollywoodiénnes typiques, portraient le sexe ils montrent les émotions le plus généralement liées au sexe, l’amour et l’affection. Mais la pornographie ne montre pas de cela, parce que les films qui existent pour fournir de la stimulation sexuelle pour les hommes dans cette culture ne fonctionneraient pas si la sexualité y était présentée dans le contexte des rapports amoureux et affectueux. Les hommes consomment typiquement de la pornographie spécifiquement pour éviter l’amour et l’affection.
Cela signifie que la pornographie a un problème. Quand toute émotion est retirée du sexe, cela devient répétitif et inintéressant, même aux hommes qui regardent principalement pour faciliter la masturbation. Ainsi, la pornographie a besoin d’un extrême. La pornographie doit montrer une certaine émotion, par conséquent la cruauté.

Quand les restrictions légales sur la pornographie diminuaient lentement pendant les années 70 et 80, et la présentation de la sexualité à l’écran n’était plus par elle-même vraiement illicite, la sodomie devint une caractéristique normale dans le X. La pénétration anale était vu comme quelque chose que la plupart des femmes ne veulent pas; la sodomie représentait donc un extrême. Quand la pénétration anale devint habituelle dans la pornographie, le genre « gonzo » commença à pousser les limites jusqu’à des choses comme les double-pénétrations (d.p.) et la fellation qui fait étouffer — encore, des actes que les hommes pensent que les femmes généralement ne voudront pas faire. Plus la pornographie devient normale et traditionnelle, la pornographie doit rechercher cet extrême. Et cet extrême est le plus généralement la cruauté, qui est émotionellement l’endroit le plus facile où aller pour les hommes, étant donné que la dynamique de la domination masculine et soumission féminine est déjà en place dans le patriarchat.

Cette analyse n’est rien de nouveau pour l’industrie. Comme Jerome Tanner l’a dit durant une discussion de table ronde pour les réalisateurs de pornographie figurant dans Adult Video News, les « gens veulent juste que le sexe soit plus dur, très dur et encore plus dur, parce que comme Ron l’a dit, qu’est-ce que l’on va faire après? » Un autre réalisateur, Jules Jordan, était direct au sujet de ce qu’il doit faire: « Une des choses au sujet du porno d’aujourd’hui et du marché extrême, le marché « gonzo », tellement de fans veulent voir des choses beaucoup plus extrêmes que j’essaye toujours de trouver des manières de faire quelque chose de différent. Mais il semble que maintenant tout le monde veut voir une fille à qui l’on fait une d.p. ou une partouze (gangbang). Pour certaines filles, c’est super, et j’aime voir cela pour certaines personnes, mais beaucoup de fans deviennent beaucoup plus exigeants au sujet de vouloir voir les choses les plus extrême. Ça a définitivement mené le porno quelque part, mais je ne sais pas où cela va se dirigé après. »
Le réalisateur Mitchell Spinelli, interviewé quand il était en train de filmer la première vidéo («Give Me Gape») d’une série pour sa nouvelle entreprise Acid Rain, semblait clair où cela se dirigeait :
« Les gens veulent plus. Ils veulent le savoir combien de queues vous pouvez mettre dans un cul, » il dit, hausant les épaules. «C’est comme dans « Fear Factor rencontre Jackass ». Faites-cela plus dur, faites-cela plus méchamment, faites-cela plus implacable. Ces types font la différence. Vous avez besoin d’un mec qui est bon, qui a été un peu partout et peut faire une bonne scène, en les baisant furieusement. J’ai fait mon travail. Ces gars sont intenses. »

