Être consciente, c’est être digne tous les jours.

09/10/2008

sur http://teteshautesregardsdroits.wordpress.com…

Les femmes doivent apprendre à s’aimer dans la lutte pour se libérer.

Tant que les femmes continueront d’accepter d’être en concurrence les unes avec les autres, toutes les femmes continueront d’être enchaînées. La méchanceté des femmes entre elles n’est que le reflet de l’oeuvre du patriarcat : les femmes sont des objets de désir.

Elles se doivent d’être plus désirables que leurs voisines. Elles se doivent d’être plus remarquées que leurs copines. Ainsi, sans en être pleinement conscientes, les femmes sont dures, haineuses, et mesquines entre elles.

Le pouvoir des hommes passent par le salaire plus important qu’ils ramènent au foyer.

Le pouvoir des femmes passe par leur capacité à garder leurs foyers et leurs hommes, dans le plaisir à se sentir mieux loties, plus organisées et plus jolies que les autres femmes. Comparaisons, affrontements, jalousies : tant que les femmes se satisferont de ces basses attitudes, le patriarcat peut continuer à dormir sur ses deux oreilles.

Jusqu’au jour, où les femmes prendront conscience que leurs bracelets ne brillent que de l’éclat de leur propre impuissance.

La force politique des femmes réside dans leur profond sentiment d’oppression, dans leur grand sentiment d’injustice. Leur volonté de se libérer devrait être plus forte que celle de leurs homologues masculins. Mais les chaînes attachant les femmes, ce sont aussi elles qui les reproduisent : toujours en compétition, les femmes ont des réflexes individualistes, de protection de leur périmètre.

Le chemin est d’autant plus long et aride que les schémas intérieurs sont fortement ancrés dans la vie quotidienne. Le privé est politique.

Chaque moment doit être vécu à la lueur de ce que les femmes veulent devenir. En réalisant la force collective qui peut être la leur, elles auront d’autant plus d’aplomb et d’audace dans la lutte. La lutte pour la libération passe nécessairement par l’autonomie, et ainsi par la prise en charge de la lutte par les oppriméEs elles-mêmes.

Là où les femmes avaient l’habitude de médire et d’enfoncer leurs semblables, elles doivent faire preuve de dignité.

Une femme qui se lève est une femme qui apprend à sa voisine comment et pourquoi se lever avec elle.

La libération commence par la prise de conscience que l’oppression est partagée. Les femmes ont besoin d’une perception solidaire de leur condition.

La libération ne commence pas par le quotidien ou l’individu. La libération fait tout simplement corps avec la vie. C’est un tout.

Octobre 2008, Têtes hautes Regards droits

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24 Réponses to “Être consciente, c’est être digne tous les jours.”

  1. celeste Says:

    Bravo!

    rien à ajouter, si ce n’est que le même principe devrait applicable (et appliqué) à tous les opprimés

  2. celeste Says:

    oups! devrait être appliqué

  3. macdougal Says:

    Bien sûr celeste, mais pourquoi faut-il que dés qu’on parle des femmes( plus de la moitié de la population) de l’oppression la plus achevée, de celle où l’opprimée défend le plus farouchement son oppresseur, il faut rajouter à « tous les opprimés », et aux rouges, et aux bleus… et la faim dans le monde…et…et…?
    Pourquoi dans toutes les autres luttes, légitimes, ne dit-on pas et les femmes? (ou si bas, si rapidement pour s’en débarrasser)?
    Il faut arrêter de noyer les luttes féministes.

  4. wildo Says:

    «La réalité, c’est ce qui continue d’exister lorsqu’on cesse d’y croire.»
    Philip K. Dick

    et bien, prenez les luttes féminstes, replacez les dans le contexte de la phrase ci-dessus et vous verrez que le féminisme bien avant d’être une qq idéologie est tout simplement une réalité incourtournable, incontestable, d’une évidence tellement énorme … qu’effectivement je comprend qu’on puisse avoir le reflexe d’en vouloir arrondir les contour … mais c’est peine perdue dans le fond … il faut attrapper la chose à plein et se la coltiner …

  5. v. Says:

    Très beau

  6. macdougal Says:

    En fait je ne suis pas d’accord avec le contenu de ce texte qui semble daté pour la grande majorité des françaises d’aujourd’hui. En effet les femmes sont autonomes, elles ont un salaire , parfois supérieur à celui de l’homme avec lequel elles vivent.
    On retrouve dans ce texte tous les stéréotypes: femmes jalouses, mesquines . Il s’agit bien des stéréotypes entretenus par la presse féminine, la pub également joue dessus.

