Arrière-pensées des discours sur la « victimisation »

12/03/2009

Septembre 2007 sur http://www.monde-diplomatique.fr/

Par Mona Chollet

« Victimisation » : inusité en France il y a encore quelques années, ce terme, qui désigne une tendance coupable à s’enfermer dans une identité de victime, est désormais passé dans le langage courant, sans que l’on sache très bien par où il est entré. Il vise le plus souvent les minorités luttant pour leurs droits – en particulier les descendants d’esclaves ou de colonisés – ou encore les féministes, mais s’applique aussi, par extension, à toutes les formes de plainte, de contestation ou de revendication.

Brocarder la « victimisation » est devenu un exercice prisé des essayistes et des chroniqueurs (voir la liste des ouvrages) : il autorise un positionnement de surplomb moral des plus valorisants et permet d’abuser de l’adjectif « compassionnel », qui fait toujours bien dans un titre de livre ou de chapitre. Pour le lecteur, cette posture peut vite s’avérer agaçante ; agacement encore renforcé par l’aspect inévitablement fourre-tout des livres sur la question : en cherchant bien, à peu près n’importe quelle situation peut s’aborder sous l’angle victimes-coupables. On peut ainsi douter de la validité d’un outil conceptuel qui permet par exemple à Guillaume Erner de renvoyer dos à dos – comme deux représentants de la « pensée compassionnelle » – Bernard-Henri Lévy et Pierre Bourdieu.

Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière, comme Erner, voient dans le prestige et le crédit inédits accordés aux victimes une conséquence de la place prise par la politique-spectacle, mais aussi de la fin de la guerre froide. Il est plus facile de soutenir les victimes d’un fléau quelconque que de s’engager politiquement dans un monde complexe, estiment les premiers, car, au moins, « on est sûr de ne pas se tromper de cause » – ou, du moins, c’est ce que l’on croit. « Tout se passe, écrit Erner, comme si la sacralisation des victimes était ce qui restait une fois le marxisme retiré. » Or, lui-même, en rassemblant dans un même livre des sujets très disparates, de Lady Di à la cause animale, des épanchements télévisuels à l’esclavage, et en les unifiant sous une même étiquette, contribue à cette dépolitisation. D’autant plus qu’il la pratique aussi de façon rétroactive : sous sa plume, cette période pourtant hautement politisée que fut mai 68 devient ainsi un « printemps des victimes »…

La mode des essais sur la victimisation en prolonge une autre : celle qui, dans les années 1990, consistait à pourfendre le « politiquement correct » – associé, déjà, à une fragmentation de la société en divers groupes aux revendications tyranniques – et les ravages qu’il exerçait sur les campus américains. C’était aussi facile que divertissant : des séminaires dispensés par des enseignantes féministes sous l’intitulé d’« ovulaires » à Pépin le Bref rebaptisé « Pépin le Verticalement Défié », l’anecdote authentique se mêlant à la rumeur fantaisiste et à la simple plaisanterie, les beaux esprits avaient trouvé là pour s’ébattre un terrain de jeu aux possibilités illimitées (1).


Paru en 1993, Culture of Complaint (« la culture de la plainte »), le pamphlet de Robert Hughes, critique d’art au Time, a beaucoup fait pour attirer l’attention des Français sur ce filon. C’est pourtant un livre bien plus riche et solide que les déclinaisons auxquelles il devait donner lieu par la suite de ce côté-ci de l’Atlantique. S’il écrit d’une plume acérée, Hughes manifeste aussi un souci constant de la nuance. Il rappelle que la gauche n’a pas l’apanage de l’euphémisme pudique : il épingle le jargon d’état-major (la première guerre du Golfe et ses « frappes chirurgicales » sont un souvenir encore frais), ou celui du management, qui transforme un krach en « recul boursier » et des licenciements massifs en « restructurations industrielles » – remarque qui paraît banale aujourd’hui, alors que l’analyse du lexique libéral s’est popularisée, mais qui l’était moins à l’époque. Il tourne en dérision les cris d’orfraie de la droite conservatrice dénonçant une prétendue mainmise des marxistes sur l’université : à Berkeley comme à Los Angeles, rappelle-t-il, une majorité écrasante d’enseignants se réclament du conservatisme. En outre, les postes-clés sont occupés par des personnalités républicaines, « et il est absurde de prétendre que c’est apolitique ».