Nous vivons dans une culture dans laquelle le viol et la violence contre les femmes continuent aux niveaux épidémiques. Et dans cette culture, les hommes se masturbe jusqu’à l’orgasme devant leurs écrans de télévision et d’ordinateur qui leur présentent une sexualité avec une augmentation en dureté et cruauté envers les femmes. Et personne ne semble être terriblement préoccupé par ceci. Ceux qui s’opposent à la pornographie et qui viennent de droite offrent une critique moraliste qui ne peut pas nous aider à trouver des solutions, parce que typiquement ils approuvent la dominance masculine, même si leur manifestations de cette dominance sont différentes de celle du X. Quelques segments du mouvement féministe, en particulier ceux de la haute-théorie dans le milieu universitaire, veulent nous faire croire que l’acceptation croissante de la pornographie est un signe d’expansion de l’égalité et de la liberté sexuelles. En même temps, les critiques féministes de la pornographie ont été marginalisés dans les arènes politiques et intellectuelles. Et pendant tout ce temps, les pornographes se mettent de l’argent plein les poches.
Je pense que ceci aide à expliquer pourquoi même les femmes les plus solides — les femmes qui dans les centres pour les victimes de viol ont affaire par habitude à la violence sexuelle — trouvent la réalité de la pornographie si difficile à faire face. Peu importe comment dur il peut être de faire face à la réalité d’une culture de viol, au moins la culture définit toujours le viol en tant que crime. La pornographie, cependant, n’est pas seulement largement acceptée mais nous est aussi vendue en tant que libération.
La lutte pour les hommes de conscience est de nous définir et notre sexualité différemment, en dehors (au degré possible) de la dynamique de domination/soumission. Ce n’est pas une tâche facile; comme tout le monde, nous sommes des produits de notre culture contre qui nous devons lutter. Mais en tant qu’homme, j’ai un contrôle considérable des conditions dans lesquelles je vis et des situations dans lesquelles je suis. Les femmes n’ont pas ce contrôle. Les femmes sont vulnérables d’une manière différente. Les femmes ne sont pas seulement exposées au danger de la violence sexuelle mais également doivent faire face à la façon dont les hommes, qui d’une façon disproportionnée sont dans des positions de pouvoir dans cette société, les regardent. Les femmes ne contrôlent pas, et ne peuvent pas contrôler, cela pour le moment.
Quand une étudiante a une réunion au sujet d’un projet de recherche avec un homme professeur d’université qui, la nuit d’avant, regardait “Gag Factor #10” (« facteur d’étouffement #10 ») qui est elle pour lui ? Qu’est-elle pour lui ?
Quand une femme entre dans une banque pour faire une demande de prêt à un homme-employé de banque qui, la nuit d’avant, regardait “Two in the Seat #3” (« Deux dans le siège #3 ») qu’est-ce qu’il pense d’elle?
Quand une femme parle devant un homme-juge qui, la nuit d’avant, regardait « Sopornos IV, » veut-elle se jeter à la merci du tribunal?
Mais certains diront : Comment pouvez-vous assumer que juste parce que les hommes regardent de telles choses ils vont agir d’une façon dure et cruelle, sexuellement ou autrement? Il est vrai que le rapport entre l’exposition aux mass-médias et le comportement humain est complexe et pas bien compris. Les sociologues, comme la plupart des experts, discutent des deux côtés du débat. Je croie que la preuve montre clairement que dans certains cas la pornographie influence le comportement sexuel des hommes. Mais peu importe le point de vue que l’on a à ce sujet, ce fait n’est pas en question : Un bon nombre d’hommes — y compris des professeurs, des banquiers, et des juges — payent de l’argent pour regarder ces images X et se masturbe jusqu’à l’orgasme regardant ces images. Et ce ne sont pas simplement des images de sexe. Souvent ce sont des images d’ hommes étant sexuellement cruels envers les femmes.
Si vous êtes une femme, demandez-vous ceci : Voulez-vous rechercher un tel homme en tant que partenaire?
Si vous êtes un homme, demandez-vous cela: Quand vous recherchez une femme en tant que partenaire, annonceriez-vous que vous aimez ces images ?
Pourquoi pas ?
Tout cela serait plus facile si l’on pouvait prétendre que ces images sont consommées par un certain petit nombre d’hommes déviants — si l’on pouvait répondre à la question « quel genre d’hommes aiment ces choses » en décrivant es hommes qui sont dérangés émotionellement, ou des hommes pathologiques qui ont un certain problème qui pourrait expliquer ceci. Alors l’on pourrait identifier et isoler ces hommes mauvais, et peut-être les réparer. Mais la réponse à cette question est : Les hommes comme moi. Les hommes comme nous tous. Les hommes qui ne trouvent personne pour sortir avec et les hommes qui sortent avec toutes les femmes qu’ils veulent. Les hommes qui vivent seuls et les hommes qui sont mariés. Les hommes qui ont grandi dans des milieux familiaux libéraux où la pornographie n’était jamais un problème et les hommes qui ont grandi dans des milieux familiaux religieux strictes où aucune discussion sur le sexe n’était permise. Les hommes blanc, noir et de tout autre couleur que l’on puisse imaginer. Les hommes riches et les hommes pauvres. Et tous les hommes du roi.

Je ne veux pas dire que tous les hommes consomment de la pornographie, ou que tous les hommes qui consomment de la pornographie veuillent le matériel dans lequel des femmes sont blessées et humiliées, ou que tous les hommes qui consomment de la pornographie vont nécessairement vouloir alors humilier les femmes et leur faire du mal. Je dis simplement qu’une grande partie de la pornographie aux Etats-Unis enregistre des scènes où les femmes ont mal et sont humiliées; que des hommes se masturbe jusqu’à l’orgasme devant ces images; et que ces hommes ne sont pas des déviants mais agissent suivant les normes culturelles qui sont largement instruites. Et je veux dire que ces faits devraient nous importer; ils devraient nous effrayer.

