Si pour vous la location d‚utérus de femmes pauvres est une étape supplémentaire dans la marchandisation des corps de femmes, je vous invite à signer la pétition que viennent de lancer la Coordination pour le droit à l‚avortement et à la contraception, le Collectif national pour les droits des femmes et la Coordination lesbienne en France.

 

Parce que  la GPA est un symbole extrême de la marchandisation des corps des femmes.

 

 

 

JE SIGNE

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http://www.womenlobby.org

 

‘Changeons de point de vue’ : Le Lobby européen des
femmes lance une campagne et un clip vidéo pour
mettre fin à la prostitution

Réalisation: Frédérique Pollet Rouyer et Patric Jean

Engagez-vous !

Je m’engage à ne pas être complice du système prostitueur et je demande aux personnalités politiques au niveau local, national et européen, d’agir vers une Europe libérée de la prostitution !

SIGNEZ ICI

Cessons la guerre aux porteuses de foulard !

par Collectif Mamans toutes égales (MTE)

Vu sur http://www.indigenes-republique.fr

 

 

Depuis la loi du 15 mars 2004 interdisant l’école publique aux élèves musulmanes portant le foulard, des exclusions se sont multipliées, non seulement à l’encontre des élèves mais aussi à l’encontre des mères d’élèves, que ce soit pour l’accompagnement des sorties scolaires ou pour la participation à des réunions au sein de l’école.

Malgré un avis de la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), rappelant que l’interdiction du foulard ne s’applique pas aux parents d’élèves, le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, a annoncé son intention d’instaurer par décret cette nouvelle discrimination. La proposition vient d’être reprise dans le programme de l’UMP pour 2012 – parmi 26 propositions tout aussi inquiétantes, légalisant notamment la discrimination à l’embauche contre les femmes portant le foulard, y compris dans le secteur privé !

Ces mesures obéissent à une même logique de stigmatisation et d’exclusion, en rupture complète avec les principes laïques tels qu’ils ont été fixés par la loi de 1905 et les lois Ferry-Goblet sur l’école.

Nous refusons ce détournement de la laïcité, qui s’inscrit dans une série interminable d’offensives : loi anti-foulard, loi anti-niqab, débat sur l’identité nationale, stigmatisation des prières de rue, des minarets et des menus halal, invectives de Nicolas Sarkozy sur « l’égorgement du mouton » et de Claude Guéant sur le « trop grand nombre » de musulmans, « débat sur l’islam » rebaptisé « débat sur la laïcité », appels à généraliser l’interdiction du foulard aux usagers des services publics…

Nous refusons cette logique de guerre et de mise au ban, qui désigne les femmes portant le foulard comme des pestiférées, tend à les disqualifier aux yeux de leurs propres enfants, et leur adresse ce message implicite : « Restez dans vos cuisines ! »

Parce que l’école publique ne doit pas choisir son public, parce qu’elle doit être un lieu de rencontre et non d’exclusion, parce qu’elle doit promouvoir le droit à la différence et non le mépris de l’autre, parce que nous tenons au principe de laïcité, aux libertés individuelles et à l’égalité de traitement, parce qu’un Etat démocratique n’a pas à imposer à ses citoyens leur manière de s’habiller, parce que ce sont une fois de plus des musulmans, et une fois de plus des femmes, qui sont discriminés, nous serons, dans les mois qui viennent, femmes et hommes, avec ou sans foulard, solidaires pour défendre un droit élémentaire. Celui du droit pour une femme portant un foulard de vivre, travailler et s’impliquer aussi pleinement qu’elle l’entend dans la scolarité de ses enfants, au même titre que n’importe quel autre parent.

Sans attendre 2012, nous exigeons l’abandon pur et simple du projet Chatel, et l’arrêt de ces exclusions illégales.

Pour signer la pétition cliquez LA

Pétition internationale de féministes des Etats Unis

Retransmis en France par :  Collectif National pour les Droits des Femmes

lundi 23 mai 2011

Voici le texte définitif d’une pétition que font circuler des féministes états-uniennes. (pour lire la version originale en anglais, voir après la liste des premières signataires)

En attente d’un système pour signer en ligne, les signatures sont collectées sur collectifdroitsdesfemmes@gmail.com.