Selon Bruckner,

l’homme occidental

conjugue « le puérilisme

et la jérémiade »


Quand Hughes met en cause les excès de zèle de la gauche intellectuelle, ce n’est pas tant pour la discréditer que pour montrer à quel point ces errements la desservent. Il lui reproche de « s’intéresser plus aux questions de race et de sexe qu’aux questions de classe » et de « se préoccuper beaucoup plus de théoriser sur le sexe et la race que d’en rendre réellement compte ». Il craint aussi qu’une focalisation exclusive sur le langage ne devienne, pour elle, un moyen de conjurer son impuissance à changer la condition globale de ceux qu’elle défend : « Bénéfice net : les beaufs qui allaient casser du pédé vont maintenant casser du gay. »

En outre, cet Australien immigré aux Etats-Unis est un partisan enthousiaste du multiculturalisme. Ce qu’il voit d’un mauvais œil, ce n’est donc pas l’irruption, dans le champ culturel occidental, d’auteurs qui bousculent le seul point de vue blanc, mâle et issu des classes supérieures, mais les conclusions parfois hâtives que l’on en tire. Il est indispensable d’analyser les présupposés sociaux ou culturels à l’œuvre dans les textes, fait-il valoir. Mais il est désastreux d’en faire le seul critère par lequel on les appréhende. Il rappelle qu’Edward Said, l’un des intellectuels qui ont le plus fait pour mettre au jour ces présupposés (2), a lui-même toujours mis en garde contre de telles dérives. Il déplore que la gauche soit davantage encline à suspecter, censurer et expurger – comme si certaines œuvres contenaient un virus moral susceptible de contaminer le lecteur – qu’à additionner et comparer : « Le savoir est expansif, pas exclusif. »

Préfacier de l’édition française du livre de Hughes, Pascal Bruckner s’emploie dès l’année suivante à acclimater son propos. La thèse centrale de La Tentation de l’innocence est que l’homme occidental se pense à la fois comme un éternel enfant et comme une victime, qu’il conjugue « le puérilisme et la jérémiade ». Bruckner aligne ainsi des citations, le plus souvent de seconde main ou sorties de leur contexte, de trois ou quatre féministes radicales américaines – ces ogresses que tout essayiste germanopratin se doit d’invoquer pour faire trembler dans les chaumières. Il emprunte notamment à Hughes, qui l’avait déjà cité avec indignation, un propos attribué à Andrea Dworkin selon lequel toute pénétration, même désirée, est un viol. Peu importe si l’intéressée a toujours réfuté cette interprétation de ses écrits (3) : en 2003, Elisabeth Badinter le reprendra dans Fausse route, consacré aux « excès » du féminisme ; puis Eric Zemmour, chantre gaulois du virilisme bas de plafond, le mentionnera à son tour dans Le Premier sexe  (4), en l’attribuant cette fois « aux » féministes en général et en ajoutant finement : « Ce qui n’est d’ailleurs pas faux. »

Ayant conclu au caractère fondamentalement déraisonnable « des » féministes américaines, Bruckner se lance dans un long plaidoyer pour que la France résiste à la tentation d’importer ce puritanisme sinistre et conserve ce délicieux climat de badinage et d’harmonie où gentilshommes et gentes dames mêlent en toute quiétude les jeux de l’esprit aux plaisirs de la chair. On reste perplexe devant ces longues pages de lyrisme en roue libre qui convoquent Louise Labé, les précieuses, les libertins et les troubadours pour enfoncer des portes ouvertes. Il va de soi que les relations entre les sexes, aux Etats-Unis comme en France, au-delà des modalités culturelles différentes sous lesquelles elles s’organisent socialement, peuvent recouvrir le meilleur comme le pire. Lutter contre le pire ne signifie pas que l’on ignore le meilleur, de même que l’existence du meilleur ne change rien à celle du pire. Alors ?

