séries américaines : de nouvelles raisons de haïr les femmes ?

28/08/2008

par sporenda , février 2008


sur http://www.isabelle-alonso.com/spip.php?page=zoom&id_article=97

J’adore les séries américaines. Qui ne les aime pas ? A côté d’elles, les séries françaises sentent la guimauve et la naphtaline, elles ont quelque chose d’anémique, de nunuche et de conventionnel qui incite à jouer de la zapette. A mes yeux—et je ne suis pas seule penser ainsi—les séries américaines sont plus en prise directe avec la modernité, rendent mieux compte, souvent avec une brutalité chirurgicale, des transformations de nos sociétés globalisées et des mutations des relations entre les sexes à l’ère hyper-libérale . Leurs scénaristes ne s’autocensurent pas, n’édulcorent rien, pulvérisent les hypocrisies, s’ébrouent dans les tabous et ne reculent pas à éclairer nos tréfonds les plus inavouables. S’ils partent en roue libre dans le déjanté, baignent dans le glauque et se vautrent dans le trash, c’est parfois gratuitement mais le plus souvent pour dévoiler des facettes occultées de la réalité, nous prendre par la peau du cou et nous pousser devant le miroir, face à nos dénis et à nos faux-semblants. En fait, comparés aux productions de ABC ou HBO, ce sont les feuilletons français qui paraissent puritains et coincés. Parmi mes séries préférées figurent ’’My Uncle Charlie’’, avec Charlie Sheen, ’’Dirt’’, avec Courtney Cox (l’ex-Monica Geller de ’’Friends’’), ’’Sex and the City’’ avec Sarah Jessica Parker et bien sûr, ’’Desperate Housewives’’, la série avec laquelle s’identifierait Laura Bush, ce qui en dit long sur ses frustrations profondes—et sur les limites des anti-dépressants. Mais il y a un hic—ces séries branchées sont-elles vraiment moins sexistes et misogynes que celles d’il y a vingt ans ?


’’Desperate Housewives’’ est centré sur les personnages féminins qui sont tous, excepté Susan, des maîtresses femmes. L’égocentrique la plus flamboyante est sans doute Gabrielle Solis, ex-mannequin reconverti en femme-trophée. Elle est dans un rapport de force permanent avec son mari, qu’elle cherche constamment à ’’tenir’’ et à manipuler. Elle s’offre un intermède ’’chair fraîche’’ avec le lycéen qui tond sa pelouse, détournement de mineur qu’elle assume sans aucune culpabilité et en tout détachement affectif. Mais surtout, elle refuse absolument la maternité —elle n’a pas la fibre maternelle, dit-elle—et si elle finit par tomber enceinte parce que son mari a trafiqué sa boîte de pilules, elle se déclenche une fausse couche en tombant dans les escaliers parce qu’elle a voulu à tout prix porter une robe sexy trop serrée qui entrave ses mouvements.


La grinçante sitcom ’’My Uncle Charlie’’ est apparemment un hymne au machisme dont les deux personnages principaux sont deux frères de caractère diamétralement opposés. Le cadet, Alan, est le souffre-douleur de l’aîné Charlie depuis toujours, et continue d’être le bon fils timoré, respectueux des lois et de la morale, et de ce fait régulièrement roulé dans la farine. Mis sur la paille par la pension alimentaire de son ex qui l’a laissé tomber pour une lesbienne, Alan s’est installé chez Charlie parce qu’il ne pouvait plus payer son loyer. Charlie lui, est le mauvais sujet qui aimait cracher dans les céréales de son frère et le convaincre de mettre un coussin péteur sur la chaise du prof ; musicien raté, il compose sans conviction des jingles débiles pour des pommades contre les hémorroïdes ou des couches culottes pour adultes et passe le reste de son temps à collectionner les bimbos, à téléphoner des paris sportifs à son bookmaker et à boire des bières. Ils se disputent comme un vieux couple, ressassant les mêmes griefs depuis l’enfance et s’enfoncent inexorablement dans l’âge mur et dans la loserie comme on s’enlise dans des sables mouvants. Mais les deux mâles, l’alpha et le gros bêta, le baiseur et le baisé sont aussi faibles et inconséquents l’un que l’autre, avec autant de sens de leur direction dans la vie qu’un paquet de cheveux dérivant sur l’eau d’un caniveau.