Nous les faisons parvenir de façon groupée. En outre nos amies espèrent pouvoir mettre sur pied un système paypal pour récolter des fonds.

Les féministes exigent que justice soit faite

Le viol est toujours une question de pouvoir et de domination. C’est une violence sexuée. Le viol et le harcèlement sexuel envers les femmes sont omniprésents dans toutes les couches sociales et dans tous les pays. Les femmes ne seront jamais véritablement libres et en mesure d’accéder à l’égalité avec les hommes aussi longtemps que cette situation durera. Pour nous, en tant que féministes, l’arrestation de l’ancien directeur du Fonds monétaire international Dominique Strauss-Kahn, accusé d’agression sexuelle, est l’occasion d’accroître la prise de conscience du public et d’attirer l’attention sur la nécessité de relancer la lutte contre la violence sexuelle, non seulement aux Etats-Unis, où il a été arrêté, et en France, où les médias et nombre de personnalités en vue le dépeignent comme la victime, mais également dans le monde entier.

Nous sommes d’accord avec les féministes françaises pour dire ceci : tout comme Strauss-Kahn doit être présumé innocent tant que sa culpabilité n’a pas été établie, son accusatrice a droit au respect et sa parole ne doit pas être mise en doute jusqu’à preuve du contraire. Nous nous réjouissons que son employeur, Sofitel, et la police de la ville de New York aient pris sa plainte au sérieux et agi en conséquence. Nous appelons les féministes du monde entier à contribuer aux initiatives prises par son syndicat (New York Hotel and Motel Trades Council) pour recueillir des fonds destinés à couvrir les dépenses juridiques et quotidiennes, car son travail est désormais perturbé et sa vie de tous les jours profondément bouleversée. Les dons à l’intention de la victime peuvent être envoyés à : Judson Memorial Church — attention Women’s Fund — 55 Washington Square South, New York, NY 10012-1018.

Nous partageons aussi l’indignation des féministes françaises face à la confusion opportuniste et délibérément entretenue entre séduction et violence sexuelle, depuis Strauss-Kahn, disant qu’il « aime les femmes », jusqu’aux journalistes et responsables politiques qui serrent les rangs derrière ce « grand séducteur ». Il est choquant que l’allégation de tentative de viol d’une femme de ménage pendant ses heures de travail donne lieu à la mise en cause de la vie et du passé sexuel de cette personne. L’image de l’homme haut placé qu’est Strauss-Kahn « trop civilisé » pour commettre un crime violent joue sur des stéréotypes colonialistes et racistes vis-à-vis d’une immigrée africaine.

Nous sommes résolument opposées à toutes les formes de harcèlement, de violence sexuelle et de viol, et nous savons que lorsqu’il existe une grande disparité de pouvoir, de richesse et de hiérarchie raciale entre les parties en présence, la justice a encore plus de mal à s’affirmer. Tous les violeurs et agresseurs sont convaincus de leur bon droit, et souvent ceux qui font partie de l’élite du pouvoir partent du principe que leur influence l’emportera sur la protection juridique et la liberté de disposer de soi dont toutes les femmes doivent bénéficier. Les féministes du monde entier exigent que justice soit faite.

Femmes de tous les pays, unissons nous.

Cette déclaration a été rédigée à l’initiative des féministes dont les noms suivent (liste à compléter) :

Bettina Aptheker, CA, U.S.

Lori Askeland, OH, U.S.

Eleanor J. Bader, NY, U.S.

Rosalyn Baxandall, NY, U.S.

Halina Bendkowski, Berlin, Germany

Saliha Boussédra, Toulouse, France

Eileen Boris, CA, U.S.

Ariel Dougherty, NM, U.S.

Roxanne Dunbar-Ortiz, CA, U.S.

Judith Ezekiel, Toulouse, France

Francisca de Haan, Amsterdam, the Netherlands

Myrna Hill, CA, U.S.

Merle Hoffman, NY, U.S.

Barrie Karp, NY, U.S.

Bea Kreloff, NY, U.S.

Tobe Levin von Gleichen, Frankfurt, Germany

Ilana Lowy, Paris France

Fran Luck, NY, U.S.

Claire G. Moses, VA, U.S.