    « Le pouvoir des femmes passe par leur capacité à garder leurs foyers et leurs hommes, dans le plaisir à se sentir mieux loties, plus organisées et plus jolies que les autres femmes.  »
    Ce contenu est totalement réducteur et ne correspond en rien à la femme dans la société française.
    Par contre l’idée d’une perception solidaire de la condition des femmes est toujours d’actualité, (les machotes sont toujours là).


  7. macdougal,

    Et bien cette fois je ne suis pas d’accord avec tes réserves sur ce texte.
    Si les femmes ont pour certaines, parfois, un salaire plus élevé que les hommes qui partagent leur vie, c’est loin d’être représentatif de la condition féminine (80% des travailleurs pauvres sont des femmes et inutile de rappeler qu’à travail égal le salaire est encore loin d’être égal)

    Et stéréotypes ou pas, les femmes sont en effet conditionnées à entretenir entre elles cette pression concurrentielle, et si tu as raison de préciser que ce genre de poncifs fait les choux gras de la presse féminine, beaucoup d’entre nous se laissent instrumentaliser par ces manipulations patriarcales hélas, ce qui détourne nombre d’entre nous de l’impérieuse nécessité, que représente pour la cause, cette perception solidaire de notre condition.

    La plus grand danger pour le patriarcat est que les femmes s’unissent. Beaucoup ont tout intérêt à entretenir ces, encore une fois, stéréotypes de rivalités, jalousies féminines etc. Et si comme toi je déplore ces manoeuvres anti-féministes, il faut bien reconnaître qu’elles se montrent encore très efficaces.


  8. « En France, on parle peu des travailleurs pauvres et encore moins du chômage féminin. On préfère parler d’évolution de l’activité professionnelle féminine.
    Certes, la France est passée, en 40 ans, de 34% de femmes au sein de la population active à 46% aujourd’hui (c’est même supérieur au chiffre européen qui est de 43%). Margaret Maruani, sociologue et directrice de recherche au CNRS, comptabilise un taux d’activité des femmes entre 25 et 49 ans, qui a doublé.

    Et bien alors, les femmes travaillent non ! De quoi se plaint-on ?
    Et bien oui, on se plaint, ou du moins, on devrait se plaindre parce que nul ne relaie ce troublant paradoxe.
    Les emplois féminins sont concentrés sur un tout petit nombre de secteurs, comme s’ils leur étaient réservés : employés, instituteurs, professions intermédiaires de santé, personnels de services aux particuliers ou aux entreprises. Et oui, comptez autour de vous, on les retrouve comme caissières, serveuses ou femmes de ménage. Et bien sûr, ce sont ces fonctions qui, massivement, sont occupées en temps partiel.

    Aujourd’hui en France, 80% des employés sont des femmes.

    Cela représente, selon Margaret Maruani, 3,4 millions de personnes dont 80% de femmes qui travaillent pour un salaire inférieur à 840 €.

    Le travail s’est féminisé grâce à la progression du taux d’activité des femmes et grâce à leur formation professionnelle (meilleurs résultats scolaires que les hommes). Mais il n’y a toujours pas d’égalité dans le travail, nombre d’emplois étant « réservés » aux femmes. Ces fameux « emplois féminins » que les hommes, dans d’autres pays où il est vrai, il y a peu d’indemnisation du chômage, viennent occuper.