Les échecs relationnels de ces deux figures emblématiques de la fin historique du couple hétéro leur ont cependant permis de réaliser un vieux rêve masculin : vivre entre hommes, se passer des femmes. Mais comme ils sont toujours incapables de tenir une maison, de se satisfaire de la masturbation et de porter les enfants, il faut bien qu’il y ait encore des femmes autour d’eux. Et ces femmes les dominent clairement—sur un fond sonore de perpétuelles récriminations misogynes, les deux quadras célibataires filent doux avec leurs ex, leur femme de ménage, et surtout leur mère, Evelyn, sorte de Margaret Thatcher de l’immobilier angélénien, cheveux laqués en casque et tailleur chanel, mariée quatre fois, une Gorgone en escarpins qui pétrifie les hommes d’un regard. Evelyn surclasse ses/les hommes en tout—elle est plus intelligente, plus dure, plus forte, plus rusée, plus riche, plus successful, plus apte à la survie, en un mot, elle est une gagnante de la dure compétition social-darwiniste que les mâles seraient en train de perdre.


Pourtant, ce sont les losers masculins qui sont les personnages sympathiques, tandis que—quand ce ne sont pas des bimbos à peine nubiles—les personnages féminins, efficaces, fonctionnels, ’’drivés’’, totalement investis dans leurs objectifs professionnels ou familiaux, apparaissent comme des disciplinaires rabat-joie menant les hommes à la schlague et cherchant à les emprisonner dans un filet serré de devoirs et d’obligations qui les empêchent de vivre. C’est cette néo-misogynie que soulignait récemment un article paru sur l’excellent site féministe américain http://www.feministing.com au sujet de ’’Knocked Up’’, comédie de Judd Apatow, où les hommes sont de gentils glandeurs fantaisistes et irresponsables et les femmes des sortes de fourmis ouvrières exécutant tâches professionnelles et familiales avec une inflexible efficacité. Et bien sûr, au fil des épisodes, les deux roomates de’’My Uncle Charlie’’ rabâchent en boucle que, s’ils sont perturbés, vélléitaires, alcolos, ont des pannes sexuelles et sont incapables d’une relation stable, c’est la faute à maman.


Dans ’’Dirt’’, l’héroïne, Lucy, jouée par Courtney Cox, est une prédatrice haut de gamme qui dirige un hebdomadaire à scandales éponyme. ’’Araignée dans sa toile toujours en train de guetter sa proie’’, elle tuerait pour un scoop, et il n’y pas de coup bas, de manipulation tordue, de réputations détruites, de vies brisées qui la fasse ciller, pourvu que cela fasse une bonne couve et que ça booste les tirages. Elle vit sa réussite professionnelle en flux tendu, entre insomnie, séance de vibromasseur et obsessions névrotiques, dans une glaciation intérieure intersidérale, gardant sa place de femelle alpha dans le banc de requins en reculant sans cesse les limites de sa désensibilisation morale et affective. Elle aussi a une mère-Gorgone, une Evelyn bis ; son père est mort, suicidé pour échapper aux griffes maternelles quand elle avait onze ans, prétend-t’elle. Selon Charlie, son père aussi est mort d’épuisement, tué sous Evelyn, consumé par sa vitalité de mante religieuse. Dans ces séries, les pères ne sont qu’un vide, une béance ; les hommes y sont excusés par principe, dispensés de tout devoir envers leurs enfants. A ce niveau d’exigence zéro, il ne peut y avoir de mauvais pères, de pères abandonnants ou irresponsables ; ou ils sont morts, ou les moindres attentions qu’ils ont pour leurs enfants sont vues comme un bonus, un cadeau généreux accordé par la magnanimité paternelle, en vertu de l’axiome ’’une mère qui consacre cinq heures à ses enfants tous les jours, c’est normal ; un père qui les emmène trois heures à Dysneyworld le week-end, c’est le père du siècle’’. Autre avantage de l’absence, les enfants fantasment des figures paternelles bienveillantes et sans défaut qui noircissent par contraste l’image des femmes imparfaites qui ont effectivement assumé seules la totalité de la charge parentale. Et devinez à qui Lucy attribue son obsession de la réussite professionnelle à tout prix, son néant affectif, sa compulsion destructrice/autodestructrice de sociopathe speedée ?