Marge Piercy, MA, U.S.

Fanette Pollack, NY, U.S.

Marilyn Porter, Newfoundland, Canada

Deborah Rosenfelt, MD, US

Kathryn Scarbrough, NJ, U.S.

Donna Schaper, NY, U.S.

Lise Vogel, NY, U.S.

Suzanna Walters, IN, U.S.

Naomi Weisstein, NY, U.S.

Barbara Winslow, NY, U.S.

Laura X, CA, U.S.

Also signed by

Carol Hanisch, NY, U.S.

Jane Barry, PA, U.S.

Nancy Krieger, MA, U.S.

Vicki Nichols, VA, U.S.

Mary Carlson, CA, U.S.

Shailja Patel, Nairobi, Kenya

Elaine Shinbrot, NJ, U.S . Barbara Rylko-Bauer, MI, U.S.

Amanda Frisken, NY, U.S.

Dabney Evans, GA, U.S.

Trude Bennett, NC, U.S.

Amy Kessleman , NY, U.S.

Therese McGinn, NY, U.S.

Carolina Neiva Viancello, Brussels, Belgium

Comfort Momoh, London, UK

Naana Otoo-Otortoy, London, UK

Abebah Tekleab, Stockholm, Sweden

Khady Koita, Tervuren, Belgium

Ambara Hashi Nur, Aarhus, Denmark

Etenesh Hadis, Vienna, Austria

Batulo Essek, Helsinki, Finland

Julie Kakiese, Brussels, Belgium

Fana Habteab, Uppsala, Sweden

Maretta Short, NJ, USA

Martha Vicinus, MA, USA

Rosalind Petchesky, NY, U.S.

Lauri Andress, TX, U.S

Susan Reverby, MA, U.S.

Leslie Dubbin, CA, U.S.

Ellen Ross, NY, U.S.

Temma Kaplan, NY, U.S.

Troy Shinbrot, NJ, U.S.

Roberta Salper, MA, U.S.

Stephanie Gilmore, DE, U.S . Susan Brownmiller, NY, U.S.

Laura Anker, NY, U.S.

Kathleen Slaon, CT, U.S.

Chris Coombe, MI, US

Abby Lippman, Quebec, Canada

Linda Stein, NY, U.S.

Rosemary Szegda, NJ, U.S.

Estelle Regolsky, MA, U.S.

Brigitte Bramie, Paris France

Guylène Deasy, NC, U.S.

Monique Dental, Paris, France . Alice Ngyone Endamne, CA, U.S.

Jules Falquet, Paris, France

Suzy Rojtman, Paris, France

Maya Surduts, Paris, France.

Anne-Marie Viossat, Paris, France

Rebecca Whisnant, OH, US

Bronwyn Winter, Sydney Australia

Estelle B. Freedman, CA, U.S.

Anne-Emanuelle Birn, Ontario, Canada

Juliet Ash, London, England

Barbara Garson, NY, U.S.

Laura Flanders, NY, U.S.

Marilyn Zivian, CA, U.S.

Nísia Trindade Lima, Rio de Janeiro, Brasil

Heather Booth, Washington, DC, U.S.

Eve Ensler, Paris, France

Leila J. Rupp, CA, U.S.

Kathryn Kish Sklar, NY, U.S.

Joan Ditzion, MA, U.S.

Sonia Fuentes, FL, U.S.

Chandra L. Ford, CA, U.S.

Aida Hurtado, CA, U.S.

Alison Williams, NJ, U.S.

Elizabeth Pleck, IL, U.S.

Shelley Fisher Fishkin CA, U.S.

Leslie J. Reagan, IL, U.S.

Leisa D. Meyer, VA, U.S.

Katha Pollitt, NY, U.S.

Yanar Mohammed, Baghdad, Iraq

Sonia Jaffe Robbins, NY, U.S.

Alia Shinbrough, NJ, U.S . JoAnn Jaffe, Saskatchewan, CA

Dee Appleby, SC, U.S.

William Scarbrough III, SC, U.S.

Teresa Scarbrough, CA, U.S . Patricia Rackowski, Boston, MA

Nalini Visvanathan, Washington, DC

Barbara M. Sow, Dakar Senegal

Beth E. Rivin, Seattle, Washington, USA

Ana María Carrillo Farga, Mexico

Alison Katz, Geneva, Switzerland

Megan McLaughlin, IL, U.S.

