Pourquoi je veux être une femme objet

10/11/2008

Féminisme et lolitas

Courrier international – n° 790-791 – 22 déc. 2005

lu sur http://pasdebol.over-blog.com/article-1452231-6.html#anchorComment

Strip-teases devant la caméra, concours de poses suggestives…l ‘esthétique porno a envahi le quotidien des lycéennes et des étudiantes, constate la journaliste américaine Ariel Levy dans son dernier livre.

salopes


Avec ses amies, elle en parle sans arrêt : comment sortir et s’éclater, comment se frayer un chemin dans un univers qui a placé très haut la barre de la provocation sexuelle. Le problème pour Shauna (le prénom a été modifié), 20 ans, étudiante en troisième année de psychologie à la Queen’s University de Kingston [dans la province canadienne de l’Ontario], c’est de ne pas passer pour une bête curieuse au seul motif qu’elle trouve qu’’on va un peu trop loin dans le culte de l’’impudeur. “L’’autre jour, raconte-t-elle, j’’étais dans un bar avec des copains de lycée : un groupe de filles est arrivé, en minijupes et tops décolletés, avec des inscriptions sur les seins et le haut des cuisses, qu’’elles montraient volontiers aux garçons qui le leur demandaient. J’’essaie d’’éviter ce genre d’’endroits et de trouver d’’autres façons de m’’amuser, mais je suis minoritaire.” De quoi donc est constituée la majorité ?

La journaliste et écrivaine new-yorkaise Ariel Levy croit avoir la réponse et elle la donne dans son dernier livre, Female Chauvinist Pigs: Women and the Rise of Raunch Culture [Machos au féminin : les femmes et l’'essor de la culture sexe]. Et ce n’’est pas joli, joli. Provocateur et plein d’’esprit, terriblement drôle quand il rend compte de l’’essor des comportements trash et sexe chez les femmes, ce livre montre comment, ces dix dernières années, la culture s’’est imprégnée de ce que Levy appelle les valeurs et l’’esthétique du porno, une esthétique autrefois cantonnée à la marge, dans la presse de charme, les films adultes et les clubs de strip-tease, et aujourd’hui partie intégrante de la vie quotidienne. Ariel Levy n’’est d’’ailleurs pas la seule à constater cette intrusion du porno dans le quotidien : dans un autre livre récent intitulé Pornified, l’’Américaine Pamela Paul affirme que “la pornographie s’’est totalement banalisée et ne choque quasiment plus personne”.

Ariel Levy, 30 ans, n’’est pas une mère-la-pudeur, ni une idéologue extrémiste dont l’’objectif serait de museler l’’expression sexuelle. “Je suis pour plus de libération sexuelle, non pas moins, nous a-t-elle confié, et je ne crois pas que la chasteté soit la solution. Mon but n’’est pas de bannir la pornographie ou d’’obliger les lycéennes à se couvrir un peu plus.” Lorsqu’’elle a commencé ses recherches pour son livre, elle voulait rendre compte de ce nouveau phénomène cul. “Mais plus je creusais le sujet, plus je me disais : c’’est absurde. J’’ai donc éprouvé le besoin de prendre position.” Sa conclusion : “Culture sexe et libération sexuelle ne sont pas synonymes.”

Ariel Levy a été étonnée de constater que de nombreuses femmes, qui ne se voient plus du tout comme des victimes, selon le vieux scénario féministe de l’’exploitation, adhèrent aujourd’hui totalement à cette culture. Les moins audacieuses s’’inscrivent à des séances de cardio-strip-tease, prennent des cours de pole dance [pour apprendre à danser sensuellement autour d’'une barre ou d'’un poteau] et autorisent, pour rire, leurs filles préado à porter des tee-shirts arborant le lapin Playboy.