L’oppression

en elle-même a cessé

d’être un objet

de préoccupation

C’est ici que l’on commence à voir muter le discours sur la victimisation : il ne s’agit pas tant de produire une analyse constructive que d’occuper le terrain, de faire diversion, d’imposer un sujet pour mieux en évincer d’autres. Le plus souvent, ce discours ne conteste pas frontalement la légitimité d’une cause – qu’il s’agisse de celles des femmes, des immigrés victimes du racisme, des homosexuels ou des Palestiniens : il se contente de relever les propos de certains de ses défenseurs et de s’indigner de leur outrance, qu’il juge indécente et scandaleuse. Sauf que, peu à peu, cette indignation prend toute la place : désormais, quand on évoque une situation de domination ou d’oppression, ce n’est jamais la domination ou l’oppression en elle-même qui fait débat et constitue un objet de préoccupation unanime, mais les dérapages verbaux, réels ou supposés, de ceux qui luttent contre elle.

De tous ces franchissements de ligne rouge, c’est évidemment l’invocation irréfléchie du génocide qui rend l’exercice le plus facile, permettant de renvoyer au néant la situation dont il est question. Lorsqu’ils mentionnent les descendants d’esclaves et de colonisés qui, prenant modèle sur les descendants de déportés, réclament une reconnaissance de ce passé, Caroline Eliacheff et Daniel Soulez Larivière se contentent d’observer sèchement qu’« il serait abusif de comparer ce qui ne se compare pas ».


Cette fin de non-recevoir opposée au réel s’est répandue au point de devenir un propos de comptoir. L’animateur d’une émission culturelle à la télévision déclare par exemple : « Il y a cent femmes par an victimes de violence conjugale en France. C’est évidemment terrible, mais de là à ce que les militants de cette cause osent comparer ça à un génocide (5)… » Le livre d’Elisabeth Badinter, qui se réfère dès les premières pages à La Tentation de l’innocence de Bruckner, a joué un rôle crucial dans la propagation de ce lieu commun. Au cours de la promotion de Fausse route, lorsqu’on lui demande dans une interview « si le concept de victimisation qu’elle applique aux femmes peut s’appliquer au traitement médiatique du conflit israélo-palestinien », elle répond : « Il est vrai que le peuple palestinien est un peuple victime. (…) Mais j’ai été très frappée de l’empressement des médias européens à “couvrir” Jénine. Tout le monde était trop content de parler d’un “massacre” (6). » Quand le doigt montre la lune, le néophilosophe, espérant faire oublier l’astre, invite à scruter le doigt avec suspicion.

C’est à peine si l’existence de la lune, d’ailleurs, effleure la surface de sa conscience. Faisant feu de tout bois, enchaînant les affirmations gratuites et les exégèses hasardeuses dans une langue comme enivrée de sa propre élégance, la production de Bruckner stupéfie par son évitement constant du réel. Ainsi, dans La Tyrannie de la pénitence, il relève les qualificatifs sévères dont usent, à propos des zones d’attente et des centres de rétention, Giorgio Agamben ou Enzo Traverso, y voyant un symptôme de plus du « masochisme occidental » ; ou encore, il déplore le fait que les étudiants, qui, en 1968, se pensaient comme des « travailleurs intellectuels », se définissent désormais comme des « précaires », c’est-à-dire, selon lui, comme des victimes. Quant à savoir ce qu’est réellement une zone d’attente, et si ce qu’il s’y passe est défendable, ou à s’interroger sur les mutations du travail depuis 1968, il semblerait qu’il s’agisse là de questions trop vulgaires pour qu’il s’y arrête.

Cet aveuglement atteint son comble lorsqu’on aborde le conflit israélo-palestinien, qui provoque de spectaculaires dérobades logiques. Ainsi, si l’opinion mondiale trouve à redire aux agissements israéliens, cela ne saurait être dû à ces agissements eux-mêmes (hypothèse vraiment trop fantaisiste), mais au fait qu’elle « en voudrait aux Juifs de ne pas se conformer au stéréotype de la victime », et à Israël d’« embrasser la force sans crainte »… Bruckner pratique l’argumentation à géométrie variable : Pascal Boniface avait déjà relevé que son plaidoyer pour la défense des Tchétchènes, par exemple, pourrait s’appliquer mot pour mot à celle des Palestiniens (7). Lorsqu’il ricane à propos des gauchistes qui se leurrent en voyant dans le Palestinien « le dernier bon sauvage », on pourrait lui opposer ce qu’il écrivait lui-même durant le conflit des Balkans au sujet des Croates et des Bosniaques : « Pourquoi voudrait-on que les victimes soient sans taches et sans reproches ? (…) On ne viendrait au secours de personne si l’on cherchait dans l’asservi la blancheur de l’agneau. »