Fatou Sow, Dakar Senegal

Dula F. Pacquiao, NJ, U.S.

Amanda Frisken, NY, U.S

Evelyn Torton Beck, Washington, DC USA

Feminists Demand Let Justice Be Done

Rape is always about power and domination ; it is sexualized violence.

Rape and sexual harassment of women are pervasive at all strata of society and in all corners of the globe. Women will never be fully free and able to enjoy equality with men until this ends. As feminists, we see the arrest of former International Monetary Fund director Dominique Strauss-Kahn on sexual assault charges as an opportunity to increase public awareness and as a wake-up call to renew action against sexual violence, not only in the US where his arrest occurred and in France, where media and many public figures are portraying him as the victim, but around the world.

We join French feminists in saying that just as Strauss-Kahn is innocent until proven guilty, his accuser must also be respected and believed to be credible unless proven false. We commend her employer, Sofitel, and the action of the NYC Police for taking her complaint seriously. We call for feminists around the world to join with her union (New York Hotel and Motel Trades Council Local 6) in collecting funds for legal and daily expenses, as her work is now curbed and life circumstances vastly altered. Contributions can be sent to Judson Memorial Church (attention Women’s Fund) 55 Washington Square South, New York, NY 10012-1018.

We also share French feminist indignation at the deliberate and opportunistic confusion of seduction and sexual violence, from Strauss-Kahn’s declaration that he « loves women, » to the journalists and politicians who rally behind this « Great Seducer. » It is outrageous that the allegation of attempted rape during the course of a housekeeper’s work day raises issues about this woman’s life story and sexual history. And portraying powerful Strauss-Kahn as « too civilized » to commit a violent crime plays upon colonial and racist stereotypes vis-à-vis an African immigrant woman.

We adamantly oppose all harassment, sexual violence and rape, and we know that when there is a large discrepancy between the power, the wealth and racial hierarchy of the parties involved, justice is even harder to come by. All rapists and harassers believe they are entitled, and often when they are part of the power elite they assume that influence will outweigh the legal protection and freedom from coercion all women should enjoy. Feminists around the world demand that justice be done.

Women of all countries, unite !

This statement was initiated by the following feminists

Par Olympe

Sur http://blog.plafonddeverre.fr…

le dimanche 27 septembre 2009

C’est Maryline Baumard qui l’avait révélé dans Le Monde l’année dernière.

Il y a 2 fois moins de places d’internat pour les filles en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). Or, ces cursus sont exigeants et pouvoir résider sur place a son importance .

Les filles sont donc pénalisées dans la mesure où :
1.  les temps de transports plus longs entre le domicile et le lieu d’étude sont pris sur le temps d’étude ou de repos, parfois limité en CPGE.

2. elles ne peuvent bénéficier des mêmes conditions de travail que les garçons : bibliothèque du lycée, travail en groupe, restauration, équipements sportifs…

Les internats de Henri IV, Stanislas ou Janson de Sailly à Paris, Lazard à Lyon ou Poincaré à Nancy qui sont parmi les plus réputées sont carrément réservés aux garçons (à moins que cela n’ait changé depuis 2008).
A contrario, il existe en France un seul internat réservé aux filles : Paul Cézanne à Aix-en-Provence.

Au total il y a à Paris 695 places d’internat pour les garçons en classes prépa et 316 places pour les filles. En France, sur 16 académies, 3 412 places d’internats (36%) sont proposées en CPGE aux filles contre 6 087 places pour les garçons (64%).

Comme le notait la journaliste « Il s’agit là d’une résurgence d’un passé peu glorieux puisque ce n’est qu’en 1882, soit quatre-vingts ans après la création des lycées napoléoniens, que s’est ouvert le premier lycée public de jeunes filles. Ces dernières ont aussi dû attendre 1972 pour se voir autorisées à postuler à Polytechnique.  »

Un collectif « ouvrons les portes » s’est crée à l’initiative de 4 associations. Il propose sur son site une pétition (43 signatures, dont la mienne pour l’instant) et déposera prochainement un dossier auprès de la Halde.