Il n’y a aucune manière de dire ceci qui n’est pas sévère

Je suis désolé pour ce que je suis sur le point d’écrire, parce que c’est sévère, et cela n’est peut ne pas être juste pour un homme d’écrire ceci. Mais c’est la vérité, et j’ai beaucoup plus peur de ce qu’il va se passer si nous ne faisons pas face à la vérité que d’être sévère ou injuste.
Les hommes dépensent $10 milliards dans la pornographie chaque année. 11000 nouveaux films pornographiques sont produits chaque année. Et dans ces films, les femmes ne sont pas des personnes.
Dans la pornographie, les femmes sont trois trous et deux mains.
Les femmes dans la pornographie n’ont aucun espoir et aucun rêve et aucune valeur indépendents du frottement ces trous et ces mains peuvent produire sur le pénis d’un homme. Si n’importe qui doute de cela, laissez-moi décrire une autre vidéo venant de ma recherche, une autre vidéo venant de la section traditionnelle d’un magasin qui vent des produits X pour les adultes, là où les hommes louent et achètent des films X pour les aider à se masturber.
“A Cum Sucking Whore Named Kimberly” (« Une Pute, suçeuse de foutre qui s’appelle Kimberly ») est une vidéo sortie en 2003 par Anabolic Video Productions. Cette vidéo est une compilation de cinq scènes avec Kimberly, des scènes venant de cinq autres films produits par cette entreprise X. La première scène provient de “World Sex Tour #25,” dans laquelle deux hommes expliquent que ce sera la première scène anale et la première d.p. pour Kimberly. Kimberly est québécoise et ne parle qu’un peu ou pas du tout d’anglais. À la fin de la scène, quand les hommes éjaculent dans sa bouche, elle commence à s’étouffer, et les deux hommes lui disent (par l’intermédiaire d’un traducteur hors-caméra) qu’elle doit avaler le sperme, et c’est ce qu’elle fait. Avec l’aide du traducteur, ils disent à Kimberly de dire, « merci de me baiser à Montréal. » Kimberly dit, « merci de me baiser à Montréal. » La scène se termine avec les deux hommes parlant plus tard au sujet de l’expérience. « Nous lui avons éclatée son trou du cul, » l’un dit. Cela est comment le film présente l’introduction de Kimberly à ce qu’elle sera dans la pornographie, ce que les hommes veulent qu’elle soit.
Les scènes restantes suivent Kimberly dans sa « carrière » dans la pornographie, en finissant avec“Gang Bang Girl #32.” Dans cette scène un entraîneur (de football) frustré réprimande ses joueurs après l’exercice, leur demandant s’ils sont des « joueurs de football ou des pédés. » Il leur dit qu’ils perdront le jeu le jour suivant, et cela ne l’ennuirait pas de si ses joueurs étaient des hommes — il a juste horreur de perdre avec des pédés. Il se tourne vers l’entraîneur auxiliaire et lui dit, « prouve-moi qu’ils ne sont pas des pédés » avant de s’en aller. La preuve consistera en les 13 joueurs ayant des rapports sexuels avec Kimberly, une des pom-pom girls dans les tribunes. Elle descend sur la piste et se met à avoir des rapports sexuels dans une variété de différentes positions. Alors que les hommes attendent leur tour, ils sont debout autour d’elle, se masturbant pour préserver leurs érections, et plaisantant et riant. À un moment donné, elle est au milieu d’une double-pénétration avec le pénis d’un troisième homme dans sa bouche tandis qu’elle est en train de masturber deux autres pénis.
Elle est trois trous et deux mains.
Un par un, les hommes éjaculent, la plupart d’entre eux dans la bouche de Kimberly. Un des hommes éjacule dans une tasse protectrice et ensuite verse le sperme dans sa bouche. Le dernier homme éjacule à l’intérieur de son vagin, et puis elle se lève et attrape le sperme dans sa main. Elle s’avance pour faire face à la caméra et commence à le lécher le sperme sur sa main. Au début, elle ne peut pas tout à fait se décider à faire ça, et puis elle le fait, faisant une grimace de douleur et ayant apparemment légèrement envie de vomir. La scène se termine avec les hommes vidant l’eau d’une grande cruche sur elle.
Anabolic Video a produit ce film de « gang-bang » (« partouze ») et l’a vendu une fois. Il a marché suffisamment pour en extraire des scènes et vendre encore. Les hommes ont loué et ont acheté ces vidéos, et se sont masturbés jusqu’à l’orgasme tout en regardant Kimberly dans ces positions. Et ils continuent d’acheter et de louer. Alors que j’écris ceci,“Gang Bang Girl” en est à la vidéo numéro 34 de la série et “World Sex Tour” en est au numéro 27. Il y a 10 vidéos dans la série des “Cum Sucking Whore Named …” (« Pute, suçeuse de foutre qui s’appelle… ») .

Dans une société où tant d’hommes regardent tellement de pornographie qui se fixe dans la douleur et l’humiliation des femmes, cela n’est pas difficile de comprendre pourquoi tellement de gens ne peuvent pas arriver à la confronter : La pornographie force les hommes à faire face à la manière dont nous avons appris à avoir des désirs sexuels. Et la pornographie force les femmes à faire face à la manière dont les hommes les voient.