    Est-ce que le rapport Pécresse remis cette semaine à Dominique de Villepin et préconisant le congé parental ouvert aux hommes peut être une mesure en ce sens ? Faiblement je le crains.
    Mais c’est peut-être le moyen de faire parler, autant que du chômage des jeunes et des cadres, de ce problème non-dit de paupérisation du travail féminin. »

  9. macdougal Says:

    On pourraît rajouter à ces conditions de travail plus difficiles pour les femmes le fait que souvent elles s’occupent seules des enfants, que les familles monoparentales c’est le plus souvent une femme et ses enfants. Puis parfois une culpabilisation de ne pas tout réussir alors que comme le remarquait C. Delphy dans sa conférence à Montréal elles n’ont pas toutes les cartes en main, (contrairement à ce qu’on leur a fait croire.)
    Ce qui me pose question quand même c’est le peu de révolte . Bien sûr on sait l’éducation, le dressage. Les femmes sont très responsabilisées et assurent. J’ai remarqué que beaucoup n’étaient pas fermées au féminisme et même proches d’y adhérer dans une discussion à deux, mais les mêmes dans un groupe mixte rejettent le féminisme alors pour cette raison aussi on peut revenir à des moments non mixtes, pour faire avancer une réflexion,pour une vraie prise de parole, pour une libération .

  10. wildo Says:

    « macdougal a dit :
    octobre 9, 2008 à 11:12

    En fait je ne suis pas d’accord avec le contenu de ce texte qui semble daté pour la grande majorité des françaises d’aujourd’hui. En effet les femmes sont autonomes, elles ont un salaire , parfois supérieur à celui de l’homme avec lequel elles vivent. »

    les femmes sont parfois autonomes – question salaires c’est la berezina totale par rapport aux hommes – pour le reste, comme l’a très judicieusement fait remarquer mauvaise herbe, l’ensemble des femmes au travail ne récupère que les salaires les plus bas et les emplois les moins gratifiants …

  11. wildo Says:

    quant au truc de la jalousie et du mépris de femmes entre elles – les dernières élections ont donné libre cours a ce genre de dénigrement sexiste …

    je ne suis pas prête à l’oublier …

  12. Lorycalque Says:

    Le problème du travail et de la discrimination salariale n’a selon moi rien à voir avec « Tant que les femmes continueront d’accepter d’être en concurrence les unes avec les autres, toutes les femmes continueront d’être enchaînées. La méchanceté des femmes entre elles n’est que le reflet de l’oeuvre du patriarcat : les femmes sont des objets de désir. » etc, etc… tout le texte en somme.
    Cela dépend exclusivement de la place que leur réserve le patriarcat dans le monde du travail, point.

    Je trouve même que le seul endroit où il puisse y avoir une certaine solidarité entre les femmes, c’est plutôt dans le monde du travail. On a pu l’observer lors de grèves dans des secteurs où elles sont majoritaires et où elles ont su mettre de côté leurs petites histoires personnelles, éventuelles jalousies, pour être unies dans leurs revendications.

    Le texte, un peu suranné je trouve présente tout un ensemble de stéréotypes classiques qui restent vrais, mais il me semblent cadrer davantage à la réalité d’il y a une cinquantaine d’années. En tout cas il reflète davantage des rapports inter-personnels dans des situations qui interviennent dans la vie privée plus que dans le monde du travail.

  13. wildo Says:

    La solidarité entre femmes au travail concerne surtout une solidarité de classe en rapport avec le travail en question – peu en relation avec le féminisme pur – on va se battre pour un meilleur salaire ou défendre un avantage ou un acquis social le plus souvent généraliste et souvent relié a un syndicat, un parti qui n’aura rien ou peu intégré le féminisme dans sa lutte …

    Il y a beaucoup de femmes qui sont conscientes d’un point de vue féministe mais qui n’osent pas se déclarer ouvertement au travail, à la maison etc- elles louvoient se plaisent à dire « qu’elles maîtrisent » tout en continuant à se plier – continuent à trouver des excuses bidon : les hommes sont irresponsables, bordéliques, infantiles, les pauvres chéris etc … bref c’est la trouille absolue dans le fond d’être indentifiée comme ennemie potentielle …

  14. macdougal Says:

    Il n’y a pas de problème avec les hommes dans le travail si les femmes ne sont pas ressenties comme une menace, si elles restent dans des positions sulbaternes, si elles peuvent représentée des opportunités sexuelles.
    Lers femmes s’emploient donc à gommer tout ce qui peut paraître menaçant dans leur attitude, les hommes prennent le pouvoir mais plus ou moins directement elles lui donnent, elles ne le favorisent pas le pouvoir des femmes, elles sont complices des hommes. Le terme « complice » était déjà employé par S. de Beauvoir dans « Le Deuxième sexe « 

  15. wildo Says:

    Et j’ai envie de rajouter oui les femmes travaillent (comme si elles ne l’avaient pas fait « avant » … mdr ) la différence n’est donc pas qu’elles travaillent – elles ont toujours travaillées, mais c’est qu’elles sont exploitées et exploitable a un prix défiant toute concurrence et qui permet un très haut taux de rendement dans l’exploitation capitaliste de notre économie de marché.

