sur http://www.prochoix.org/…

A la veille de la marche des Fiertés qui a cette année pour thème « Pour une école sans aucune discrimination », alors que la Halde réunit un groupe de travail pour favoriser la prévention de l’homophobie à l’école, le jour même où le ministre de l’Édu! cation, Xavier Darcos, s’engage sur ce sujet dans une interview au journal Libération, SOS homophobie se voit sans doute entravée dans son action dans ce domaine.

Le rectorat de l’académie de Versailles a accordé en 2004 à l’association SOS homophobie l’agrément régional au titre de la prévention des discriminations homophobes dans les lycées et collèges. Celui-ci a été, pendant quatre ans, le seul obtenu par une association LGBT en France. C’est dire qu’il avait valeur de symbole d’une possible ouverture des établissements scolaires et de l’Éducation nationale à la prévention de l’homophobie. Les interventions ont lieu, dans l’académie de Versailles comme ailleurs, sans le moindre problème avec les élèves, enseignants, et membres de la communauté éducative.

Pourtant, cette décision d’agrément causerait un préjudice moral à l’Association des familles Catholiques et deux parents d’élèves qui ont poursuivi le rectorat devant le Tribunal administrati! f de Versailles, demandant le retrait de l’agrément et des dom! mages et intérêts. Le jugement, dont le délibéré au 24 juin n’est pas connu dans son intégralité, donnerait satisfaction partielle à ces associations, en invalidant l’agrément pour motif de forme (le greffe nous a informé d’une « satisfaction partielles des requérants »).

Si cette décision est confirmée, SOS homophobie verrait le 24 juin 2008 son unique agrément invalidé.

Il est consternant que les représentants d’une pensée minoritaire en France gardent la faculté d’entraver l’effort, fragile encore, des associations et des pouvoirs publics afin que cessent les souffrances dont sont victimes de trop nombreux jeunes garçons et filles, homosexuels ou supposés tel, du fait de l’homophobie qui règne dans les établissements ; en sont également victimes les personnels de l’Éducation nationale, qui sont plus nombreux chaque année à contacter SOS homophobie.

vendredi 27 juin 2008