La seule résistance est collective, et les pornographes veulent la détruire

Quand je critique la pornographie, on me dit souvent de « me réveiller; » le sexe c’est que le sexe, les gens disent, et je devrais cesser d’essayer de politiser la pornographie. Mais la pornographie est évidemment politique. Raconter aux hommes des histoires au sujet d’une sexualité dans laquelle les femmes sont trois trous et de deux mains, non pas des personnes, c’est politique. Ca offre aux hommes une politique sur le sexe et les genres sexuels (hommes/femmes). Et cette politique est patriarcale et réactionnaire.
Comme avec n’importe quel problème politique, les bonnes stratégies de résistance à l’injustice et à l’oppression doivent être collectives. Il n’y a pas de solutions personnelles aux problèmes politiques. Si nous évitons de s’occuper des problèmes politiques en public et espérons faire le meilleur des choses en privé, nous échouons. Les pornographes le savent, cela est pourquoi ils veulent s’assurer qu’aucun remède collectif pour les femmes (par l’intermédiaire de la législation ou du tribunal) ne sit considéré, encore moins décrété. Et ils préféreraient même également qu’aucune de ces questions sur la pornographie ne soit discutée l’en public. Ces dernières années, leurs stratégies pour interrompre cette discussion ont été remarquablement réussies. Quand nous critiquons la pornographie, l’on nous dit typiquement que nous sommes soit des prudes sexuellement dysfonctionnels qui sont effrayés du sexe, ou des gens qui détestent la liberté, ou les deux. Ceci marche pour faire taire beaucoup de gens. Les pornographes veulent désespérément empêcher les gens de poser la question simple : Quel genre de société transformerait les blessures et la dégradation de certains en plaisir sexuel pour les autres? Quel genre de personnes cela fait nous devenir — les hommes qui apprennent à trouver le plaisir de cette façon, et les femmes qui apprennent à l’accepter?
Les pornographes veulent marquer n’importe quelle discussion collective sur la signification de l’intimité et de la sexualité comme répression. Ils veulent dérailler toute conversation sur l’éthique sexuelle. Ils ont, bien sûr, une éthique sexuelle: Tout y va (rien n’est mauvais sexuellement). En surface, cela resemble à de la liberté: Les adultes qui consentent devraient être libres de choisir. Je conviens qu’ils devraient. Mais dans une société dans laquelle le pouvoir n’est pas distribué également, « Tout y va (rien n’est mauvais sexuellement) » se traduit en « Tout y va sexuellement pour les hommes, et les les femmes et enfants souffriront pour ça. » N’importe quelle société qui prétend de considérer la liberté sérieusement doit s’engager dans une discussion au sujet du pouvoir, et prendre des mesures pour égaliser le pouvoir. Cela signifie prendre des mesures pour stopper la domination des hommes sur les femmes.

Il y a beaucoup de questions controversées dans le débat sur la pornographie : Quelle est la nature du rapport entre les médias sexuellement explicites et le comportement? Dans quelles conditions le consentement des personnes, qui participent dans des actes qui peuvent être nuisibles à leur propre bien-être, peut-il être remis en cause? Quels actes de dommages par l’expression peuvent être plus importants à faire face que les soucis de liberté d’expression?
Mais il ne devrait y avoir rien de controversé à ce sujet: Critiquer la pornographie n’est pas répressif. Parler de ce que l’on sait, resent et rève est, en fait, libérateur. Nous ne sommes pas libres si l’on est pas libres de parler de notre désir pour une intimité et une sexualité égalitaires qui rejetteraient la douleur et l’humiliation.
Ce n’est pas de la pruderie ou de la censure. C’est une tentative de réclamer les meilleures parties de notre humanité commune — l’amour, l’attention, l’empathie, la solidarité. Faire cela ne veut pas dire de limiter personne. Cela est de dire que les gens sont plus importants que les profits des pornographes et le plaisir des consommateurs de pornographie. Cela est de dire, simplement, que les femmes comptent autant que les hommes.
Robert Jensen est un professeur de journalisme à l’université du Texas à Austin et au membre du conseil de Third Coast Activist Resource Center http://thirdcoastactivist.org. Son dernier livre est Getting Off: Pornography and the End of Masculinity (South End Press, 2007). Jensen est aussi l’auteur de The Heart of Whiteness: Race, Racism, and White Privilege et Citizens of the Empire: The Struggle to Claim Our HumanityWriting Dissent: Taking Radical Ideas from the Margins to the Mainstream (both from City Lights Books); et (Peter Lang). Il peut être joint à rjensen@uts.cc.utexas.edu

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31 Réponses to “Un Extrême Cruel: La Douloureuse Vérité à propos de la Pornographie Contemporaine — et ce que Les Hommes peuvent faire à ce sujet”

  1. wildo Says:

    Excellent article.
    Mais toute cette cruauté décrite n’a rien de nouveau – ce qui est nouveau c’est la façon ostensible de l’exposer – exposer la barbarie – la rendre légale, consommable, intégrée, séduisante … la barbarie au CAC 40 en somme, bankable, à developement durable apparement …
    Soljenitsine est mort et c’est bizarre comme a chaque fois que nous parlons de pornographie – ou que je lis ce texte ci-dessus, je le rapproche aux descriptions des tortures décrites dans l’Archipel du Goulag … ce sont les mêmes résonnances.
    Le viol est une torture extrême. La pornographie est son donjon … moi je raserai tout au lance-flammes. Taiaut !