    Il y a une image qui m’a toujours facinée, celle des centaines et de centaines de femmes alignées dans d’immenses bureaux aux USA – à l’époque ou il n’existait pas de puces électroniques, ou de super calculateur informatique pour faire des calculs scientifiques – sortes de femmes cerveaux mis en batteries, véritables calculatrices analogiques – fiables rapides très peu chères …

  16. wildo Says:

    Les femmes hétéros (et les lesb queers par exemple) restent très très collabos !!! :)
    Surtout sur la question de la sexualité …

  17. macdougal Says:

    Pondre un petit Mâle éloigne sans doute pas mal de femmes du féminisme tant cette Merveille les convainc de la supériorité intrinsèque du sexe masculin.

  18. macdougal Says:

    Je rectifie , elles devaient déjà en être convaincues avant.

  19. wildo Says:

    Il faut faire exploser cette croyance tenace qui consiste à faire croire aux femmes que parce que leur corps biologique peut eventuellement être utilisé à fin de procréation, cette procréation serait un acte incontournable, le sens de leur vie. Il est là le premier et le plus grand des pièges.
    Les femmes se font asservir ainsi de la façon la plus perverse qui soit. Tout le mythe du patriarcat et de la famille est un montage pervers …

  20. macdougal Says:

    Oui, la maternité est le piège dans lequel tombent les femmes, et se perd le féminisme. Tout l’essentialisme repose sur la maternité, essentialisme que pour ma part je ne peux pas considérer comme un courant féministe mais comme un courant qui va à l’encontre du féminisme, là s’arrête ma tolérance.


  21. « J’ai remarqué que beaucoup n’étaient pas fermées au féminisme et même proches d’y adhérer dans une discussion à deux, mais les mêmes dans un groupe mixte rejettent le féminisme »

    ça pour le coup c’est vraiment caractéristique. Comme tu le précisais plus haut l’oppression des femmes est de loin la plus achevée, dans ce sens où elle est la seule où l’opprimée défend le plus farouchement certes, mais jusqu’à dénigrer celles de sa classe, sa caste, son oppresseur ainsi que le système qui le favorise.
    Combien de femmes en effet se montrent en aparté tout à fait lucides et solidaires aux questions soulevées par les féministes, quand paradoxalement une seule présence masculine inspire à certaines d’entre elles la plus grande véhémence à l’égard de Notre Cause?!

    Ce texte est en effet sans complaisance (et peut paraître à certains égards caricaturale), mais je crois qu’il est indispensable de dénoncer ces « tirs amis » qui sont sans doute les plus sûrs garants du patriarcat. Aucun autre groupe opprimé n’a à faire face à ce point, à ce double dénigrement.

  22. Lorycalque Says:

    C’est plutôt du personnel quasi ou totalement féminin de certaines entreprises, que je parlais, comme l’usine de lingerie Aubade par exemple, délocalisée récemment. C’est le genre de cas où il me semble qu’il existe une véritable solidarité qui dépasse le simple cadre des revendications. Ou les caissières de supermarché, je n’ai pas l’impression qu’elles se tirent dans les pattes.
    Ceci dit, je ne remets pas en cause tout ce que vous dites dans vos commentaires. J’observais juste qu’il y avait aujourd’hui une conscience d’aspects féministes chez les femmes qui travaillent (et davantage chez celles-ci que chez les femmes au foyer, surtout si elle sont aisées et femmes de cadres), qu’il n’y avait pas, ou moins il y a 40 ou 50 ans (parce que les femmes de l’époque travaillaient moins à l’extérieur que maintenant).

    Pour ce qui est de l’essentialisme par rapport à la maternité, je suis d’accord avec ce qui a été dit, je voudrais tout de même signaler que, c’est le cas en Italie, les patrons de certaines entreprises font signer (c’est illégal et ça a été porté parfois devant les tribunaux) une clause dans le contrat prévoyant qu’une femme qui tomberait enceinte soit licenciée sans préavis, celles qui refusent de la signer n’étant pas embauchées.