Que ce soit dans la sitcom ou dans la série trash, ces héroïnes féminines sont des déclinaisons à peine différenciées d’un même archétype— la mauvaise reine de Blanche-Neige, la mauvaise mère, la femme qui refuse la maternité ou qui met au monde mais ne materne pas—un monstre. Certes, il n’est jamais dit explicitement que de telles femmes qui refusent de se vouer à la maternité sont des monstres—quoique Lucy, dans un moment de fatigue, se laisser aller à avouer ’’je dois être un monstre quelque part’’. Tout est suggéré, inféré, connoté par petites touches : en générique intro de ’’Dirt’’, il y a un gros plan sur les yeux de Lucy, fixes, froids et vides, qui pourraient être ceux d’une pieuvre ou d’un insecte mais n’appartiennent pas au règne humain. Lucy elle-même est frigide, et ne peut arriver à l’orgasme qu’en recourant à des pratiques sm effrayantes. Variations sur le thème du monstre, les sous-catégories du diable, de la sorcière ou du vampire sont aussi mises à contribution pour renforcer la caractérisation négative ces personnages—’’qu’est-ce que tu crains—demande une jeune femme people à son ami qui l’abjure de rester à distance de Lucy-qu’elle me vide de mon sang ?’’ De même, Evelyn rencontre Isabella, une petite amie de Charlie, membre de la wica et adoratrice de Gilgamesh mais celle-ci, tétanisée par le regard de la Gorgone, s’incline devant la force supérieure d’un démon du premier cercle et s’enfuit la queue entre les jambes.


Mais en quoi précisément ces femmes sont-elles monstrueuses ? Quels sont, parmi leurs comportements, ceux qui sont stigmatisés comme révoltants et hors nature ? Il semblerait que le noeud du problème soit qu’elles ont adopté un certain nombre de comportements masculins, tout en gardant certaines stratégies ou objectifs féminins, devenant ainsi des sortes de mutantes, d’hybrides, mi mâle-mi-femelle, comme les dieux égyptiens à une forme mi-animale mi humaine. Emprunt capital à la typologie psychologique masculine, le péché suprême de ces femmes est l’égoïsme. Une femme qui ne vit pas pour les autres n’est pas une femme. Telles que ces séries les caractérisent, Gabrielle, Evelyn, Lucy et sa mère ne roulent que pour elles et se sont accordé une fois pour toutes la première place dans leur liste de priorités. Elles consacrent toute leur énergie à la réalisation de leurs objectifs, de leurs désirs, de leurs ambitions, refusent de se sacrifier pour qui que soit, et leurs enfants passent après s’il en reste. Il est mentionné qu’Evelyn et la mère de Lucy ont du travailler et élever leurs enfants seules mais on ne leur en sait aucun gré : comme elles ont refusé de tout leur donner, elles n’ont rien donné. Quand Charlie raconte avec amertume qu’il est arrivé que sa mère lui donne 10 dollars pour aller s’acheter une pizza à l’heure du diner, il n’est pas envisagé une seconde qu’elle aurait pu être trop épuisée par une journée de visites d’appartements pour faire les courses et la cuisine. Le verdict est self-evident : mauvaise mère. Les normes de ces adulescents ne sont pas très différentes de celles de leurs grand-pères : une femme qui refuse de faire six heures de travail domestique gratuit par jour pour que ses enfants aient des draps parfaitement repassés, des repas faits maison de A à Z et des leçons parfaitement sues = mauvaise mère. Ces deux losers vivent l’égoïsme féminin comme un scandale, une attaque personnelle ; pour eux, le refus de maternage de leur mère a porté atteinte à leur virilité.