Mais Ariel Levy a aussi rencontré des spécimens d’un nouveau genre qu’’elle a baptisés “female chauvinist pigs*” [machos au féminin]. Parmi elles, ces étudiantes déchaînées qui exhibent leurs seins, leurs fesses, voire d’’autres parties de leur anatomie, dans les vidéos trash de la série Girls Gone Wild [Les filles se lâchent], pendant que la productrice (oui, une femme) leur crie : “Montre-leur tes nichons !” L’’une des séquences montre trois étudiantes qui, à en croire les propos gênés de l’’une d’entre elles, auront dans trois ans leur doctorat en anthropologie. Joe Francis, le président de Mantra films, la société qui produit Girls Gone Wild, a amassé une petite fortune avec cet étalage porno soft de jeunes filles nues et souvent ivres. Ces dernières se voient en tout et pour tout offrir en échange de leur prestation un tee-shirt et une casquette souvenir, et, avec un peu de chance, une bonne excuse pour se justifier d’’avoir fait un truc pareil. Sur le site Internet de Girls Gone Wild, la production se targue de ne pas mettre en scène de “vieilles peaux du porno” mais de “vraies étudiantes”.

“Et tu faisais comment pour choper un mec ?”

Le livre de Levy est un cri de révolte. Il n’a certes pas l’’envergure intellectuelle d’’un ouvrage de Germaine Greer [auteure de La Femme eunuque, grand livre féministe des années 1970], ni l’impact d’un cri du cœoeur de Naomi Wolf [Quand la beauté fait mal, paru au début des années 1990]. Mais il pose sur un ton réfléchi et enlevé une question essentielle : pourquoi, malgré des années de féminisme et les progrès accomplis sur le terrain social et professionnel, tant de femmes se rendent otages d’’une définition aussi étriquée de la sexualité ? “Le sexe est l’’un des jeux les plus intéressants qui soient donnés aux êtres humains, écrit Ariel Levy, et nous le réduisons à des petites culottes en polyester et à des implants mammaires. C’’est incroyable qu’’on se dévalorise à ce point.”

C’’est un fait, les implants mammaires font un nombre croissant d’’adeptes. Dans ce diktat esthétique que les femmes s’’imposent à elles-mêmes, Ariel Levy voit la preuve d’un retour à la “plasticité”, une volonté de se conformer à l’’idéal féminin façon Hooters [chaîne de restaurants qui cible la clientèle masculine avec des serveuses court vêtues choisies pour leur physique]. “En quoi la résurgence de tous les stéréotypes que le féminisme avait tenté d’’éliminer est-elle une bonne chose pour les femmes ?” s’’interroge l’’auteure.

Dans Female Chauvinist Pigs, elle raconte sa visite d’’une boîte de nuit organisant des concours de “poses sexy” : des étudiantes enhardies par l’’alcool y représentent une figure classique du porno, désormais habituelle dans les endroits fréquentés par de joyeuses bandes de jeunes femmes, la simulation de l’acte sexuel entre filles. Ariel Levy épingle aussi ces dirigeantes de chaînes câblées, des femmes admirées dans leur secteur, qui produisent des émissions comme G-String Divas, dans lesquelles l’’effeuillage est assimilé à une façon pour les femmes de “prendre leur vie en main”.

Ariel Levy évoque également le succès en 2004 du livre de l’’actrice X Jenna Jameson, How to Make Love Like a Porn Star [Comment faire l’amour comme une star du porno]. Son éditrice, Judith Regan (célèbre, raconte Levy, pour avoir assuré à une réunion qu’’elle avait “la plus grosse bite de l’’immeuble”), constate : “On assiste à une ‘pornoïsation’ de la culture. Je veux dire par là que, dans tout ce que produit la culture populaire aujourd’hui, il y a des femmes très légèrement vêtues, siliconées, habillées comme des putes ou des stars du porno, et que personne ne trouve rien à y redire.”

“J’’ai été ébahie par ce que j’ai vu chez les lycéennes”, poursuit Levy : partout, même dans les établissements les plus progressistes, des gamines cherchent à se donner un look de salopes, de dévergondées. En faisant claquer leur string et en montrant leurs seins, ces filles font plus fort que n’’importe quel homme sexiste : elles se traitent elles-mêmes et les unes les autres comme des bouts de viande. Ariel Levy a demandé à une lycéenne pourquoi elle s’’habillait de la sorte. “Je lui ai dit : ‘De mon temps, tu te serais sentie mal à l’aise et tu aurais été mal vue.’ Elle m’’a regardée comme si je venais d’’une autre planète et m’’a dit : ‘Et tu faisais comment pour choper un mec ? Par magie ?’ Inutile d’’accuser les hommes, précise la journaliste. Ils n’’ont plus le pouvoir qu’’ils avaient.