  2. Miaramaou Says:

    Excellent article, que j’avais me semble-t-il archivé quelque part il y a de cela quelques mois (malheureusement, mon PC a connu depuis quelques défaillances). J’hésite cependant à l’intégrer à mon site, certaines descriptions pouvant réveiller l’excitation malsaine des néophytes qui peuvent s’y rendre. Je vais néanmoins y réfléchir…

  3. Maggie Hays Says:

    Merci beaucoup, Mauvaise Herbe, d’avoir publie cet article. :)

    Cela a ete tres dur pour moi de lire et traduire un article comme celui-ci (bien que ce n’est pas le seul article anti-pornographie explicite que j’ai lu) car la realite de la cruaute de cette horrible torture sexuelle faite aux femmes est tres dure a lire, et encore plus a traduire mot pour mot. :(

    Mais, en tous cas, je croit qu’il est important d’exposer cette realite sur la pornographie traditionnelle, que la plupart des hommes consomment.

    p.s. SVP Excusez le manque d’accent dans mon commentaire (mon clavier est anglophone).

  4. Maggie Hays Says:

    Merci beaucoup, Mauvaise Herbe, de m’avoir ajouté a votre blogroll. J’ai inclus votre lien en dessous de ma blogroll (sur mon blog) en tant que « french-speaking radical feminist », c’est-a-dire « féministe radicale francophone ».

  5. Maggie Hays Says:

    Je voulais ecrire « ajoutée ». j’ai fait une faute…

  6. anatheme Says:

    Cet article soulève d’excellentes questions et pose plusieurs problèmes auxquels il est évident que nous devrons nous attaquer tôt ou tard. Mais si tôt vaut mieux que tard, je dirais que finement vaut mieux que « à l’emporte-pièce ».

    En tant qu’homme hétérosexuel, je puis dire que la pornographie me gêne. Elle me gêne et me répugne. Comme pour beaucoup de gens de ma génération, la porno est entrée chez moi par la même porte que l’Internet. Jeune, mes fréquentations y étaient rares, mais toujours marquées de découvertes qui me laissaient pantois. Par exemple, je me surprenais à ce que l’on trouve érotique de faire régurgiter une fille. De lui éjaculer au visage. De la frapper et de l’insulter.

    Dans un film québécois du début des années 80 mettant en scène des prisonniers, je me souviens d’une scène où un détenu copulait avec une prostituée en lui disant : « Tiens ma tabarnac ! » Je me suis toujours demandé comment on pouvait éprouver des envies sexuelles pour une personne que l’on considère comme « une tabarnac ». Je n’ai toujours pas trouvé de réponse à cette question.

    Comment expliquer cet amalgame de violence et de désir sexuel ? La théorie féministe de l’oppression patriarcale me semble trop directe, trop facile. Dans mon entourage seulement, j’ai connu quelques hommes qui appréciaient ouvertement la pornographie violente et qui, paradoxalement, agissaient tout à fait normalement avec les femmes au quotidien. C’est dire que, comme le soulève d’ailleurs l’auteur de l’article, la transposition des goûts en matière pornographique sur la vie réelle est incertaine.

    Bien qu’on ne puisse trouver toutes les réponses à nos questions séance tenante, je suis porté à croire que l' »extrémisation » des représentations pornographiques est intimement liée à la culture de la transgression des interdits. Longtemps couvert de tabou, la sexualité est encore lourdement marquée de limites, de tabous qu’un imaginaire désormais débridé par un univers libertarien se plaît à faire éclater une à une. À ce chapitre, un parallèle pourrait être établi avec la mode « Jack Ass » et les téléréalités : tout ce qu’on ne pouvait jadis faire ou voir devient objet des représentations les plus grossières.

    Enfin, j’en ai assez dit. À d’autres de commenter. Mais il serait bien que pour cette fois-ci, nous levions cette sorte de prémisse inévitable à l’effet que dans tous ses rapports avec les femmes, les hommes soient guidés par l’idéologie de la domination patriarcale.

  7. jessie Says:

    evidemment, il ne faut pas confondre le fantasme et la réalité mais :
    – des femmes REELLES (et pauvres et désavantagées) sont REELLEMENT maltraitées dans le porno
    – les hommes qui consomment du porno et se comportent »correctement » avec les femmes de leur entourage, en réalité, pensent qu’il existe 2 types de femmes, celles avec lesquelles on ne fait pas ça et les salopes qu’on peut bousculer, bref, toujours le même truc réchauffé des saintes et des putains, des « femmes bien » qu’on respecte et des salopes qu’on malmène
    – l’imprégnation par des images violentes répétées a tendance a « désensibiliser » le spectateur quant à la violence, à le rendre plus cynique voire carrément inconscient quant à la violence réelle qu’il peut subir et exercer
    – les images porno ne sont pas vraiment des fantasmes car elles ne sont pas imaginaires et ne nourrissent pas l’imagination, elles sont du réel qui fait irruption dans le monde fantasmatique et elles détruisent la capacité à fantasmer (inventer ses propres images et représentation en les remplaçant par des images réélles)

    quant à la confusion entre le porno et les relations sexuelles effectives qu’ont les hommes et les ados, elle est constatée dans les faits : hypersexualisation et brutalité grandissante des relations sexuelles, bref, le porno, qui est du réel, a des effets dans le réel