Pas de vrais hommes sans des femmes à leur service, dans l’enfance comme à l’âge adulte ; en l’absence de cette antique servitude féminine, les gesticulations machistes de Charlie tournent à vide et sont aussi dépourvues de sens que les ordres d’un général sans troupes. Libérées des entraves de l’altruisme, ces nouvelles femmes sont devenues en conséquence insensibles, émotionnellement détachées, distantes, froides, refusant le support affectif inconditionnel qu’une bonne mère était censée apporter. De donneuses d’amour, elles se sont muées en demandeuses de sexe, recherchant comme les hommes les jouissances sans affect. Comble de l’horreur, elles continuent à avoir une activité sexuelle débridée après la cinquantaine, ce qui est censé provoquer un sentiment de révulsion. Il y a dans ’’My Uncle Charlie’’ une scène particulièrement hilarante où Evelyn, balançant entre deux amants grisonnants, choisit, dit-elle, celui qui lui rappelle Rocco Sifredi, et l’ayant bourré de Viagra, s’apprête à concrétiser avec lui sur son canapé design. Le sexagénaire dopé passe instantanément de raide à raide mort, et Evelyn, affolée, se précipite sur le téléphone, marmonnant quelque chose comme ’’Mon Dieu, faites qu’ils décrochent vite, faites qu’ils arrivent vite !’’ En fait, c’est son autre amant qu’elle appelle ; elle lui demande de la rejoindre tout de suite chez elle, ce qu’il fait, et ils disparaissent ensemble dans sa chambre après qu’Evelyn ait prestement jeté une couverture sur le cadavre du pseudo-Rocco. Et Lucy, fascinée et dégoûtée, découvre un arsenal de jouets sexuels sous le lit de sa mère, qui, comme Evelyn, sefait botoxer et liposucer à mort pour conserver indéfiniment son ‘’ticket’’ d’accès sexuel.


Bref, les femmes sont maintenant montrées comme détestables parce qu’elles sont ’’plus’’—plus auto-centrées, plus libidineuses, etc. que les hommes—-alors qu’il n’y a pas très longtemps, l’essentiel de l’argumentaire de la misogynie classique était centré sur le fait qu’elles étaient ’’moins’’—dépourvues de certaine/s caractéristique/s ultravalorisante/s que seuls détenaient les mâles. Les femmes modernes, diraient les psychanalystes, sont devenues phalliques—et c’est précisément cette récente appropriation de virilité qui est stigmatisée, alors que c’était son absence qu’on leur reprochait autrefois. On voit ici affleurer une autre angoisse masculine fondamentale, celle de la révélation de l’imposture de la domination masculine : ’’il ne faut pas que les femmes obtiennent l’égalité, car si elles sont nos égales, elles nous deviendront supérieures.’


Que les femmes deviennent à elles-mêmes leur propre fin est aussi présenté comme sonnant le glas de l’harmonie sociale—ces deux séries évoquent, par la bande pour ’’My Uncle Charlie’’, frontalement pour ’’Dirt’’, l’horreur économique, la cruauté sociale qui se propage quand rien ne fait plus contrepoids au pouvoir de l’argent, la mercantilisation des rapports humains et la disparition générale des standards éthiques qui s’ensuit—la plus grande victoire de Lucy, c’est de convaincre des gens de trahir leurs principes, et leurs amis, pour qu’ils lui révèlent les sales petits secrets qui font exploser les tirages. Ces séries parlent bien de problèmes du XXIème siècle—de sociétés de plus en plus dysfonctionnelles, instables, dures, violentes et inhumaines— mais ce qui ne change pas, c’est qu’elles présentent les femmes comme les agents propagateurs de cette nouvelle peste sociale. La défection féminine est présentée comme ayant fait disparaître tout ce qui était gratuit, donné, et sans valeur quantifiable dans la vie sociale mais qui la rendait vivable, plaisante, qui mettait de l’huile dans les rouages et en particulier faisait de la famille un ’’havre de paix’’ échappant aux lois d’airain du capital. Dans la vision exprimée implicitement par ces séries, c’est comme si les femmes étaient seules détentrices du pouvoir de produire et de diffuser les énergie sociales positives—la compassion, la générosité, le souci de l’autre, la tendresse et plus généralement les affects humains qui créent du liant dans les rouages sociaux et du lien entre les humains.