C’’est nous qui avons intégré tout ça au plus profond de nous.”

“Machos au féminin” est une formule bien trouvée, mais pas tout à fait juste si l’’on considère le machisme comme un “attachement déraisonné à son propre sexe” et un mépris de l’autre. Car, nous dit Ariel Levy, ces femmes qui nagent en pleine culture sexe “considèrent les hommes comme supérieurs. Elles me disent les unes après les autres qu’’elles veulent être comme des mecs. Elles fétichisent la masculinité car, pour elles, cela est synonyme d’’intelligence, d’’humour, de courage, d’’audace sexuelle, de tout ça.”

Le mépris, lui, est bien là. Mais il s’’agit de ce bon vieil autodénigrement féminin : il ne suffit plus de chercher à être mignonne et à avoir du succès, il faut être chaude. Même les athlètes olympiques, avec leurs corps magnifiquement puissants, doivent être chaudes, écrit Ariel Levy, et poser dans Playboy en pointant les fesses vers l’’appareil photo. Même les grandes joueuses de tennis doivent être chaudes et arriver sur le court dans une tenue décolletée et moulante. Et chaude veut dire “baisable”, même si on ne l’’est pas – parce qu’’on n’’a pas l’’âge ou qu’’on n’’en a pas envie. L’’un des aspects les plus bizarres de cette culture sexe, c’’est le fossé entre l’’apparence des jeunes femmes et leurs véritables désirs ou leur activité sexuelle réelle. Tout cet étalage, nous dit Levy, ne fait pas que les femmes aient davantage prise sur leur sexualité ; ce serait peut-être même l’’inverse. “Tout cela manque d’’authenticité : les femmes sont censées être constamment sujettes à des accès d’’exhibitionnisme. Derrière cela, il y a l’’idée que la sexualité féminine aurait plus à voir avec la performance qu’’avec le plaisir.”

Socialement, la provocation se révèle toujours payante

Résultat, explique l’’auteur, les lycéennes en particulier sont toujours à la recherche d’’un “nouveau moyen d’’attirer l’’attention, avec toujours cette obsession : ‘Qu’’est-ce que je peux faire pour être plus provocante encore que la fois précédente ?’” Et, socialement, la provocation se révèle toujours payante. Ariel Levy raconte dans son livre l’’histoire désormais célèbre d’’une élève de quatrième dans l’’un des collèges privés les plus chics de New York qui s’’est filmée en train de “se masturber et [de] simuler une fellation avec un manche à balai”. Après avoir mis la vidéo en ligne sur le site (friendster.com), la jeune fille a enregistré “une formidable envolée de sa popularité”. Il y a un précédent célèbre, celui de Paris Hilton, star omniprésente du tout et du rien. En 2003, une vidéo de ses ébats sexuels avec son petit ami avait été diffusée sur Internet : elle avait l’’air de s’’ennuyer ferme et allait même jusqu’à passer un coup de fil sur son portable. Loin de la faire tomber en disgrâce, cela a fait d’’elle une sorte de mascotte de la nouvelle culture, note Ariel Levy.

Difficile d’’aller à l’’encontre de ce phénomène, n’’importe quel parent d’’ado vous le dira. Même les parents les plus tolérants, opposés à toute censure et prêts à accepter le fait que chaque génération a sa propre façon d’’exprimer sa sexualité, trouvent cette culture rebutante. Mais que faire ? “Instaurer plus de règles n’’est pas la solution, concède l’’auteur. La tâche d’’un écrivain consiste à faire réfléchir les gens, et c’’est là tout mon objectif.”