C’est un dialogue de sourds qui s’instaure entre ceux qui luttent au nom des femmes ou des minorités et les pourfendeurs de la « victimisation ». Les seconds accusent les premiers de battre en brèche l’universalisme, répétant que ce ne sont pas ses origines ou son sexe qui font la valeur d’un individu – ce qui ne manque pas de sel venant d’auteurs qui, comme Bruckner, semblent pour leur part s’identifier toujours plus étroitement à un Occident envisagé dans son acception la plus blafarde et la plus arrogante. Or, si les minorités s’organisent, c’est justement pour combattre la vision « essentialisante » ou franchement hostile que leur renvoie leur environnement. Retraçant l’apparition de cette controverse, François Cusset fait remarquer que l’identité homosexuelle à l’heure du sida, par exemple, « n’est pas une origine mais la convergence de situations : en l’occurrence la maladie, l’homophobie et la solidarité (8)  ».

Pour accéder à l’existence en tant qu’individu, encore faut-il pouvoir se dépêtrer de la nasse des préjugés, surtout quand il s’y ajoute un faible pouvoir économique. Mais ces handicaps de départ, nos auteurs ne les voient pas, ou les minimisent constamment. « La possibilité offerte à chacun d’aller vivre, étudier à Londres, Amsterdam, Barcelone, Bologne, Cracovie, Prague, Budapest constitue un élargissement spirituel extraordinaire auprès duquel le rattachement exclusif à une identité minoritaire paraît un rabougrissement pathétique », écrit ainsi Bruckner dans La Tyrannie de la pénitence, oubliant que cette possibilité n’est pas exactement offerte à chacun.

Le handicap peut aussi résider dans un manque de confiance en soi : les femmes qui subissent la violence conjugale se laissent persuader par leur compagnon que ce qui leur arrive est de leur faute. Pour pouvoir être autre chose que des victimes, elles ont donc impérativement besoin d’être d’abord reconnues comme telles (9).


Par ce postulat naïf d’une égalité de départ, on explique que, quand les femmes ou les minorités réclament l’égalité effective ou l’accès à des droits qui, pour elles, n’existent que sur le papier, nos auteurs l’interprètent comme un despotisme, ou comme la revendication d’un passe-droit : « La collectivité me doit tout et je ne lui dois rien », telle serait leur maxime selon Eliacheff et Soulez Larivière, qui qualifient par ailleurs de « traitement préférentiel » les lois contre les violences faites aux femmes votées en Espagne ou ailleurs.

La désinvolture de ce « y a qu’à » – « y a qu’à s’épanouir en tant qu’individu », « y a qu’à voyager », « y a qu’à se prendre en main », et, pour les femmes battues, « y a qu’à faire ses valises », selon Elisabeth Badinter – traduit une bonne dose de morgue sociale. Elle rappelle le « y a qu’à » adressé aux chômeurs : on qualifie les luttes sociales de « victimisation » comme on rebaptise la protection sociale « assistanat ». Au cours de la dernière campagne présidentielle, M. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs explicitement lié les deux notions, lorsqu’il s’en est pris à « ceux qui, au lieu de se donner du mal pour gagner leur vie, préfèrent chercher dans les replis de l’histoire une dette imaginaire que la France aurait contractée à leur égard (10) ». La même mentalité de père fouettard préside aux deux désignations. La France se laisse gagner par un « dolorisme d’enfant gâté », un « désespoir paresseux » (Bruckner), au sein d’une Europe elle-même caractérisée par l’« incertitude et la mollesse » – par opposition à la fierté et à l’esprit de conquête américains (on a affaire, rappelons-le, à l’un des rares partisans français de l’invasion de l’Irak). On retrouve vite le refrain familier sur un pays qui « décourage l’initiative et l’effort » et refuse les réformes. Quant à Eliacheff et Soulez Larivière, ils déplorent que le projet de Constitution européenne ait été compromis par les… « victimes potentielles du plombier polonais (11) » !