  8. macdougal Says:

    Le porno n’est sans doute pas étranger au backlash que nous constatons depuis plusieurs années. Les jeunes hommes qui ont consommé du porno, depuis l’enfance pour certains, se sentent supérieurs.
    Pour les filles ados on les formate à agir comme des actrices pornos, à tout accepter pour le « plaisir » du garçon. Cela fait des ravages, des filles se soumettent au bon vouloir du garçon en espérant en retour obtenir de « l’amour ».

  9. wildo Says:

    « Mais il serait bien que pour cette fois-ci, nous levions cette sorte de prémisse inévitable à l’effet que dans tous ses rapports avec les femmes, les hommes soient guidés par l’idéologie de la domination patriarcale. »

    C’est pas dans ce sens que ça marche, mais plutôt avant que vous puissiez effectivement discuter avec nous, posez l’évidence que les rapports femmes hommes que nous connaissons répondent aux logiques de domination patriarcales …
    Par ailleurs vous vous posez ostensiblement comme anti-féministe, donc vous êtes contre la libération des conditonnement de genre, ce qui rend la perspective de « discussion » plutôt étrange.

  10. wildo Says:

    « Comment expliquer cet amalgame de violence et de désir sexuel ? La théorie féministe de l’oppression patriarcale me semble trop directe, trop facile. Dans mon entourage seulement, j’ai connu quelques hommes qui appréciaient ouvertement la pornographie violente et qui, paradoxalement, agissaient tout à fait normalement avec les femmes au quotidien. C’est dire que, comme le soulève d’ailleurs l’auteur de l’article, la transposition des goûts en matière pornographique sur la vie réelle est incertaine. »

    C’est vieux comme Hérode, la bipolarité bien pratique de la maman d’un côté et de la putain de l’autre … bref, votre ami est en plein dans notre mille … et tout est réel dans la porno, les images et les scénette ne sont pas tournées par le St Esprit et quand votre copain éjacule à la suite de ce genre de visonnage, cette éjac est réelle, donc la transposition dans la vie réelle est immédiate, il n’y a même pas de transposition en verité. Cette volonté, pour dénier la portée de vos actes, de vouloir mettre un « sas » entre l’image et sa symbolique évidente et le plaisir qu’on en retire est ce qu’on appelle typiquement le ba BA du montage pervers …

  11. anatheme Says:

    Soyons pragmatiques un instant.

    Les femmes ne sont ni productrices, ni consommatrices de cette pornographie abjecte. C’est aux hommes que vous vous adressez.

    Or, la condition de base que vous posez pour pouvoir en discuter est d’accepter que notre genre soit socialement construit sur la jouissance d’asservir les femmes. Les asservir dans le sexe, mais les asservir aussi de façon générale.

    Dans une logique aussi simplificatrice, peu d’hommes se reconnaissent. Et pour cause, puisque la réalité est plus complexe.

    Si aux hommes qui tenteront de s’exprimer sur leur rapport à la pornographie, vous reprochez systématiquement de manquer de sincérité ou de ne rien comprendre de votre approche, le risque auquel vous vous exposez est d’élaborer d’immenses théories en vase clos, puis de prêcher entre converties.

    À vous de déterminer ce qui vous sied.

  12. wildo Says:

    Si, si il ya qq femmes productrices de films pornos bien sûr, mais elles produisent pour le amrché des hommes … pour le reste en ce qui concerne l’asservissment il est pas a discuter : les images parlent d’elles mêmes, faut arrêter de finasser là ou on enfoncerait que des portes ouvertes …
    ç’est chiant ces discussions avec si peu de conscience.

  13. Maggie Hays Says:

    ç’est chiant ces discussions avec si peu de conscience.

    Je suis d’accord.

  14. anatheme Says:

    C’est chiant ces discussions avec autant de certitudes.

  15. wildo Says:

    Ces certitudes en ce qui concerne l’exploitataion et l’inégalité entre les femmes et les hommes ? … mais il suffit de regarder autour de soi, ça crève les yeux de partout … Faut être bouché à l’émeri pour pas s’en rendre compte.

  16. macdougal Says:

    Pornographie : femmes humiliées, femmes objets.
    Monde professionnel ; plafond de verre ( présent dans tous les pays )
    Monde artistique : prédominance des hommes.
    On pourrait continuer la liste avec des précisions, des chiffres, des études.
    JO, on parle beaucoup des droits de l’homme,(tant mieux ) et ceux de la femme ? 9 pays refusent les femmes dans leur délégation ,apparemment cela ne gêne personne.
    Il est insupportable de lire que la légitimité des luttes féministes qui concerne la moitié de la population soit toujours contestée.