Dès lors que les femmes se sont mises à refuser leur rôle immémorial et ne veulent plus fournir ces ’’valeurs féminines’’, si peu considérées mais si socialement indispensables, c’est comme si toute bonté, désintéressement et morale s’étaient retirés du monde, devenu un enfer parce qu’il n’y a plus de vraies mamans. En dernière analyse, il est reproché à ces femmes qui ne veulent plus travailler gratuitement ni dispenser affection, soins et soutien moral sans rétribution ni réciprocité, d’avoir mercantilisé la famille et d’y avoir fait pénétrer les lois de l’économie de marché, supprimant l’ilôt d’humanité qu’aurait constitué la sphère privée—dans la vision patriarcale bien sûr. Et en effet, en prenant conscience de la plus value énorme créée par l’apport féminin, les femmes post-féministes l’ont fait entrer dans les bilans comptables de l’économie capitaliste. Ces ’’choses qui ne s’achètent pas’’, qui en étaient autrefois une part abondante et invisible, sont maintenant quantifiées et payantes, comme l’eau—en théorie seulement car on est loin du compte dans la pratique. Les personnages féminins de ces séries vendent, troquent ou refusent ce que leurs mères donnaient, et les hommes auxquels elles ont affaire acceptent mal de perdre, ou de payer, ce qu’ils avaient gratuitement autrefois. Donc si vous vous demandiez qui sont les responsables de la dureté du monde moderne, et que vous hésitiez entre les gestionnaires des fonds de pension, les politiciens dérégulateurs, les actionnaires trop gourmands et les dirigeants de multinationales délocalisateurs, vous êtes loin du compte—ce sont les femmes post-féministes qui sont la cause de l’extension du domaine de la lutte.


Je ne sais comment finira Gabrielle Solis dans le dernier épisode de ’’Desperate Housewives’’ ni ce qu’il adviendra de Lucy ou d’Evelyn à la fin de ’’Dirt’’ ou de ’’My Uncle Charlie’’. Ces séries sont encore ’’chaudes’’ et ont, je l’espère, encore plusieurs saisons devant elles. Mais Lucy, à la fin de la première saison, est déjà mal partie—tout le monde la déteste dans son magazine et son amant occasionnel la hait ; de plus, l’une des deux personnes qu’elle aime vraiment, son frère, a fait circuler sur le net une vidéo pornographique d’elle et de son amant, et l’autre, Ron, son paparazzi favori schizophrène, entend des voix qui lui commandent de la tuer. Et dans ’’Sex and the City’’, qui vient de clore sa dernière saison, les héroïnes énergiques et indépendantes ne s’en tirent pas mieux… Samantha, la’’nymphomane’’, a un cancer du sein et finit la tête rasée, punie par où elle a péché, comme les Marie-couche-toi-là sous l’Occupation. Miranda, la brillante avocate, se marie et doit soigner la mère invalide de son mari. Seule le personnage de Sarah Jessica Parker échappe apparemment au retour de bâton de la féminité traditionnelle et épouse Mr.Big, grand mariage en blanc à la clé—mais bien sûr, comme ils n’ont pas arrêté de rompre et de se réconcilier tout au long des épisodes de la série, leurs chances de ’’live happyly ever after’’ paraissent minces. La récréation est finie, les femmes doivent ’’rentrer à la maison’’ et consentir au sacrifice féminin ; celles qui persistent à le refuser resteront seules et seront durement punies. J’adore les séries américaines mais je ne suis pas dupe—si leur description de la nouvelle donne hommes-femmes fait toute sa part à l’évolution des comportements, leur résolution des problématiques intersexes nous renvoie pas très loin de Benoit XVI.

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3 Réponses to “séries américaines : de nouvelles raisons de haïr les femmes ?”

  1. wildo Says:

    Desperate housewifes et Sex in the city … j’ai jamais compris comment on pouvait regarder des nullités pareilles … c d’un ringard !!!!!

  2. jevoudraisvivrelibreetegale Says:

    Je ne suis vraiment pas fane de ces séries et de ce qu’elles véhiculent avec les blanc he s riches « beaux » qui sexualisent à max, s’habillent en prada et inversent partiellement les rôles.

    On dirait un clip de pub géant je trouve^^

  3. wildo Says:

    Je suis d’accord. Moi aussi je n’ai jamais trouvé que les rôle soient inversés, au contraire c’est juste un habile subterfuge de scénarisation. En gros elles sont pathétiques, névrosées, assujetties, incapables de s’en sortir.
    Et elles ne parlent que de cul …
    Ce qui voudrait donc dire en filligrane que les femmes sont obsédées par les mecs, ne parlent que de mecs et de cul et que donc toute leur vie ne s’articule qu’autour de ça …
    C’est grossier et nul à chier.


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