Le dédain manifesté par les auteurs invite à considérer avec prudence l’argument de Hughes selon lequel la préoccupation pour la discrimination sexuelle ou « ethnique » se ferait au détriment de la question sociale : il est juste, mais ceux qui l’utilisent ne font pas forcément grand cas de la question sociale. Bruckner voyait dans la description donnée par Hughes de l’Amérique, ainsi qu’il l’écrit dans sa préface, la preuve que « le monde politique français a raison de continuer à penser en termes de classes ». Ce qui ne l’empêche pas, dans ses livres, de pester contre cette ultragauche qui voudrait « châtier les riches », ou d’estimer qu’il n’y a « rien de choquant à ce que des personnes célèbres ou riches consacrent une partie de leur temps aux indigents, façon de remercier la fortune des bienfaits dont elle les a gratifiées ». Voilà pour ce qui est de « penser en termes de classes ». Le thème de la « victimisation » offre une nouvelle occasion de s’interroger gravement sur les « excès » de la démocratie (si tout le monde réclame sa place à la table, où va-t-on ?) et sur l’erreur désastreuse que l’on commet en préférant l’égalitarisme – terne, médiocre, et, pour tout dire, cryptosoviétique – à la flamboyante « liberté ». Une grosse décennie après avoir commencé à dénoncer la victimisation, Bruckner fustige une gauche radicale « qui n’a jamais fait son deuil du communisme » et « dont la vraie passion n’est pas la liberté, mais la servitude au nom de la justice ». Faut-il vraiment s’en étonner ?

Mona Chollet.

(1) Cf. Philippe Mangeot, « Petite histoire du politiquement correct », Vacarme, n° 1, hiver 1997.

(2) Notamment dans Culture et impérialisme, Fayard – Le Monde diplomatique, Paris, 2000.

(3) Cf. Charles Johnson, « Andrea Dworkin ne croit pas que tout rapport hétéro est un viol », Chiennesdegarde.org, 10 août 2006.

(4) Eric Zemmour, Le Premier sexe, Denoël, Paris, 2006.

(5) Portrait de Frédéric Taddeï, Libération, Paris, 16 février 2007.

(6) L’Arche, n° 549-550, Paris, novembre-décembre 2003.

(7) Pascal Boniface, Vers la quatrième guerre mondiale ?, Armand Colin, Paris, 2005.

(8) François Cusset, La Décennie. Le grand cauchemar des années 1980, La Découverte, Paris, 2006.

(9) Lire « Machisme sans frontière (de classes) », Le Monde diplomatique, mai 2005.

(10) Lire Serge Halimi, « Les recettes idéologiques du président Sarkozy », Le Monde diplomatique, juin 2007.

(11) En 2005, la figure du « plombier polonais », qui, grâce à la directive Bolkestein, aurait pu faire concurrence à ses homologues français en travaillant sur le territoire avec le salaire et la protection sociale de son pays, est censée – selon les partisans du traité – avoir joué un rôle déterminant dans le rejet de la Constitution européenne.

*Rêves de droite, de Mona Chollet, consultable en ligne.

Voir aussi

* Reconnaissance ou sacralisation ?

* Des livres…

Site animé par Mona Chollet

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6 Réponses to “Arrière-pensées des discours sur la « victimisation »”

  1. cedric Says:

    ravi
    soyons pirates
    :)
    (merci pour ce site, en passant)


  2. Bienvenue Cedric ;-)

    Et merci encore pour le lien

  3. cedric Says:

    en passant encore, à part dire que le site est quand même pas pratique à lire et que je le suis depuis quelques mois, deux-trois choses chouettes, parce que, comme on dit : plus de liens, plus de bien !

    # Depuis 2009, Z est un journal trisannuel, itinérant, d’enquêtes, reportages, photos, récits, analyses, dessins.
    http://www.zite.fr/

    # Revue sur les expériences collectives et alternatives
    http://www.caracoles.infini.fr/

    # graphisme & résistances, pour faire court
    http://www.formes-vives.org/
    et son chantier ouvert au public
    http://formes-vives.org/chantier/index.php?2008/11/07/2-1-travail-collectif

    [à part ça, je cherche pas du tout à polluer les commentaires de cet article avec des choses qui n’ont rien à voir (ou presque), parole de mec :)…]
    (et donc, c’est chouette si c’est pas publié)
    ça coûte combien, la liberté ?

  4. Yvon Roy Says:

    La lecture de Mona Cholette est un véritable décrassage de neurones.


  5. Comme quoi Yvon… Ton cas n’est peut-être pas tout à fait désespéré ;-)


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