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1ère édition : 1969 (Sexual Politics) ; 1ère édition française : Stock, 1971 (La politique du mâle)
Traduit de l’américain par Elisabeth Gille.


Réédition en Avril 2007  Traduit de l’américain par Elisabeth Gille aux éditions des femmes


 » Si le mot « politique » est utilisé ici, dans la discussion concernant les sexes, c’est avant tout parce qu’il a l’immense avantage de souligner la véritable nature de leur situation relative, historiquement et à l’époque actuelle.
Il est opportun, peut-être même obligatoire aujourd’hui, de développer une psychologie, une philosophie des relations de puissance mieux adaptées à leur objet, et qui dépassent le cadre conceptuel trop simple qu’offre notre politique traditionnelle. Peut-être même est-il impératif que nous nous préoccupions de définir une théorie de la politique traitant des relations de puissance sur des bases moins conventionnelles que celles dont nous avons l’habitude.
J’ai donc jugé pertinent d’adopter, pour bases de cette définition, le contact personnel et l’interaction entre les membres de groupes bien définis et cohérents : races, castes, classes et sexes. Car c’est précisément parce que certains groupes n’ont aucune représentation dans diverses structures politiques reconnues que leur position tend à être si stable, leur soumission si continue.  »

Sexual Politics

La Politique du mâle est une critique de la société occidentale qui se concentre sur une dénonciation du pouvoir patriarcal et de la négation du corps féminin à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi que littéraire.

Dans une première partie, l’auteure défend l’idée, trop souvent négligée selon elle, que la sexualité a un aspect politique. Dans une deuxième partie, plus théorique, elle retrace la grande transformation qu’a connue la relation traditionnelle entre les sexes au XIXe siècle et au début du XXe, puis le climat de réaction qui s’est installé entre 1930 et 1960, assurant la persistance d’un mode de vie patriarcal modifié.
La troisième partie est consacrée à l’étude du reflet de cette seconde période dans la littérature :
l’auteure étudie la représentation du rapport entre les sexes chez quatre écrivains : Norman Mailer, D.H. Laurence et Henry Miller.

Tandis que les écrivains anglo-saxons Norman Mailer, D.H. Laurence et Henry Miller y sont dénoncés pour leur sexisme, mettant en scène des personnages féminins soumis et humiliés, Kate Millett oppose leurs points de vue phallocrates et androcentristes à celui d’un auteur français, Jean Genet.

Dés sa sortie, La Politique du mâle fit l’effet d’un pavé dans la mare et contribua par la suite à favoriser le développement des études et recherches féministes au niveau universitaire, ainsi que la révélation d’injustices qui allaient éclater au grand jour pendant la deuxième vague du féminisme.

Kate Millett, née en 1934 dans le Minnesota, est une figure majeure du féminisme. Elle est connue dans le monde entier pour son combat politique. Sa thèse, Sexual Politics, soutenue en 1970 à l’université de Columbia, connaît un véritable engouement dés sa parution. En 1971 elle achète une ferme qu’elle restaure pour en faire une communauté de femmes artistes, baptisée « Women’s Art Colony Farm ». Elle a signé de nombreux livres tout en consacrant sa vie à la libération sexuelle. Ses romans En vol et Sita racontent, sous le voile de la fiction, ses expériences homosexuelles. En Iran relate la lutte pour les droits des femmes qu’elle a mené dans ce pays avant d’en être expulsée.

« Le personnel est le politique » Kate Millett

Kate Millett

Une sorte de féminisme, s’est révélée dès 1970 dans le livre « Pour une politique sexuelle » de Kate Millet.

La génération antérieure de féministes, y compris Betty Friedan et Germaine Greer opérait toujours à partir de la structure héritée du Siècle des Lumières, du libéralisme et de l’individualisme. Elles offrirent aux femmes une version libérale de la prise de conscience dont le but était de les éveiller aux nouvelles possibilités de leur propre accomplissement individuel.

Kate Millet rompit avec cette tradition en insistant sur le fait que la société moderne est profondément, irrémédiablement patriarca1e et corrompue par la politique de la dominance sexuelle.

La conscience émergeante, dans cette situation, signifie apprendre aux femmes à s’identifier personnellement à partir de leur sexe et prendre conscience que « le personnel est le politique ».

Quelles que soient les apparences superficielles de leurs vies individuelles, toutes les femmes sont opprimées et harcelées parce qu’elles sont femmes. Leur unique recours est d’engager un combat politique commun, un combat pour le pouvoir.

kate millett

Article bibliographique sur l’auteure de « Sexual Politics »,

oeuvre majeure de la seconde vague du féminisme aux USA.

Kate Millett http://fr.wikipedia.org/wiki/Kate_Millett

par Clara

source : les fées du logis http://www.feesdulogis.net

Ne pas connaître Kate Millett et ce qu’elle a écrit, c’est un peu ignorer les avancées que le « Deuxième Sexe » de notre très chère Simone de Beauvoir (on révise ses classiques, allez hop au boulot !) a apportées au monde de la théorie féministe (et quel monde !) et au monde lesbien (et quel monde ! – bis).