  17. anatheme Says:

    J’admire votre façon de terminer vos phrase, Wildo. Il y a toujours une petite insulte qui pend au bout. J’imagine que ça vous aide ?

    J’admire aussi votre aisance à parler « des femmes » et « des hommes », comme s’il s’agissait de deux catégories uniformes avec un beau 90 degrés d’écart entre les deux. J’aimerais partager votre vision des choses.

    Soyons francs, Wildo, ok ? Si votre vie vous insupporte, changez-la. Si la société vous tire les larmes, retroussez vos manches et mettez-vous au boulot.

    D’autres femmes l’ont fait avant vous. Vous n’avez aucun prétexte.

    Mais pour la changer, vous devrez entrer dans l’action, et l’action est hors de votre chapelle féministe radicale.

    Dans votre chapelle, il n’y a qu’agitation, point d’action. Une agitation qui, au mieux, indiffère tous les hommes et toutes les femmes non-militantes féministes. C’est-à-dire un bon 95% de la population.

    À vous de sortir des grandes théories fondées sur la quête d’une solution valable pour les mille prochaines années. De quitter cette attente de la Sainte-Révolution.

    Rejoignez Fadela, Rachida, Clémentine, Christine, Françoise. Vous avez le vent dans les voiles. Le plafond de verre, chassez-le de votre esprit. Personne ne vous empêchera de faire votre vie. Même moi, si je le pouvais, je ne le ferais pas.

  18. macdougal Says:

    Ce sont toujours les minorités qui font bouger les choses, jamais les majorités toujours conservatrices, sécuritaires,passives, facilement manipulées,il y a du mouton de Panurge en elles.

  19. wildo Says:

    Moi ce que j’admire c’est votre ton de « papi la morale » phallocrate bon teint qui croit qu’on attend ici ses révélations masculinistes comme une sorte de lumière divine … ou plutôt, vous êtes persuadé d’être dans le vrai …
    Vous parlez d’angle à 90% alors que vous êtes entré ici comme dans une arène avec un autre pseudo et les termes de féminazis etc … c’est plus du 90° là, c’est du 0° tout court. Vous êtes un faux-cul complet qui sous couvert de vouloir faire « la part des choses » ne fait que de la caricature en ce qui nous concerne … Et pour finir vous êtes extrêmement méprisant. Réduire, nos interrogations et nos vrais désirs à de vaines agitations c’est encore une fois mettre du déni plein pot sur la pertinence et la légitimité du féminisme. J’ai du mal à vous respecter …

  20. anatheme Says:

    Vous avez du mal à me respecter ? Je ne vous en demande pas tant.

    Et je doute, Wildo, que vous n’ayez besoin de moi pour vous caricaturer. Les meilleures caricatures de vous-mêmes, vous les trouverez en vous relisant.

    Enfin, faut-il le répéter encore et encore: Non je ne suis pas Bisbille, et non je n’utilise jamais les mots « féminazie » ou tout autre alliage entre « féministe » et quelque chose d’abjecte. Dieu, à vous entendre, comme il vous arrangerait que lui et moi soyons un seul et même type !

    Malheur: nous sommes deux. Plus que deux en fait.

    Sur ce, je vous laisse à votre marinade. J’ai assez bien joué mon rôle de méchant, non ?

    Vous aurez maintenant tout le loisir de discuter entre vous de cet étrange épisode où vous fûtes agressées par un dangereux masculiniste haîneux !

    MDR !

  21. wildo Says:

    Discuter de vous ? mais dans 5 minutes je vous aurai oubliée moi. MDR aussi et PTDELO etc je vous met un kikoo aussi pour la route … voilà.

  22. Maggie Hays Says:

    Pornographie : femmes humiliées, femmes objets.
    Monde professionnel ; plafond de verre ( présent dans tous les pays )
    Monde artistique : prédominance des hommes.
    On pourrait continuer la liste avec des précisions, des chiffres, des études.
    JO, on parle beaucoup des droits de l’homme,(tant mieux ) et ceux de la femme ? 9 pays refusent les femmes dans leur délégation ,apparemment cela ne gêne personne.
    Il est insupportable de lire que la légitimité des luttes féministes qui concerne la moitié de la population soit toujours contestée.

    Bien dit, MacDougal!

    Et je suit d’accord, Wildo: l’exploitation et l’inégalité entre les femmes et les hommes, ça crève les yeux de partout.

  23. Lory Says:

    ça n’est pas seulement une évidence qu’on peut vérifier autour de soi, c’est aussi écrit noir sur blancs sur toutes les statistiques de toutes les études faites dans tous les pays sur le sujet.