    Si la maternité n’est pas incontournable ni le sens de la vie d’une femme, ce n’est pas non plus une tare que d’avoir des enfants même si c’est un handicap certain dans une vie professionnelle, mais c’est tout de même légitime que de vouloir en avoir dans une vie. Et se trouver confrontée à ce genre de chantage par les entreprises, c’est se retrouver face à n contre-courant pervers dont font encore les frais les femmes, prises en quelque sorte entre deux feux.

  23. Le Nours agnes Says:

    Je me lance dans le débat…

    Peut-être que dans vos prises de paroles, on peut déjà analyser quelques paramètres qui font la discorde entre femmes et féministes.

    La première est de reconnaître que la femme est dans « la contrainte » sociale et familiale, une contrainte
    identitaire,
    il y a à peine un siècle, les femmes subissaient leur corps, le fait de « risquer » d’avoir un enfant, le déshonnheur, les mutilations,
    maintenant, la femme est toujours vue et reconnue par la société patriarcale comme responsable de la maternité, comme si l’homme ne pouvait pas être maternel…

    Et puis bien sûr, on oublie facilement que l’identité de la femme n’est pas liée au fait d’avoir la possibilité d’enfanter.

    Pourtant, à mon sens la femme a toujours été dénigrée, censurée, violentée, désignée comme inférieure etc… Justement parce qu’elle a cette possibilité d’enfanter et ce pouvoir de donner la vie… Aristote, un grand misogyne faisait de la femme un simple réceptacle de la graine fertile de l’homme comme pour nier cette réalité de la vie.

    Maintenant, je crois que si la femme doit être féministe, ça doit l’être aussi et surtout parce qu’elle n’est pas déterminée à être mère mais qu’elle peut choisir de le devenir (et vive les familles homosexuelles!!!).

    Devenir maman, c’est le moment où beaucoup de femmes pourraient devenir féministes car c’est l’occasion de se rendre compte du poids culturel de cette société patriarcale où la femme est toute désignée!!!

    Elle a une bonne tête de mère celle là!

    Qui travaille dans les maternités (à part quelques nobles médecins mâles), qui fait la toilette du nouveau né, où sont les lits des pères, où sont les pères d’ailleurs, on en croise quand même dans les couloirs (les nouveaux pères, s’appellent-ils)…

    Et puis ensuite, la femme et son activité professionnelle…
    Le harcèlement, la compétition, n’est-ce pas là les principes même du monde du travail…
    Je pense qu’il est dificile d’être solidaire de sa collègue dans une ambiance de travail malsaine à la base.
    Je me souviens que dans un de mes précèdents job, salariées nous avons fait la comparaison de nos primes de fin d’année qui étaient trés différentes (du simple au double), les explications hiérarchiques arbitraires, pas de résistance parce que celles qui avaient plus pensaient sans doute le mériter!!!

    Tout ça pour dire que pour l’égalité, pour la dignité, il faut effectivement être consciente des pressions et des moyens de créer la confusion et la discorde!

    Et surtout, « la femme active » devrait l’être dans ses choix, dans son identité, dans le sens qu’elle donne à sa vie et non pas comme simple femme qui travaille, comme femme occupée à produire pour cette même société partriarcale et qui devient alors son objet!!!

    Objet de désir, cf la femme en jupon (et des exemples, il en existe des centaines, à la télé, dans les magasines, les vitrine de cette société qui veut faire croire que AVOIR c’est être, qui veut nous convertir en façade, en paraître, en apparences)…

    Objet laborieux, qui doit passer sa vie dans la douleur, la femme doit en baver pour être peut-être un jour reconnue, pour être entendue!!!
    Où sont les femmes dans les cours sur l’histoire de la philosophie à l’université par exemple (comme si la femme ne pense pas ou n’a jamais pensé)?

    Où sont les femmes ? On se cache ou la société patriarcale nous censure ?

    La première des luttes féministes est de donner la parole aux femmes pour qu’elles puissent sortir des schémas prescrits pour elle.
    Être féministe, c’est accepter de prendre sa vie en main et de se dire qu’on peut décider de ce que l’on veut être en tant que femme. Et ne plus subir ou le moins possible ce qui a été prévu pour nous…

    Il y a du boulot, je crois.


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