Kate Millett est arrivée un peu plus tard que Simone et sur un autre continent, l’Amérique. Née en 1934, elle a suivi un parfait parcours académique dont l’apogée fut la publication de sa thèse de PhD (sorte de diplôme de 3è cycle très respecté) en 1970. Sa thèse, du coup intitulée « Sexual Politics » (traduite par « La Politique du mâle« ), est devenue du jour au lendemain un best-seller, un peu comme un John Grisham de nos jours, mais en vachement mieux quand même.

Mais keskya dans son bouquin de si bien, à Kate Millett ? Ni plus ni moins que la dénonciation du pouvoir patriarcal à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi qu’en littérature (des grands noms de la littérature américaine comme Norman Mailer ou Henry Miller y sont descendus en flèche et dénoncés pour leur sexisme, l’humiliation et la soumission de leurs protagonistes féminins). Millett cite aussi le problème de classe, l’importance de la différenciation sexe/genre, enfin tout plein de choses qu’il faut savoir en tant que femme, et puis homme aussi d’abord, et humain avant tout finalement.

En 2002, on pourrait contester que Kate Millett et sa théorie, c’est un peu du réchauffé. Mais non, « La Politique du mâle » fut un pavé dans la marre patriarcale du moment qui favorisa le développement des études et recherches féminines aux Etats-Unis au niveau universitaire, la révélation de plein d’injustices qui allaient éclater au grand jour pendant la deuxième vague du féminisme.

Et pourquoi Kate Millett dans la rubrique « Lesbiennes célèbres », au fait, me direz-vous ? Bah, parce qu’elle l’est (lesbienne, vous suivez ?). D’ailleurs, c’est assez mal passé quand la chose fut révélée au grand jour après le succès de son œuvre majeure, comme si ça discréditait sa théorie et ses écrits. J’imagine les « Ah, c’est pour ça, ça explique sa rage contre le sexisme et le patriarcat, c’est pas les femmes qui ont un problème dans cette société, c’est juste des lesbiennes en colère ».

Mais on s’en fout de ce qui a été dit après la révélation de son homosexualité (bien que ça lui ait porté préjudice). Kate Millett est une figure majeure du féminisme et fait aussi partie du monde de l’art, son expression artistique faisant partie intégrante de sa position féministe. Elle est aussi romancière (« Sita », par exemple, est un roman quelque peu autobiographique et érotique qui décrit le déclin de sa relation avec une femme plus âgée), a exposé ses œuvres d’art et expose encore, et a fondé une communauté de femmes artistes dans l’état de New York. En tant qu’activiste, elle fut membre du comité de NOW (National Organization for Women), s’est battue pour la libération des femmes en Iran et s’oppose aujourd’hui aux nombreuses maltraitances infligées dans les institutions psychiatriques.

Kate Millett, c’est donc une femme complète comme on les aime, envers qui parfois, quand je vois où on en est, je me sens redevable. Ca méritait bien une petite bio chez les Fées, non ?

Quelques livres traduits en Français :

La Politique du mâle, Stock, 1971

En vol, Stock, 1975

La Prostitution. Quatuor pour voix féminines Denoël/Gonthier/Livre de poche

Kate Millett – Réédition en Avril 2007 de son livre Sexual politics Traduit de l’américain par Elisabeth Gille aux éditions des femmes

Kate Millett née en 1934 dans le Minnesota, est une figure majeure du féminisme. Elle est connue dans le monde entier pour son combat politique. Sa thèse, Sexual Politics, soutenue en 1970 à l’université de Columbia, connaît un véritable engouement dès sa parution. Elle a signé de nombreux livres (En vol, Sita, En Iran…) tout en consacrant sa vie à la libération sexuelle.

“Sexual politics” Kate Millett – Traduit de l’américain par Elisabeth Gille Réédition Avril 2007

La politique du mâle, réédité sous son titre original Sexual Politics, est une critique de la société occidentale qui se concentre sur une dénonciation du pouvoir patriarcal et de la négation du corps féminin à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi que littéraire. L’auteure y défend l’idée, trop souvent négligée selon elle, que la sexualité a un aspect politique. Elle retrace la grande transformation qu’a connue la relation traditionnelle entre les sexes au XIXe siècle et au début du XXe, puis le climat de réaction qui s’est installé entre 1930 et 1960, assurant la persistance d’un mode de vie patriarcal modifié. Enfin, elle étudie la représentation du rapport entre les sexes chez quatre écrivains : Norman Mailer, D.H. Laurence et Henry Miller qu’elle oppose à Jean Genet.

Dès sa sortie, La Politique du mâle fit l’effet d’un pavé dans la mare et contribua par la suite à favoriser le développement des études et recherches féminines au niveau universitaire, ainsi que la révélation d’injustices qui allaient éclater au grand jour pendant la deuxième vague du féminisme.

source : éditions des femmes http://www.desfemmes.fr/