Ne nous faisons cependant pas d’illusion  sur l’intérêt que portera la Halde à ce dossier. Pour l’instant cet organisme :

– n’a, à ma connaissance, jamais répondu aux associations qui l’ont saisi afin de connaitre sa position sur les chansons d’Orelsan et de savoir si elles pouvaient être considérées comme sexistes.

– a pris position en faveur de l’attribution aux hommes des trimestres supplémentaires attribués aux mères pour le calcul de leur retraite. Au nom bien sur de la non discrimination.

La pétition

Pétition 09/2008

sur http://www.cdgm.org/article.php3?id_article=41


D’ICI 2 ANS, EN 2010, IL NE RESTERA QUE 1000 GYNECOS POUR 30 MILLIONS DE FEMMES, ET SI RIEN N’EST FAIT, 600 GYNECOS en 2015, 180 en 2020 !

En 2003, pourtant, grâce à la mobilisation des femmes avec le CDGM, un diplôme de gynécologie médicale a été créé pour que cette spécialité continue à vivre. Les femmes pouvaient alors penser qu’une solution était enfin apportée à une situation déjà dramatique en raison de l’absence de formation de gynécologues médicaux entre 1987 et 2003 !

En 2004, avec la loi sur l’assurance maladie, une enveloppe financière fermée est instaurée et l’accès direct des femmes à leur gynécologue est remis en cause. Une enquête du CDGM (en 2002) avait établi qu’il fallait former 129 gynécologues médicaux par an, pour le simple renouvellement de ceux encore en exercice, à cette date. Or, depuis 2003, avec le diplôme, seulement 20 gynécologues médicaux sont formés par an. Les enseignants nécessaires à la formation sont nommés en nombre très insuffisant par manque d’une filière universitaire spécifique et complète.

Faute de relève, des cabinets médicaux ferment, ceux qui subsistent sont surchargés. Il nous faut attendre parfois des mois avant un rendez-vous. Nous sommes parfois obligées de faire des dizaines de kilomètres pour aller consulter. Les jeunes sont la plupart du temps dans l’impossibilité de trouver un gynécologue.

Nous ne cessons d’alerter les pouvoirs publics sur la gravité de la situation :


SI RIEN N’EST FAIT, C’EST LA MORT DE LA GYNECOLOGIE MEDICALE !

C’est en France que les femmes étaient, jusqu’ici, les mieux suivies. Un rapport du Conseil économique et social l’indiquait clairement : « La France se révèle très performante pour le dépistage des cancers du col et du sein grâce à un réseau dense de spécialistes et de centres hospitaliers . » Ces « spécialistes », ce sont les gynécologues médicaux ! Grâce à leur suivi, à la qualité de leur dépistage, la survie après un cancer du sein est une des meilleures au monde, le nombre de cancers du col a été divisé par 4 en 20 ans et l’ablation de l’utérus est de 6,7% contre 30 à 50% dans les autres pays européens et aux Etats Unis.


RENONCER , POUR NOUS, NOS FILLES ET NOS PETITES- FILLES, A LA QUALITE DE CE SUIVI MEDICAL ? IMPOSSIBLE ! C’EST DE NOTRE SANTE, DE NOTRE VIE QU’IL S’AGIT !

– Création du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale correspondant aux besoins des femmes,

– Droit pour toutes les femmes de consulter directement leur gynécologue médical quand elles estiment en avoir besoin, sans aucune pénalisation de remboursement par la sécurité sociale.

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION (Voir en bas de la pétition) !

P É T I T I O N

– Création du nombre de postes d’internes en gynécologie médicale correspondant aux besoins des femmes,

– Création du nombre d’enseignants nécessaires à la formation des internes, et organisation d’une filière universitaire spécifique et complète,

– Droit pour toutes les femmes de consulter directement leur gynécologue médical quand elles estiment en avoir besoin, sans aucune pénalisation financière, ni pour les femmes, ni pour les gynécologues.

Vous pouvez signer notre pétition en-ligne ici

ou

Si vous voulez la faire circuler autour de vous, petition (document PDF).