Alors, réfléchissons. Il y a toutes sortes de théories séduisantes pour expliquer l’’essor de la culture sexe. Il y a Internet, qui facilite la diffusion rapide d’’images obscènes, dont beaucoup de porno amateur. Il y a cette mentalité du “tout est permis” – et si vous vous insurgez contre cela, attendez-vous à être traité de puritain ou de réactionnaire. Et puis il y a cette idée très alambiquée selon laquelle le retour aux stéréotypes de la pétasse serait une façon pour les femmes de paraître moins menaçantes aux hommes et, de facto, de s’’excuser de leur réussite. Enfin, une thèse bien argumentée veut que les stéréotypes n’’aient plus cours : les femmes sont désormais libres de choisir ce qu’’elles veulent être – et, d’’ailleurs, vous n’’avez pas compris que le lapin Playboy, c’est du second degré ? Sauf que, comme le souligne Ariel Levy, la jeune génération de filles a grandi sans rien connaître d’’autre : alors, où est donc le second degré ?

Mais ne dramatisons pas non plus. La culture sexe n’’est pas la pire des menaces qui planent sur l’’humanité, c’’est juste une sensibilité ennuyeuse et peu imaginative qui, à un moment, a pu sembler avoir quelque chose de frais. Il suffit de penser aux premiers concerts et clips suggestifs de Madonna : il en émanait une formidable énergie et une sensualité animale. Aujourd’hui, on ne peut pas faire un clip de rock ou de rap sans y faire figurer une fille qui se déshabille ou qui remue le derrière. C’’est devenu inévitable, banal, attendu. Et pourtant, ils sont nombreux, hommes et femmes, à résister à cette tendance. L’’équipe de production de Girls Gone Wild, qui a parcouru récemment le Canada dans son bus, s’’est heurtée à des réactions hostiles sur certains campus, de la part du personnel mais aussi des étudiantes.

* Détournement de l’expression male chauvinist pig signifiant machiste, phallocrate.

Judith Timson

Maclean’s


(…) La vérité, c’est que la nouvelle conception de la culture cul comme un chemin vers la libération plutôt que l’oppression est un fantasme commode (et lucratif) sans fondement. [...] comme le dit Susan Brownmiller [NDLR: féministe très active depuis les années 70 aux USA]: “Vous pensez que vous êtes courageuse, vous pensez que vous êtes sexy, vous pensez que vous transcendez le féminisme. Mais c’est de la merde.””

Erica Jong, poétesse, romancière et figure active du féminisme aux USA et à travers le monde interviewée aussi pour le livre déclare dans ce même chapitre:

“Je pense que nous avons perdu conscience de la façon dont notre culture dévalorise les femmes. [...] Ne nous moquons pas de nous-mêmes en prétendant qu’il s’agit de libération. Les femmes qui achètent l’idée que le pouvoir c’est exiber ses seins en tenue à paillettes – je veux dire, je suis pour tout ça – mais ne nous vautrons pas ainsi dans les nénés et le cul tant que nous ne prenons pas en compte le chemin qui nous reste à parcourir. Ne confondons pas cela avec le vrai pouvoir. Je n’aime pas voir les femmes abruties.”

8 Réponses to “Pourquoi je veux être une femme objet”

  1. wildo dit :

    ben oui et la merde est partout, partout, partout ! j’ai trouvé aujourd’hui cet article sur un blog de libé. A la lecture ça se veut super dans le coup : aujourd’hui c’est pas le sexe qui est chic mais c’est la pornographie toute entière … on peut la décliner de milles façons "amusantes" etc … C’est un article édifiant car il témoigne mon sens de la parfaite inexistence de reflexion, de conscience de repect et d’humanité – on est en face d’une part d’un journalisme onaniste et parfaitement superficiel face a des préscripteurs de tendances aussi peu intelligents voir carrement dangereux, mais a qui on va ouvrir un boulevard de diffusion.

    http://www.ecrans.fr/Femmes-et-hommes-heteros-et-gays.html

  2. wildo dit :