  24. odon Says:

    merci de cet excellent article.
    sur le plan théologique, le démon ne s’emploie pas autrement pour livrer contre l’homme son combat à mort non pas tant la mort du corps que celle de l’âme, de la conscience même, qui permet à l’homme de rester libre aimant et vraiment comme Dieu. Mais sur ce plan il n’y a pas de fatalité,le Christ est vainqueur de ce combat.
    sur le plan politique au sens vivre ensemble, je pense que les industries de cinéma, de production diffusion y compris les TV doivent faire l’objet d’une dénonciation des consommateurs qui ne peuvent plus leur accorder le moindre argent. la mobilisation à l’image de ce fléau mondial ne peut être que globale.
    pourquoi ne pas créer une puissante association internationale pour limiter l’action de ces marchands de mort.

    il pose également clairement la responsabilité des états qui autorisent ce business: ils sont complices et doivent être dénoncés comme tel. une femme ou un homme politique qui collabore en conscience plus ou moins lâchement à cette gigantesque tyrannie n’a plus les moyens de discerner le bien commun de la société pour lequel il est au service.souvenons nous en au moment du vote.
    Comme toujours Soljenitsyne a été clairvoyant et courageux: comme le souligne un internaute il y a une parente te une complicité idéologique entre Goulag,tyrannie et la pornographie: nous sommes dans le rêve démiurge de re-créer un nouvel homme une nouvelle femme à notre convenance: une série anonyme de trous et de mains comme le décrit l’auteur. Tout ceci ne peut que déboucher sur une gigantesque tuerie sacrificielle : Apocalypto n’est pas loin/
    peut être verrons sortir bientôt de l’alliance de biologistes fous et de pornographes un être créé non par et pour l’amour mais pour subir l’ensemble des phantasmes jusqu’à la destruction: un être jetable fait que de trous et de mains…. comme le déclarait il y a peu un éminent savant à propos de ses recherches sur l’utérus artificiel, le problème de l’homme c’est qu’il est encore capable de sentiment.
    Oui portons et agissons haut et fier nos sentiments d’amour et de respect mutuel: nous préférons l’amour durable à la consommation.

  25. Lory Says:

    « sur le plan théologique, le démon ne s’emploie pas autrement pour livrer contre l’homme son combat à mort non pas tant la mort du corps que celle de l’âme, de la conscience même, qui permet à l’homme de rester libre aimant et vraiment comme Dieu. Mais sur ce plan il n’y a pas de fatalité,le Christ est vainqueur de ce combat. »

    Sur le plan théologique, ça ne me parle pas et je trouve cette référence incongrue sur un site féministe parce que les religions sont parmi les principaux vecteurs de la domination masculine et de l’assujettissement des femmes. En outre le christianisme est votre religion et pas nécessairement celle des autres, si tant est qu’elles en aient une. Venir y faire référence à la votre, c’est un peu manquer de respect à toutes.

  26. wildo Says:

    « peut être verrons sortir bientôt de l’alliance de biologistes fous et de pornographes un être créé non par et pour l’amour mais pour subir l’ensemble des phantasmes jusqu’à la destruction: un être jetable fait que de trous et de mains… »

    Cet être existe déjà sur les meta univers comme second life …

  27. wildo Says:

    « sur le plan théologique, le démon ne s’emploie pas autrement pour livrer contre l’homme son combat à mort non pas tant la mort du corps que celle de l’âme, de la conscience même, qui permet à l’homme de rester libre aimant et vraiment comme Dieu. Mais sur ce plan il n’y a pas de fatalité,le Christ est vainqueur de ce combat. »

    Si nous voulons aller au bout de la mystique contemplative cela engage à pouvoir dépasser la notion de bien et de mal – cad ne plus être dans le jugement des valeurs mais de pouvoir fluxer avec elles … arriver à la pure conscience etc
    En tant que démarche individuelle c’est tout à fait intéréssant, par contre ça n’aide pas trop la démarche féministe qui se situe sur un plan différent de perception et de réalisation.

  28. ysengrimus Says:

    J’approuve solidement. Et qu’en est-il de la distinction entre pornographie et érotisme?

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/10/15/de-la-distinction-entre-pornographie-et-erotisme/

    Il est capital d’en clarifier la nature.
    Paul Laurendeau

  29. wildo Says:

    l’érotisme chosifie également … avec un côté plus « faux-cul » c’est tout … !!! ;-)

  30. Emelire Says:

    je viens de lire cet article, je suis convaincue de tout cela. Cela me rappelle un de mes livres préférés (andrea Dworkin, ‘pouvoir et violence sexiste’ éd. Sysiphe) où Dworkin explique que les lois ont changé, les femmes peuvent voter, le mariage ne les enferme plus autant, elles travaillent, la religion a moins d’importance pour elles. Alors comment les soumettre, comment leur interdire d’être égales, eh bien le machisme a trouvé la parade avec la pornographie, la porno enseigne aux hommes comment faire mal aux femmes, comment les dominer.
    Et je retrouve bien cette idée là dans le texte, mais je doute que les hommes renoncent à la porno. Les ETats font tout au contraire pour que ça reste ainsi, liberté chérie !!!

  31. mark becker Says:

    L’erotisme c’est une façon plus discrete (et hypocrite) de faire de la pornographie mais dans le fond c’est la même chose…


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