Par Isabelle Germain | Journaliste | 12/06/2008 | 15H22

sur http://www.rue89.com/2008/06/12/enormes-fissures-dans-la-facade-paritaire-du-gouvernement

Pendant que Nicolas Sarkozy dévoile les dernières mesures pour diminuer les dépenses de l’Etat, des associations protestent contre la baisse de moyens accordés aux politiques d’égalité. En noyant dans la Révision générale des politiques publiques le démantèlement du Service des droits des femmes, le gouvernement fait tomber le masque paritaire derrière lequel il se cachait.

Au commencement était un gouvernement presque paritaire. En tout cas le plus paritaire que la France aie connu jusque-là. Un an plus tard, une pétition circule, déjà paraphée par plus de 5500 personnes pour protester contre le démantèlement du Service Droits des femmes et de l’égalité (SDFE) voulu par la RGPP: 16-service-droits-des-femmes-egalite.

Parmi les premières signataires: Martine Aubry, Ségolène Royal, mais aussi des femmes de droite comme Marie-Jo Zimmermann, députée UMP, rapporteure de l’Observatoire de la parité, présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée Nationale ou Gisèle Gautier, sénatrice, présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat.

Si on ne compte plus les inégalités, il n’y a plus d’inégalités

Trop c’est trop! D’abord, contrairement à ce qui avait été affirmé dans les hourras post électoraux, le gouvernement n’est pas si paritaire qu’il en a l’air: sept femmes sur quinze ministres mais seulement quatre femmes sur dix-sept secrétaires d’Etat. Au total, onze femmes sur trente-trois membres, ça fait un tiers. Ensuite, et surtout, il n’y a plus, dans ce gouvernement, ni ministère ni secrétariat d’Etat en charge des questions d’égalité entre hommes et femmes.

C’est Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la solidarité qui a, petit à petit, hérité de cette épineuse question: handicapés, personnes âgées, pauvres, femmes, même combat! Ce dispositif donne une idée de l’importance accordée à la question. Le SDFE va subir le même sort, il sera « noyé » dans des services rattachés au ministère de la Cohésion sociale.

Et c’est bien ce qui fait bondir les associations de femmes. En supprimant la dernière administration qui agit de façon transversale sur tout le territoire, le gouvernement donne dans le déni de réalité. Il avait déjà fermé, au mois de mars, le seul centre de documentation spécialisé sur ces questions. Si on ne compte plus les inégalités, il n’y a plus d’inégalités, plus de politiques publiques pour les faire baisser. C’est magique la politique. Or, Olga Trostiansky, présidente de la CLEF, lobby européen des femmes, s’alarme:

« Qu’il s’agisse de violence conjugale, d’inégalités salariales, d’accès au pouvoir, la question du droit des femmes n’est pas réglée en France, dans certains domaines, ces droits sont même en recul. »

Voir vidéo ici

Un recul incompréhensible au moment où s’ouvre la présidence française de l’Union Européenne. Comme le fait remarquer Marie-Jo Zimmermann, en agissant ainsi, nous ne respectons pas ses nos engagements internationaux:

« La France a signé la convention de l’ONU sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes (CEDEF). Or, l’existence d’un service comme le SDFE est indispensable pour tenir cet engagement international. »

Comment apprécier le caractère égalitaire des politiques publiques?

De son côté, Laurence Rossignol, secrétaire nationale au Parti socialiste chargée du droit des femmes, revient aux fondamentaux d’un ministère de plein exercice en charge des droits des femmes, dont « le rôle doit être d’examiner l’ensemble des politiques publiques au regard de la question de l’égalité femmes/hommes ». Et de citer deux exemples:

« Travailler plus pour gagner plus. Les femmes assument la quasi totalité des tâches domestiques et familiales. On ne voit pas comment elles trouveraient le temps de travailler plus pour gagner plus. C’est une régression. Deuxième exemple, les mesures prises concernant la participation et l’intéressement. Cela concerne les salariés des grandes entreprises. Or majoritairement, les femmes travaillent dans des PME et des entreprises de service à la personne. Qui évaluera ces politiques-là demain, qui en atténuera les effets sur les femmes? Ce ne sera plus le SDFE tel qu’il existe aujourd’hui. Bref. Pour éviter d’avoir à traiter les problèmes d’inégalités entre hommes et femmes, il suffit de les nier. »

Voir vidéo ici