    Notez bien comment on inclut la notion de rassemblement … le porno est rassembleur et fédérant – message implicite "vas y sans crainte, on est tous avec toi" c’est ahurissant …
    Encore un petit peu et le porno sera, pourquoi pas un parti politique "rassembleur" – ou encore inscrit comme activité pédagogique dans les lycées et puis … allons y carrement :on verra bientôt à la fnac des bouquins du style "comment être une bonne pute en dix leçons" ou encore "La pedphilie sans effort expliqué aux timides" etc
    j’hallucine …

  3. celeste dit :

    Le porno est une énorme machine à fric…
    la mode aussi

    le corps marchandise s’inscrit parfaitement dans la dynamique néo libérale ultra consumériste.

    on exploite tout ce qui peut l’être: les travailleurs (euses) jusqu’à la mort ou presque (70ans), les corps des jeunes filles, des adolescentes.

    c’est dégueulasse!

  4. Le Nours agnes dit :

    Du "sois-belle et tais-toi", on est passé au "sois-bonne et tais-toi"…

    Comment exister pour une petite ado, comment exister??? Il faut s’identifier, souscrire à un groupe, à des codes établis par la société…

    Il faut ressembler aux images diffusées par les médias… Et oui, c’est les seules "marques repères" identifiées et identifiables…

    Et se sont justement ces potiches vues dans les clips vidéos sur le net ou à la télé qui reccueillent le plébiscite… Car, peut-être que la petite ado en devenir femme comme nombre de ses aînées, construit son identité à partir de ce qui est valorisé dans notre société du patriarcat, à savoir la femme objet.

    Comme bien sûr pour se conformer à l’exigence masculine, être conforme à ce que le désir masculin souhaite…

    Ma petite voisine a 14 ans, elle est parfois provocante et sa mère qui a la quarantaine porte des tee-shirts moulants avec écrit "je cherche le prince charmant"…

    Mais, j’irai plus loin, la femme objet, n’est-ce pas aussi la femme bourgeoise qui pavanne avec son beau collier de perle et ses habits achetés à prix d’or chez des couturiers…

    Cette femme condescendante qui regarde en survolant, en balayant les autres de manière dédaigneuse.

    Et ce qu’elle a de pornographique cette femme, c’est cette allure de hauteur qui méprise car au-delà des vulgaires seins et fesses du porno basse classe, il y a cette supériorité d’une fausse déesse qui est la salope vacharde capable de tirer le mâle par la cravate…

    Bref, quand est-ce que l’identité de la femme sera indépendante des fantasmes masculins… Peut-on être des femmes libres dans une société qui nous afflige de plus en plus.

    Je passe mon temps à me déconstruire mais peut-on se reconstruire et sortir de ces images prédéfinies.

    Est-ce que c’est plus attractif pour une ado d’être une intello ou un garçon manqué?
    Pour être soi-même il faudrait pouvoir vivre en hermite en dehors de la société ou avoir une sacré capacité d’indépendance pour assumer des différences qui peuvent conduire jusqu’à l’exclusion du groupe…
    Choses qui sont d’autant plus difficiles à l’adolescence.

  5. Luna dit :

    il y a cette supériorité d’une fausse déesse qui est la salope vacharde capable de tirer le mâle par la cravate… "

    Pas très féministe ça!

  6. Le Nours agnes dit :

    Je parle "d’images" conçues et diffusées par cette société patriarcale et "d’identification à ces images" pour se conformer aux fantasmes masculins.

    Je me demande comment on peut construire son identité en dehors de tout ce monde pré-fabriqué, pré-pensé, surtout pour une ado…

    désolée de ne pas avoir été claire dans mon propos.


  7. Bonjour Agnes, oui… à ce propos un excellent article extrait de "l’ennemi principal" de Delphy à lire ou à relire:
    https://mauvaiseherbe.wordpress.com/tag/christine-delphy/page/5/

  8. Le Nours agnes dit :

    "Ainsi on ne peut parler des différences de classe entre femmes [...] en déterminant leur « classe » par leur rapport à un homme. Ces différences classificatoires sont donc fondées sur ce que les femmes ont toutes en commun : le fait d’être « la femme de quelqu’un »."

    Et l’adolescente est la fille de quelqu’un. Merci pour cette lecture fort intéressante.


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